La plainte déposée par Familles de France à l’encontre de Second Life est évidemment des plus ridicules. Sous prétexte de protéger la jeunesse, l’association puritaniste française voudrait que les fournisseurs d’accès à Internet bloquent l’accès au réseau social le plus populaire du moment. FDF critique la présence virtuelle dans Second Life des mêmes vices que l’on retrouve dans la vraie vie des vrais gens : alcool, sexe, argent, violence et rock’n roll. Le kit parfait pour pervertir les jeunes joueurs que les parents sont incapables d’éduquer.

Linden Lab, qui dit ne pas avoir été contacté par Familles de France avant le dépôt de la plainte, rappelle à toute fin utile que Second Life est « une plate-forme strictement pour les adultes (18 ans et plus) », et que l’éditeur « instaure des règles sévères pour empêcher l’accès aux mineurs ». Mais Familles de France ne veut pas l’entendre. Paradoxalement, l’association participe de cette société qui refuse de responsabiliser les familles et qui souhaite au contraire diriger la vie du citoyen par l’auto-censure et par la repression des comportements déviants. Il est toujours plus simple et plus rassurant de trouver les coupables d’en haut et de s’assurer s’il le faut par la force judiciaire que les petites gens n’accèdent pas aux informations et aux services qui ne leur sont pas « bénéfiques »…

Derrière des apparences de stupidité, c’est un procès avant tout dangereux pour la vision que l’on souhaite avoir de la société qui est intenté à Second Life.

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