Une Cour de justice de Californie devrait juger dans le courant du mois si le logiciel commercial DVDXcopy est légal ou non. Ce logiciel est un peu l'équivalent de CloneCD pour les DVD, puisqu'il permet de copier ces supports en outrepassant l'ensemble des protections actuelles. Selon la société 321 Studios, édictrice du logiciel DVDXcopy ne viole en rien le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) qui proscrit pourtant toute méthode de contournement des systèmes de protection...

Selon 321, le logiciel ne contourne pas l’objet des protections mises en place par les studios sur les DVD. Les films sur un DVD sont protégés par le système CSS (Content Scrambling System) qui crypte les données compressées du film. Il faut ensuite une clé pour décrypter le contenu, que seuls théoriquement les fabriquants de lecteurs DVD ont. Ces clés sont confrontées à celles inscrites sur le DVD, et même une copie bit-à-bit ne peut les reproduire.

Mais quelques développeurs (dont l’un d’eux sera également bientôt jugé en Norvège) ont mis au point le logiciel DeCSS, qui permettait à l’origine de lire des DVD sous Linux. Ce programme détourne la protection CSS et permet ainsi à n’importe qui de lire le DVD protégé.

De son côté, DVDXcopy intercepte la clé numérique de la vidéo juste après qu’elle ait été légitimement déchiffrée par le lecteur DVD, mais juste avant qu’elle ne soit cryptée dans un signal TV analogue (façon Macrovision). Il sauve alors le contenu du film sur disque dur avant de le graver sur un DVD vierge.

Le DVD se trouve alors entièrement libre de tout cryptage et peut être recopié à loisir.

L’affaire 321 Studios

321 Studios n’en est pas à sa première provocation. Plus tôt cette année, ils ont attaqués en justice neuf des plus grands studios d’Hollywood pour entrave au droit à la copie de sauvegarde, parmi lesquels Disney, Warner et Universal, en réponse à une plainte concernant un précédant logiciel de la société qui permettait de copier les DVD sur des CD.

321 demande maintenant à la justice de Californie de confirmer mi-décembre que la vente de son logiciel DVDXcopy n’est pas contraire au DMCA qui fait autorité en matière de violation numérique des droits d’auteur. Mais le DMCA ne fait pas référence à un quelconque droit de sauvegarde. Les juges devront donc décider si oui ou non la copie de sauvegarde est un acte légitime des consommateurs américains, et si la fourniture des outils permettant d’exercer ce droit est également légale.

Réponse dans les prochaines semaines…

Site Officiel :

http://www.dvdxcopy.com/

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