EminemTandis que la plupart des maisons de disques se soucient des internautes qui téléchargent gratuitement et illégalement leurs albums, les éditeurs du rappeur Eminem s’attaquent à ceux qui les vendent. Eight Mile Style et la société de gestion d’Eminem, Martin Affiliated, « ont demandé à Apple de cesser la reproduction et la distribution, et Apple a refusé », selon une plainte déposée lundi au tribunal.

L’affaire est une affaire classique de superposition des droits. Apple a en effet signé avec Universal le droit d’exploiter l’ensemble de son catalogue sur iTunes, ce qui comprend les œuvres d’Eminem. Mais Eight Mile Style et Martin Affiliated, qui sont les premiers titulaires de droits sur l’œuvre du chanteur, assurent qu’ils n’ont jamais accordé à leur distributeur Universal le droit de concéder des licences pour la vente de ces chansons sur Internet. Or en matière de droit d’auteur, tout doit être écrit noir sur blanc et bien spécifié dans les moindres détails.

Les deux sociétés avaient donc exigé d’Apple le retrait d’iTunes de l’un des artistes les plus populaires du monde, ce que la firme a bien entendu refusé, ne s’estimant certainement pas responsable d’un problème contractuel interne à Universal. Sauf qu’en droit, Apple pourrait effectivement être coupable de contrefaçon, d’autant qu’il a été averti de la situation.

En 2004, Eminem avait déjà poursuivi Apple qui avait exploité sans autorisation sa chanson Lose Yourself pour une publicité pour iTunes. L’affaire avait été réglée à l’amiable.

Si l’on était Steve Jobs, nous ferions en tout cas très attention. Voici ce qu’Eminem déclarait en anglais dans le texte lorsqu’il a appris en 2002 que son nouvel album avait été piraté sur les réseaux P2P :

I think that sh*t (ndlr : le peer to peer) is f*cking bulls*hit. Whoever put my shit on the Internet, I want to meet that motherf***er and beat the sh*t out of him, because I picture this scrawny little dickhead going ‘I got Eminem’s new CD ! I got Eminem’s new CD ! I’m going to put it on the Internet.’ I think that anybody who tries to make excuses for that sh*t is a f*cking bitch

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