Il est étonnant de voir à quel point la réalité peut parfois rattraper les technologies purement fictionnelles inventées pour les besoins du cinéma. Nous nous éloignerons le temps d’un article des loisirs numérique pour nous consacrer à casser deux mythes régulièrement entretenus par la science-fiction.

Commençons par l’hoverboard, vous savez, cette planche de skate volante qui apparaît dans Retour vers le Futur 2 et qui avait suscitait le fantasme de toute une génération de jeunes geeks ? Il semblerait que le gadget soit en passe de devenir une réalité. Le premier à s’être attaqué au système fut Jason Bradbury. D’accord, sa planche vole, mais propulsée par le ventilateur d’un petit moteur d’avion qui, pour tout avouer, prend pas mal de place et n’offre pas autant de classe que la planche de Marty McFly.

C’est là qu’interviennent les recherches sur la lévitation. D’abord, celle de ces scientifiques, qui ont réussi à faire planer un poisson rouge grâce à la seule puissance des ondes sonores. Un bon début mais on est encore loin de soulever l’humanoïde skateur. Pas si sûr. Des chercheurs de l’Université de St Andrews en Ecosse ont annoncé avoir crée « un effet incroyable de lévitation en manipulant les forces de la nature qui poussent normalement les objets à se coller ensemble ». En d’autres termes, les chercheurs ont réussi à renverser « l’effet casimir ». On vous épargnera le cours de physique mais sachez juste que cet effet a plus à voir avec les fluctuations du champ électromagnétique que du monstre gentil jaune à pois (un petit tour sur Wikipedia s’imposera pour ceux qui veulent en savoir plus).

Nous y sommes donc, à cette fameuse lévitation qui, en théorie, serait capable de soulever des personnes. Et si tout cela vous a donné envie, vous pourrez toujours vous consoler sur le Web en surfant avec ce clavier d’Embotec qui utilise des aimants à la place des ressorts pour faire flotter vos touches.

Plus étonnant encore, les recherches menées sur l’invisibilité. Susumu Tachi avait ainsi présenté en 2004 lors d’une exposition à San Francisco une cape invisible fonctionnant sur la génération d’images. Le principe est simple (mais pas forcément à mettre en œuvre puisque le chercheur caresse la perspective depuis 1977) : les images capturées devant la personne en 3D sont transmises derrière son dos par des centaines de petites « perles », de sorte à créer l’illusion d’invisibilité.

Deux autres équipes de chercheurs anglaises travaillent aussi sur l’idée. La première, à l’Imperial College de Londres, pense que le type de matériel inventé par Tachi pourrait être produit pour la prochaine décennie. Mais comme pour l’hoverboard de Jason Bradbury, ce concept de mini caméras est loin d’avoir la classe de la cape d’Harry Potter, et contourne le problème plutôt que d’offrir une « véritable invisibilité ». C’est là qu’intervient la deuxième équipe de chercheurs, sur un concept pour l’instant purement théorique. Il s’agit de deux mathématiciens, qui, dans leurs travaux, ont démontré qu’une « super lentille » placée près d’un objet pourrait produire une « résonance localisée anormale ». Celle-ci rendrait alors l’objet invisible en créant une lumière fantôme utilisant la même fréquence.

Bref, l’avenir nous réserve encore de nombreuses surprises, et bien plus tôt que ce que l’on aurait pu croire.

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