Selon le baromètre CNC-GFK, les Français auraient dépensé 358,87 millions d’euros en VHS et DVD (de façon amusante, le baromètre continue de comptabiliser les VHS alors qu’elles ne comptent plus que pour 0,2 % du marché), ce qui représente une baisse de 6,1 % par rapport à la même période en 2006. Sur les douze derniers mois, la baisse est de 5 %.

Cependant, il s’agit moins d’une crise structurelle que d’un rééquilibrage des prix et une réorientation de la demande. En volume, le nombre de DVD achetés en France a augmenté de 2,4 % par rapport au premier trimestre 2006, avec 32,11 millions de DVD vendus, et moins de 200.000 cassettes.

Coffrets aidants, le prix moyen d’un DVD baisse de 8,1 % à 11,16 €. Les coffrets à plus de 25 euros, qui par définition comportent plusieurs disques, ont pris maintenant un quart du chiffre d’affaires du secteur, contre moins de 20 % l’an passé. Cette fascination pour les séries (puisqu’il s’agit essentiellement de cela) pousse les studios à baisser les prix des films en nouveauté à 14,96 € par DVD en moyenne (- 13, 3 %). Alors que la part des DVD vendus de 17 à 20 Euros diminue dans le chiffre d’affaires, celle des DVD les moins chers progresse.

Aujourd’hui, près de un DVD sur deux (44,4 %) vendu en France n’est pas un film mais une série TV, un concert ou un dessin animé. Il est intéressant enfin de noter qu’alors que la part du film français dans les entrées au cinéma est aujourd’hui proche de celle du cinéma américain, voire plus forte à certaines périodes, en matière de DVD le déséquilibre est flagrant. 70 % du chiffre d’affaires de la vidéo est réalisé par les films américains.

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