Qui a dit que le piratage nuit à la création artistique ?

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 06 Septembre 2007 à 17h28 - posté dans Musique Numérique

Posez-vous la question quelques secondes. Qui entendez-vous le plus vous plaindre du piratage ? Sont-ce les artistes, ou plutôt les maisons de disques ? Si vous avez choisi la deuxième option, vous avez gagné. Car l'industrie musicale ne semble pas mise en danger par la liberté de copie et de diffusion que permet Internet. Seule l'industrie du disque, de la musique enregistrée, semble en pâtir. Après les chiffres de l'IFPI que nous avions révélé en exclusivité et qui marquaient nettement cette tendance, c'est cette fois la BMI, l'une des deux Sacem américaines (là-bas il n'y a pas de monopole), qui en apporte la preuve.

La société de gestion collective qui perçoit au nom des artistes et leur redistribue les sommes dues au titre des interprétations musicales, est tout sourire. Elle a perçu dans son exercice annuel achevé le 30 juin dernier 839 millions de dollars de droits, ce qui lui a permis de reverser aux auteurs et compositeurs de musique 732 millions de dollars une fois tous les frais déduits. Un record mondial historique. C'est 8 % de mieux que l'année précédente. En clair, les artistes ont touché cette année plus que l'année précédente, malgré un marché du disque toujours en baisse.

Evolution de la redistribution des sommes perçues par la BMI

Car si comme dans le reste du monde les Américains achètent moins de disques, il n'y a en revanche jamais eu autant de consommation indirecte de musique. Elle est aujourd'hui omniprésente. Avec la déconcentration des médias permise par le numérique, le nombre de médias diffuseurs-payeurs explose également. La BMI a enregistré pas moins de 500 nouveaux clients dans les médias numériques pendant cette année, et compte 11 millions de dollars de plus grâce aux télévisions et radios par câble et satellite.

Si vous entendez en France la Sacem protester et crier avec les loups contre le piratage et le numérique, il ne faut pas chercher très loin pour en comprendre la véritable raison. Dans "SACEM", il y a "E" pour "Editeurs". Et ceux-ci, qui sont en fait les maisons de disques, seules véritables perdantes du tournant industriel, n'hésitent pas à faire pression sur la société de gestion collective pour influer son lobbyisme. Voilà par exemple ce que répondait hier Pascal Nègre, PDG de Universal Music France, à nos confrères de PC Inpact. Ca se passe de commentaire :

"On est un des principaux clients de la SACEM. Nous, Universal, on doit faire l’un des plus gros chèques à la Société. Ensuite, on est le premier éditeur en France. Ça veut dire qu’on est un des principaux ayants droit de la Sacem. Faites-moi confiance, la SACEM, on la respecte. On est en train de négocier avec elle et on trouvera un accord comme on a toujours trouvé des accords avec elle. Il n’y a pas de problème là-dessus."

 
 
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Commentaires à propos de Qui a dit que le piratage nuit à la création artistique ?
 
pleindeuss
Le 06 Septembre 2007 à 18h35
que l'on soit averti de la chose sur ratiatum est un bon point acquis, mais désormais comment faire passer cette info au sein de la population puis finalement peut etre reussir a la faire passer au jt ou qu'un parti ou un syndicat influent la relaie enfin ?

personne n'aurait un contact dans les grands journaux ? passk des infos comme ca, ca plomberait bien la cote de Napo 4 et de ses potes au gouvernement.

par exemple j'ai une indécrottable dans la famille à qui j'ai beau présenter vos articles et pourtant elle ne veut toujours pas me croire et m'a sorti quasiment mot pour mot ceux de pascal la noireaude (ou le mec de la fnac, je sais plus) : la gratuité c'est le vol...

je pense que des crétin(e)s de ce type on en a pas mal dans ce pays qui ne jurent que par les grands appareils d'etats et pour qui internet c'est satan ou pire, le diable. Du coup, malgré votre pertinence, au mieux, vous passez pour des anitlibéraux anarchistes et au pire pour des apotres du bovisme et votre info est décrédibilisée...

je vous rassure, y'a les mm problèmes chez les écolos qui tentent d'alerter l'opinion publique sur les dangers des ogms ou du nucléaire par exemple.

maintenant, je me demande comment la sphère internet peut réellement commencer a empièter sur la sphère physique et imprégner le cerveau atrophié de tous les spectateurs de TF1 par exemple (ils se comptent par millions hélas...) et donc faire circuler la vraie info ?
Remix
Le 06 Septembre 2007 à 19h43
Bonjour,

Voilà une bonne nouvelle pour les auteurs, compositeurs et éditeurs membres de BMI mais attention à ne pas en tirer de conclusion hâtive :
- En premier lieu, si BMI progresse de 8%, quid de l'ASCAP, l'autre société d'auteur américaine ?
- Attention à ne pas confondre auteur et artiste interprète & musiciens. Ces derniers n'encaissent aucun chèque de BMI (ou de la Sacem en France)
- En France, la Sacem n'a pas fait état d'une progression de son chiffre sur le dernier exercice, au contraire.
- Enfin, et il s'agit d'un équilibre global, une partie non négligeable des ressources collectées par les sociétés d'auteurs provient de l'utilisation de la musique enregistrée (radios, TV, lieux publics et disque). Et c'est souvent l'activité de la production de musique enregistrée (label, maison de disques) qui contribue au développement de carrière des artistes.

Ainsi, on ne peut pas affirmer aussi simplement que parce qu'une société d'auteur américaine a fait un bon chiffre que
TotoRhino
Le 06 Septembre 2007 à 21h53
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Si vous entendez en France la Sacem protester et crier avec les loups contre le piratage et le numérique, il ne faut pas chercher très loin pour en comprendre la véritable raison. Dans "SACEM", il y a "E" pour "Editeurs". Et ceux-ci, qui sont en fait les maisons de disques, seules véritables perdantes du tournant industriel, n'hésitent pas à faire pression sur la société de gestion collective pour influer son lobbyisme.

Je sens comme un petit regard peser désormais sur toi, Kad...
Mais on doit remercier PN pour sa franchise (imbécile ?) quand il parle de ses accords avec la SACEM tout en précisant préalablement le poids financier de son entreprise dans cette même SACEM ! C'est très clair, merci !
Il me fait penser au président-directeur de TF1, Patrick Le Lay, qui a comparé en juillet 2004 (comme un aveu ?) le téléspectateur français à un légume au cerveau ramolo tout juste bon à être lobotomisé de pubs.

Il y a des gens qui sont vraiment très bêtes et ils ne s'en rendent même pas compte, ou trop tard...

Mais voici encore la preuve, s'il en était encore besoin, que l'on nous prend vraiment pour des cons !
bourgpat
Le 06 Septembre 2007 à 22h34
Totalement hors sujet mais un nouveau mots dus à internet et surement au piratage.
On attend avec impatience les mesures d'urgence que sera prodiguer le président sarkosy en raison de ces pertes d'emplois qui touchent ce secteur.


Avec la montée en puissance des sites marchands sur Internet, l'engouement pour le haut débit ainsi que l'émergence des enseignes spécialisées, dans l'habillement, le sport ou le meuble, les poids lourds historiques de la vente à distance n'ont pas d'autres choix de repenser un modèle économique devenu obsolète. "Ces cinq dernières années, le chiffre d'affaires ne décolle pas et la rentabilité s'effrite", confirme le consultant Vincent Parisse du cabinet Oliver Wyman. "Dans sa forme traditionnelle, la vente à distance, c'est fini !", n'hésite à proclamer Louis Mallet, le président de la Camif.

Certes, les situations sont différentes d'une enseigne à l'autre mais toutes ont modifié leur stratégie : recentrage sur certaines activités pour la Camif et l'allemand Quelle. Un changement de cap qui a conduit ce dernier à supprimer près d'un quart de ses effectifs en France. Le pôle vente à distance de PPR (marque Redoute et Vert Baudet) a vu sa rentabilité chuter au premier semestre à 5,1 % du chiffre d'affaires contre 4,7 % à la même période de l'année précédente. Quant aux 3 Suisses, la filiale du groupe Mulliez et de l'allemand Otto serait toujours en perte.

Pour survivre, la Camif, qui a trop longtemps misé sur la fidélité de sa clientèle d'enseignants, a dû faire des choix drastiques. Résultats : son chiffre d'affaires chute régulièrement entre 5 % et 8 % en moyenne depuis cinq ans. En 2006, il a reculé de 13 %. Quant aux pertes, elles devraient atteindre 5 millions en 2007 contre 8 millions en 2006 mais elles avaient explosé à 45 millions en 2001. "Il y a des univers où nous n'avons jamais gagné d'argent comme le textile par exemple. Sur l'informatique et l'audiovisuel, nous avons toujours été un peu juste aussi et sur le sport il est impossible de rivaliser avec des enseignes comme Decathlon ou Go Sports", analyse M. Mallet. Ces secteurs représentent 30 % du chiffre d'affaires de l'enseigne et 100 % des pertes.

D'ici fin 2008, la Camif aura abandonné ces activités pour se recentrer sur la maison et la décoration, un secteur sur lequel elle a déjà, selon M. Mallet, la taille critique. Par ailleurs, la Camif prévoit d'ouvrir une dizaine de magasins d'ici 2010.

A La Redoute aussi, "on vit un tournant historique", selon les mots de son PDG Bertrand de Talhouët. L'enseigne a vu ses ventes sur Internet exploser (environ 40 % de son chiffre d'affaires) comme les autres sociétés de Redcats, la filiale de PPR à laquelle La redoute est rattachée. En 2006, le chiffre d'affaires Redcats réalisé sur Internet s'est élevé à 1,35 milliard d'euros (+ 23 % par rapport à 2005). Ce canal a représenté 33,8 % du chiffre d'affaires de la vente à distance contre 27 % en 2005. Pour autant, depuis trois ans, le chiffre d'affaires global de Redcats stagne à plus ou moins 4,3 milliards d'euros.

L'Internet pousse à plus de réactivité. "La vente à distance sur un catalogue figé est un modèle périmé. Aujourd'hui, nous sommes capables de créer des collections en deux mois alors qu'avant c'était deux fois par an", avoue-t-il. Le réseau de magasins est aussi réorganisé. "On ferme un concept de magasins qui n'avait pas évolué depuis plusieurs années", poursuit-il. De fait, pour la direction de La redoute, les concurrents ne sont plus les grands de la vente à distance, mais plutôt les grandes chaînes de la mode (H & M, Zara, Promod...) ou encore les sites en ligne comme ventes-privées. com ou encore eBay. L'enseigne cherche être visible dans la rue et veut imposer son style avec la marque So Redoute. Une stratégie qui laisse perplexe certains analystes de la distribution. "La Redoute a une forte connotation de vente à distance. Aller dans un magasin La Redoute ne va pas de soi", note l'un d'entre eux.

Instrument de prise de commande dans le passé, les catalogues déposés tous les six mois dans les boîtes aux lettres vont-ils disparaître ? "Le secteur de la vente à distance doit gérer l'équilibre entre des clientèles nouvelles qui viennent d'Internet et tout un pan de clientèle plus traditionnelle qui doit continuer à exister. Dans ce contexte multi-canal, on ne peut pas imaginer demain la disparition des catalogues", affirme M. Parisse.
Viva musica
Le 07 Septembre 2007 à 13h08
Habitué à la qualité des messages et des infos de Ratatium, j'avoue être choqué par ce post digne de France Soir ou de je ne sais quel autre organe de presse dénué de cervelle et de réflexion.

L'info première est bonne, juste illustré sauf cette analyse à la comptoir de PMU qui déscrédite fort ce site.

Kad Redal, quel alcool fumeux, quelle herbe périmé as tu consommer pour déduire que la création artistique se porte bien et n'est pas en danger. Le ridicule va plus loin, car fort de ton axiome à la noix, tu pousse le vice à donner les arguments contraires à ta théorie plutôt née d'un fantasme que d'une vraie réflexion.

je te cite
"Car si comme dans le reste du monde les Américains achètent moins de disques, il n'y a en revanche jamais eu autant de consommation indirecte de musique. Elle est aujourd'hui omniprésente. Avec la déconcentration des médias permise par le numérique, le nombre de médias diffuseurs-payeurs explose également. La BMI a enregistré pas moins de 500 nouveaux clients dans les médias numériques pendant cette année, et compte 11 millions de dollars de plus grâce aux télévisions et radios par câble et satellite."

Donc la tu met le point sur le coeur du problème. Les ventes de musique baissent mais la musique est de plus en plus populaire ET a de plus en plus d'utilisation commerciales (dans les pubs) ou séductrices (dans les grilles de progmmes TV)
le nombre de médias augmente dans l'argent récolté aussi (c'est pas plus con que ça)

Alors comment peux tu prétendre que la création musicale se porte bien ? Par l'utilisation de musique, de star de la musique dans les pub ? par la multiplication des diffusions de clips sur les chaines spécialisées (MTV, le garant mondial de la diversité culturelle)

Biensûr, tout cet argent, en majorité des médias, va financer la création musicale, va permettre de produire plus d'artistes sans passer par (les si méchants mais je ne sais toujours pas pourquoi) producteurs.
A t'écouter on pourrait croire que Nestlé va aller sur ton myspace pour te produire, et le père Noël va apporter la paix en Irak, le Portugal va gagner la coupe du monde de rugby face au japonais, le chomage va disparaitre à la prochaine pleine lune et Ben Laden va lutter contre le réchauffement de la planète.
On y croit tous


Jusqu'à présent, le BMI n'a jamais produit directement et à 100% un artiste. face au coût global d'un artiste en développement, par un jeu de répartition, le chèque du BMI ne va pas être folichon pour aider notre artiste.
Je sais que tu détestes les majors. Très bien, pourquoi pas. Mais si le marché de la musique va si bien (vente d'instruments, concerts, passage TV/radio) et que les Editeurs sont des archaïques, pourrais tu me dire comment tu comptes financer un artiste en dévelopement ? j'ai hate de lire tes propos.
Cf mon blog si tu souhaite me répondre en direct

http://viva-musica.blogspot.com/

Bien à vous ratatium
myki
Le 07 Septembre 2007 à 13h16
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Voilà par exemple ce que répondait hier Pascal Nègre, PDG de Universal Music France, à nos confrères de PC Inpact. Ca se passe de commentaire :
"On est un des principaux clients de la SACEM. Nous, Universal, on doit faire l’un des plus gros chèques à la Société. Ensuite, on est le premier éditeur en France. Ça veut dire qu’on est un des principaux ayants droit de la Sacem. Faites-moi confiance, la SACEM, on la respecte. On est en train de négocier avec elle et on trouvera un accord comme on a toujours trouvé des accords avec elle. Il n’y a pas de problème là-dessus."

Tout le monde l'aura compris, il faut entendre "on tient la SACEM par les c......., ils plieront face à nos exigences..."
Voila tout ce que cela m'inspire : :vomi:
bile666
Le 07 Septembre 2007 à 13h20
Alors comment peux tu prétendre que la création musicale se porte bien ? Par l'utilisation de musique, de star de la musique dans les pub ? par la multiplication des diffusions de clips sur les chaines spécialisées (MTV, le garant mondial de la diversité culturelle)


Tu as plusieurs sortes de production musicale ? tu peux détailler ? Qu'est-ce pour toi la production musicale ?
deusirae
Le 07 Septembre 2007 à 14h03
'Viva, le 01/01/1970 - 01:00
Biensûr, tout cet argent, en majorité des médias, va financer la création musicale, va permettre de produire plus d'artistes sans passer par (les si méchants mais je ne sais toujours pas pourquoi) producteurs.
A t'écouter on pourrait croire que Nestlé va aller sur ton myspace pour te produire, et le père Noël va apporter la paix en Irak, le Portugal va gagner la coupe du monde de rugby face au japonais, le chomage va disparaitre à la prochaine pleine lune et Ben Laden va lutter contre le réchauffement de la planète.
On y croit tous


Et on touche là un problème de fond de l'industri du show business. Dans n'importe quel autre domaine économique, la création (d'entreprise, de nouveau produit...) suit un circuit tout bête : je crée, je prend des risques, je me serre la ceinture et si ca marche je m'en sort.

Dans la musique, et nous en avons un parfait exemple ici, c'est : je cherche un producteur, il me paie grassement et vend ma production, puis je continue à toucher par la sacem en tant qu'auteur... Double jackpot !

La Sacem, ou son équivalent US, ne fait que payer les gens qui ont déjà produit, qui touchent le fruit de leur travail. Que certains (ou la plupart, voire tous) aient déjà touchés un gros chèque avant de vendre leur production de la part d'un éditeur n'a rien à voir là dedans.

Des masses d'indépendants sont bien contents que leurs droit d'auteurs leur rapportent plus qu'avant, sans même bien sur parler de ceux qui ne touchent rien sur la vente de CD les premières années (car elle couvre les frais de pub de la major, contrat courant) qui sont bien contents de trouver un plus gros chèque.
Viva musica
Le 07 Septembre 2007 à 14h10
'bile666', le 01/01/1970 - 01:00
Alors comment peux tu prétendre que la création musicale se porte bien ? Par l'utilisation de musique, de star de la musique dans les pub ? par la multiplication des diffusions de clips sur les chaines spécialisées (MTV, le garant mondial de la diversité culturelle)


Tu as plusieurs sortes de production musicale ? tu peux détailler ? Qu'est-ce pour toi la production musicale ?



L'augmentation des revenu sur l'année 2007 du BMI n'implique pas une augmentation de la production ou de la diversité culturelle. le BMI gagane sont argent sur les diverses diffusions.
Il n'y a pas causalité entre visibilité médias de la musique (première source de revenu) et la production musicale. l'augmentation de l'un n'entraine pas l'autre.
Si MTV (avec ces 20 clips jour) crée 5 nouvelles chaines, elle va augmenter le nombres de clip diffuser par jour sans pour autant accroitre le nombre de clip différents ou d'artiste diffuser.

un exemple de cette globalisation, en 2006, 70 000 titres sont passé sur les radio et les TV en France. 3% de ces titres représentent 70% du nombre de diffusion. Il y a rentré d'argent pour la SACEM mais on peut pas parler e super situation pour la production et la création musicale.

Pour répondre à ta question (si j'ai bien compris) il n'y a qu'une façon de produire de la musique. L'action de produire, c'est financer un morceau par son enregistrement et son développement. ensuite, chaun produit comme il l'entand. Si orange veut une nouvelle identité visuel, il va choisir parmi la prod existante ou en produire une. c'est à but totalement commercial mais c'est le même acte que produire un quatuor ou une sonate. Tu finance de la musique (car jusqu'à présent, ni le matériel, ni les musiciens ni les ingénieurs sont gratuits)

En partique, un producteur classique, un prod de musique world et un prod de ringtone ou de gigle n'ont pas le même métiers (pas les mêmes compétences) mais ils font la même chose : ils financent de la musique (ils produisent, ils sont producteurs)

Tu peut produire toi même ta création (auto prod) c'est la différence entre l'amateur et le professionnel, l'un le fait bénévolement, l'autre en fait son métier.
Viva musica
Le 07 Septembre 2007 à 14h28
'deusirae', le 01/01/1970 - 01:00
'Viva, le 01/01/1970 - 01:00
Biensûr, tout cet argent, en majorité des médias, va financer la création musicale, va permettre de produire plus d'artistes sans passer par (les si méchants mais je ne sais toujours pas pourquoi) producteurs.
A t'écouter on pourrait croire que Nestlé va aller sur ton myspace pour te produire, et le père Noël va apporter la paix en Irak, le Portugal va gagner la coupe du monde de rugby face au japonais, le chomage va disparaitre à la prochaine pleine lune et Ben Laden va lutter contre le réchauffement de la planète.
On y croit tous


Et on touche là un problème de fond de l'industri du show business. Dans n'importe quel autre domaine économique, la création (d'entreprise, de nouveau produit...) suit un circuit tout bête : je crée, je prend des risques, je me serre la ceinture et si ca marche je m'en sort.

Dans la musique, et nous en avons un parfait exemple ici, c'est : je cherche un producteur, il me paie grassement et vend ma production, puis je continue à toucher par la sacem en tant qu'auteur... Double jackpot !

La Sacem, ou son équivalent US, ne fait que payer les gens qui ont déjà produit, qui touchent le fruit de leur travail. Que certains (ou la plupart, voire tous) aient déjà touchés un gros chèque avant de vendre leur production de la part d'un éditeur n'a rien à voir là dedans.

Des masses d'indépendants sont bien contents que leurs droit d'auteurs leur rapportent plus qu'avant, sans même bien sur parler de ceux qui ne touchent rien sur la vente de CD les premières années (car elle couvre les frais de pub de la major, contrat courant) qui sont bien contents de trouver un plus gros chèque.



la différence est que la création artistique n'est pas un produit commercial comme les autres. la fameuse exception culturelle devenu diversité culturelle défendu par UE et l'UNESCO défend ce principe de ne pas appliquer les règles du marché aux produits culturels.

Si on se résume à une application commerciale strict comme tu la décrit, tous les marché dit "de niche" disparaissent tout simplement. leurs production est en partie financé par un tiers (Etats, collectivités territoriales, fondation et entreprises privée) et leurs public est tout petit (pas viable économiquement)

Second principe, la notion de propriété, on protège dans le monde les créateurs c'est un principe de base qui n'ets plus tout jeune. Quand tu voit les sommes reversé par la SACEM à la majorité des artistes concernée, tu verais qu'il y a ceux qui peuvent en vivre (mais ont déjà une notoriété et des ventes de disques qui leurs apporte de l'argent en bonne quantité) et les autres qui ne sont pas mécontent de ce plus (ils sont majoritaires)
parce que Johnny Halliday est riche on doit remettre en cause la SACEM ou doit on simplement redefinir les objectif de cette dernière et répondre au mieux au besoins des plus intéressé les artistes ?

Comme tu le dit si bien, c'est le buisness du showbiz mais, regardons la vérité en face, on ne peut pas supprimer le showbiz, c'est la base d'une économie, ca répond à un besons du marché c'est inscrit dans les habitus de la société. de plus, lutter contre le showbiz c'est quoi ? Nationaliser tout le monde pour une base d'égalité ? interndire les artistes qui vendent ? Mettre des crière qualitatif sur la prod (de la censure en faite)
Il faut siplment accepter que nos concitoyens peuvent avoir des goûts de merde

Quand aux indépendants, ils sont suffisemment dans la merde avec les politiques de GSA des Fnac et Virgin pour se satisfaire de si peu

http://viva-musica.blogspot.com/
Kad Redal
Le 07 Septembre 2007 à 14h54
Viva Musica > Je t'ai répondu directement, mais pour les autres, je recopie ici ma réponse (merci de répondre sur le fond du sujet sur le forum plutôt que par mail, ce sera plus pratique) :

En ce qui concerne le fond de ton commentaire, je pense qu’on peut ne pas partager le même point de vue sans nécessairement se traiter de décérébré. Sans doute l’article n’était pas assez développé, si je l’avais développé sans prendre de raccourcis j’aurais dit pourquoi, à mon avis, les maisons de disques n’ont aucun rôle réel dans la « création artistique ». Elles ont un rôle, mais qui n’est pas premier. N’y avait-il pas de musique avant l’apparition du rouleau de cire ?

En prenant de la distance sur les choses et en essayant d’observer le mouvement dans une temporalité à moyen terme, il semble qu’on observe tous que la musique enregistrée perd la valeur acquise au XXème siècle. Quel sera le rôle des maisons de disques dans 5, 10, 30 ans ? Mon avis, c’est qu’il sera radicalement différent, ou qu’il ne sera plus du tout. Ca n’est pas détester les majors que de le dire, c’est réfléchir les choses dans un contexte global de décentralisation, de déconcentration de la diffusion de l’information.

Tous les indicateurs montrent que le marché de la musique se porte bien, que seul le marché de la musique enregistrée décline. Je ne crois pas, personnellement, qu’on puisse réduire la création musicale à la seule musique enregistrée. Celle-ci continuera d’ailleurs d’exister, mais sans doute pas (ou peu) de manière directement marchande. Alors le piratage ne fait qu’accélérer cette tendance, mais il ne l’a pas provoquée.

Bonne continuation, au plaisir de te lire régulièrement,
Guillaume
Viva musica
Le 07 Septembre 2007 à 15h02
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Viva Musica > Je t'ai répondu directement, mais pour les autres, je recopie ici ma réponse (merci de répondre sur le fond du sujet sur le forum plutôt que par mail, ce sera plus pratique) :

En ce qui concerne le fond de ton commentaire, je pense qu’on peut ne pas partager le même point de vue sans nécessairement se traiter de décérébré. Sans doute l’article n’était pas assez développé, si je l’avais développé sans prendre de raccourcis j’aurais dit pourquoi, à mon avis, les maisons de disques n’ont aucun rôle réel dans la « création artistique ». Elles ont un rôle, mais qui n’est pas premier. N’y avait-il pas de musique avant l’apparition du rouleau de cire ?

En prenant de la distance sur les choses et en essayant d’observer le mouvement dans une temporalité à moyen terme, il semble qu’on observe tous que la musique enregistrée perd la valeur acquise au XXème siècle. Quel sera le rôle des maisons de disques dans 5, 10, 30 ans ? Mon avis, c’est qu’il sera radicalement différent, ou qu’il ne sera plus du tout. Ca n’est pas détester les majors que de le dire, c’est réfléchir les choses dans un contexte global de décentralisation, de déconcentration de la diffusion de l’information.

Tous les indicateurs montrent que le marché de la musique se porte bien, que seul le marché de la musique enregistrée décline. Je ne crois pas, personnellement, qu’on puisse réduire la création musicale à la seule musique enregistrée. Celle-ci continuera d’ailleurs d’exister, mais sans doute pas (ou peu) de manière directement marchande. Alors le piratage ne fait qu’accélérer cette tendance, mais il ne l’a pas provoquée.

Bonne continuation, au plaisir de te lire régulièrement,
Guillaume




Je te promet une réponse plus longue et plus détaillé et sans emportement comme les précédent

pour la musique avant le rouleau de cire, je t'invite à lire la biographie de Molière par Tuebouef chez Actes Sud, tu veraa qu'être compositeur (même en s'appelant Mozart) n'avait strictement rien de rose et l'absence de support se traduisait par une absence de revenu (il touchait de l'argent qu'en vendant se partitions aux maisons d'éditions, les musicnes touchait plus d'argent que lui sur les représentation qu'il dirigeait)
La solution doit venir de la création, un point sur lequel on est d'accord
Kad Redal
Le 07 Septembre 2007 à 15h14
Tout à fait exact, mais retires tes oeillères deux minutes. Est-ce qu'il y avait les home-studio pour s'enregistrer et Internet pour se faire diffuser à l'époque de Molière ? Est-ce qu'il avait les radios pour le diffuser et la Sacem pour se faire payer ? Il est non pas utile mais totalement indispensable d'observer les choses dans leur entière globalité, sinon c'est se mentir à soi-même et inventer des problèmes qui n'existent pas, ou qui n'existent plus, ou voir des solutions qui n'en sont pas, ou n'en sont plus...
VIDEOCLUB
Le 07 Septembre 2007 à 16h49
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Posez-vous la question quelques secondes. Qui entendez-vous le plus vous plaindre du piratage ? Sont-ce les artistes, ou plutôt les maisons de disques ? Si vous avez choisi la deuxième option, vous avez gagné. Car l'industrie musicale ne semble pas mise en danger par la liberté de copie et de diffusion que permet Internet. Seule l'industrie du disque, de la musique enregistrée, semble en pâtir. Après les chiffres de l'IFPI que nous avions révélé en exclusivité et qui marquaient nettement cette tendance, c'est cette fois la BMI, l'une des deux Sacem américaines (là-bas il n'y a pas de monopole), qui en apporte la preuve.
La société de gestion collective qui perçoit au nom des artistes et leur redistribue les sommes dues au titre des interprétations musicales, est tout sourire. Elle a perçu dans son exercice annuel achevé le 30 juin dernier 839 millions de dollars de droits, ce qui lui a permis de reverser aux auteurs et compositeurs de musique 732 millions de dollars une fois tous les frais déduits. Un record mondial historique. C'est 8 % de mieux que l'année précédente. En clair, les artistes ont touché cette année plus que l'année précédente, malgré un marché du disque toujours en baisse.
Evolution de la redistribution des sommes perçues par la BMI
Car si comme dans le reste du monde les Américains achètent moins de disques, il n'y a en revanche jamais eu autant de consommation indirecte de musique. Elle est aujourd'hui omniprésente. Avec la déconcentration des médias permise par le numérique, le nombre de médias diffuseurs-payeurs explose également. La BMI a enregistré pas moins de 500 nouveaux clients dans les médias numériques pendant cette année, et compte 11 millions de dollars de plus grâce aux télévisions et radios par câble et satellite.
Si vous entendez en France la Sacem protester et crier avec les loups contre le piratage et le numérique, il ne faut pas chercher très loin pour en comprendre la véritable raison. Dans "SACEM", il y a "E" pour "Editeurs". Et ceux-ci, qui sont en fait les maisons de disques, seules véritables perdantes du tournant industriel, n'hésitent pas à faire pression sur la société de gestion collective pour influer son lobbyisme. Voilà par exemple ce que répondait hier Pascal Nègre, PDG de Universal Music France, à nos confrères de PC Inpact. Ca se passe de commentaire :
"On est un des principaux clients de la SACEM. Nous, Universal, on doit faire l’un des plus gros chèques à la Société. Ensuite, on est le premier éditeur en France. Ça veut dire qu’on est un des principaux ayants droit de la Sacem. Faites-moi confiance, la SACEM, on la respecte. On est en train de négocier avec elle et on trouvera un accord comme on a toujours trouvé des accords avec elle. Il n’y a pas de problème là-dessus."

Source : http://www.ratiatum....artistique.html


Au fait toi , le "rédac chef" tu te donnes combien à la fin du mois?
J'ai l'impression que tu as bcq à perdre non?
C'est ton fond de commerce à toi aussi comme pour les FAI
Au fait tu possedes une carte de presse?
Kad Redal
Le 07 Septembre 2007 à 17h11
'VIDEOCLUB', le 01/01/1970 - 01:00
Au fait toi , le "rédac chef" tu te donnes combien à la fin du mois?
J'ai l'impression que tu as bcq à perdre non?
C'est ton fond de commerce à toi aussi comme pour les FAI
Au fait tu possedes une carte de presse?


Dans l'ordre:

Je me donne suffisamment pour vivre, merci de t'en inquiéter.
Comme tout entrepreneur et comme tout travailleur en général, j'ai à perdre. C'est pour ça que j'essaye de rester réactif et d'avoir une vision éclairée de mon métier.
Mon fonds de commerce c'est d'essayer d'apporter un éclairage différent aux discours habituellement entendus à propos de l'industrie culturelle et des loisirs numériques. Crier avec les loups ne m'a jamais intéressé. C'est aussi essayer de mettre au point des services innovants, à l'image de Matoumba.
Je pourrais, ça m'apporterait d'ailleurs de gros avantage fiscaux, mais elle n'est pas obligatoire, n'est pas attribuée sur un quelconque critère qualitatif, et concrètement ne me servirait à rien. Je ne l'ai donc pas demandée (il faut payer des frais de dossier, faire un dossier, attendre des mois que la commission se réunisse... pas mon truc).

Force est de constater que depuis que j'ai commencé Ratiatum (2002), l'industrie du disque s'est plantée sur à peu près tout ce qu'elle disait, des DRM à l'efficacité de la répression en passant par la vertu éducative et la chute de créativité musicale. Fort heureusement, la création musicale n'a pas débuté avec les maisons de disques, et elle ne va pas s'arrêter avec leur mort éventuelle. Ca n'est pas parce qu'une certaine forme de création disparaît que la création dans son ensemble meurt.
gauthier
Le 10 Mai 2009 à 14h21
Je m'interesse et etudie le sujet depuis que on m'a montre NAPSTER en 1995.
J ai etudie le cinema et l'economie, et je continue ma recherche.

En tant qu'economiste je peu vous assurer qu'il n'y a absolument aucune justification economique a controller le piratage.

Le cinema et la musique font partie d'une categorie economique de bien special appeler bien public ou bien quasi public selon qu'on puisse faire payer ou pas pour le bien. Je m'explique:

Un bien dit public repond a deux caracteristiques

1-Les couts sont fixe. Le cout d'impression d'un cd ou d'un dvd sont presque nul.

Les couts de production d'un film ou d' un album de musique sont quasi fixe (frais de studio, de technicien, d'artiste necessaire a la fabrication). EN effet le cout d'une copie (CD ou DVD) est quasi nul .


2-Un bien Public est un bien dont on peu difficement faire payer l'usager: L'eclairage public (difficile de vous faire payer des que vous passer dans la lumiere d'un lampadaire).


Ces biens ont comme points commun que un bien qui repond a ces deux caracteristique ne sera pas fournis par le marche (vu qu'on peu pas faire payer), et que la maniere la plus simple de gerer se type de bien est collectivement (Le cout est fixe, et tout le monde en profite gratuitement).

Les companies de production cinema et musique on abuse durant des decenies du monopole qu'il ont sur un produit hyper differencier (donc difficile a substituer) : UN artiste.

Ils nous ont fais payer des prix qui excluaient des parties entieres de la societe de la vie culturel, faute d'argent.

De plus ils controllaient les medias qui ne faisais plus decouvrir de talent independant.

La culture est un bien qui est un "merit good" : comme la sante, ce sont des biens que les economistes jugent indispensable d'etre egalitaire. Il serais impensable de laisser les pauvres mourir car ils ne pourraient pas payer les frais d'hopitaux .

Pensez vous vraiment qu'un veritable artiste choisi son metier pour l'argent.

Tout artiste qui peux bien vivre de son art est un homme heureux.
Voire des artistes ultra riche se plaindre du piratage me fais doucement rire.
Que Mr Arditti (dont j'aime beaucoup le travail) m'explique en quoi il trouve injuste que sont salaire passe de plusieur millions d'euro (voire dixaine de million) sur une carriere a un salaire proche d'un salaire de chirurgien par exeemple (un chirurgien etudie 12 ans et sauve des vie ).


VIVE LE PIRATAGE , et c'est un economiste qui le dit
It08
Le 10 Mai 2009 à 15h06
Oui enfin pas besoin de remonter un thread qui a 3 ans ...

It
 
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