Un million de copies pour le troisième single du groupe d’étudiants en médecine japonais GreeeeN. C’est ce qu’a réussi à vendre Universal Music pour la téléphonie mobile seule sur ce territoire. Si on compte les déclinaisons telles que sonneries, musiques d’attente, ou sonneries vidéo, on monte à trois millions de ventes, un record pour la major.

La musique mobile se porte aussi très bien en Europe, et particulièrement en Grande Bretagne, dont une bonne partie des téléchargements légaux proviennent de plateformes mobiles. Aux Etats Unis en revanche, l’engouement des consommateurs se fait plus modéré. La musique mobile est un créneau porteur pour l’industrie et constitue l’un de ses piliers d’évolution en lien étroit avec les opérateurs téléphoniques. Pour autant, il ne faut pas sous-estimer la force des mentalités et des réflexes comportementaux qui régissent directement les chiffres de vente.

La sonnerie reste avant tout un moyen de se distinguer par ses goûts bien plus qu’une réelle consommation d’auditeur à proprement parler. Elle obtient donc différents échos selon la prépondérance des consommateurs à attacher une importance à l’image qu’ils renvoient et la façon dont ils épousent les nouvelles technologies. Et, compte tenu du succès de GreeeeN, qu’Universal n’a pas vraiment cherché à surmarketer de peur de le voir trop vite fiché « groupe commercial », on peut se demander si l’enthousiasme des abonnés ne retombera pas aussi vite qu’il est apparu quand tout le monde s’apercevra que son voisin de bus a eu la même idée de sonnerie.

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