DivX Inc., popularisé de fait grâce au piratage de films sur Internet, vient de gagner en France un procès en contrefaçon. La société américaine éditrice du codec d’origine française a en effet obtenu du tribunal de Bobigny qu’il condamne le fabricant JPF Entertainment en violation de marque. Celui-ci proposait différentes platines compatibles DivX et affichait sur la platine le logo DivX sans avoir payé de licence à l’éditeur, et sans avoir passé la certification nécessaire. Deux conditions sine qua non à l’autorisation d’afficher un logo « DivX certified » sur la platine. Les lecteurs DVD DX 3220, DX3225 et ses systèmes HT 6500 (notamment de marque H&B) sont ainsi bannis du marché français.

« À l’instar de la certification THX, la certification DivX n’est pas gratuite pour les marques. Normal, dans la mesure où elle comprend des tests et des contraintes. C’est pourquoi les appareils certifiés DivX se rencontrent plutôt chez les grandes marques que chez les autres, plus ou moins connues« , peut-on lire chez Son-Video.com. « L’absence de certification DivX ne veut pas dire que le produit n’est pas bon, mais simplement qu’il n’a pas passé les tests de compatibilité et n’offre pas de programme de mise à jour certifié. Il ne peut donc arborer le logo DivX, mais seulement le logo MPEG4 s’il décode ce format« .

De fait, beaucoup de platines bon marchés compatibles DivX l’affichent dans leur description, voire apposent le mot « DivX » en façade, sans en avoir reçu l’autorisation et sans avoir payé la licence. Le processus de certification assure que la platine est bien capable de lire les fichiers DivX avec les critères techniques imposés. S’agissant d’une platine DVD :

25 images/seconde en 720×576 (PAL) ou 30 images/seconde en 720×480 (NTSC)
40 500 macroblocs/seconde
4 000 kbps de débit moyen maximum
10 000 kbps de débit crête toutes les 3 secondes de vidéo
Cache vidéo de 384 ko

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