Adieu Ares Tube ou YouTube Video Downloader ? Alors qu'il est aujourd'hui relativement simple de copier une vidéo en Flash diffusée sur YouTube, les choses pourraient changer avec l'arrivée annoncée des DRM sur le format d'Adobe.

Le temps où l’on peut copier à volonté ce qui est diffusé en Flash sur les sites de vidéos en ligne est en train de toucher à sa fin. Adobe, qui n’avait pas ressenti le besoin de mettre en place une solution lourde de gestion des droits numériques sur le format Flash, est contraint de réviser sa copie. Le succès des YouTube ou autres DailyMotion, et surtout les accords qu’ils souhaitent nouer avec les producteurs de contenus audiovisuels, oblige le créateur du Flash à répondre à la demande croissante de protection des contenus vidéo.

Widevine, un fournisseur de solutions de protection des contenus multiplateformes, a annoncé en grandes pompes la semaine dernière qu’il était désormais capable d’offir à ses clients un DRM pour les vidéos en Flash. On a d’abord cru que la solution était trop lourde pour être adoptée massivement, puisqu’elle exige que les utilisateurs téléchargent un logiciel client pour décrypter les vidéos. Mais Widevine s’est associé à On2 pour réaliser ce DRM, et On2 n’est autre que le créateur et fournisseur du codec vidéo employé par Adobe sur le format Flash (le VP6). Ensemble, ils pourraient donc avoir la capacité commerciale d’imposer leur DRM à Adobe pour les prochaines versions de Flash.

Microsoft part en concurrence avec des DRM

Mais aujourd’hui, Adobe doit lui-même annoncer le lancement d’un lecteur de média (nom de code « Philo »), à la croisée d’un Joost et d’un Democracy Player. Profitant de cette annonce, Adobe devrait faire connaître sa propre solution de DRM pour Flash. La technologie aura bien sûr pour but d’éviter la copie non autorisée des vidéos, mais elle doit surtout assurer l’intégrité des vidéos pour éviter que les publicités ajoutées puissent être retirées trop facilement. Le lecteur média d’Adobe permettra un vaste choix de formats publicitaires : animation, spot de pub, surimpression, bannières… le tout que l’on soit connecté ou non.

La pression est d’autant plus grande que Microsoft a lui-même annoncé ce week-end Silverlight, un concurrent de Flash sur lequel la société de Bill Gates travaille depuis deux ans. Disponible sur toutes les plate-formes et tous les navigateurs à l’aide d’un petit plug-in de 2 Mo, Silverlight a notamment comme avantages annoncés de permettre une gestion des droits par DRM. La firme de Redmond a déjà signé des partenariats avec la ligue de baseball, Brightcove, Netflix et Akamai.

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