Bruxelles enquête sur les prix d'iTunes
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 03 Avril 2007 à 10h05 -
posté dans High-Tech
Apple a peut-être apaisé les tensions autour de son modèle propriétaire en s'associant hier à la suppression des DRM sur le catalogue d'EMI, mais il n'enterre pas pour autant tous les soupçons européens sur sa politique commerciale. Bruxelles aurait décidé d'ouvrir une enquête sur la politique tarifaire pratiquée par le numéro un mondial de la musique en ligne. Selon le Financial Times, la Commission Européenne aurait décidé d'ouvrir une enquête à l'encontre d'Apple pour étudier les politiques tarifaires pratiquées sur son service iTunes. Bruxelles aurait envoyé une lettre détaillant les accusations à Apple ainsi qu'aux plus grandes maisons de disques dont les majors Sony BMG, Universal Music, Warner Music et EMI Group.Les accusations se concentrent essentiellement sur les obstacles au marché intérieur créés artificiellement par iTunes. Il est en effet impossible pour un consommateur français d'acheter de la musique sur la boutique iTunes britannique, ou pour un britannique d'aller acheter de la musique sur la boutique iTunes allemande. Le problème est d'autant plus important que les prix diffèrent entre les différents pays, notamment avec la Grande-Bretagne où les morceaux sont à 0,79 £ (1,17 euros) contre 0,99 euros dans la zone Euro. "Les consommateurs peuvent seulement acheter de la musique sur la boutique en ligne iTunes de leur pays et sont alors restreints dans le choix du lieu d'achat de leur musique, et par conséquent de quelle musique est disponible et à quel prix", a expliqué Jonathan Todd, porte-parole de la Commission Européenne. Apple se défend en expliquant, comme il l'a fait avec les DRM, qu'il ne fait que suivre les consignes imposées par les labels et les éditeurs dans les contrats de licences dans les différents pays. La firme de Cupertino rappelle qu'elle a toujours souhaité créer une plate-forme iTunes pan-européenne accessible depuis n'importe quel Etat membre, et se dit prête à collaborer avec les fonctionnaires européens pour résoudre les problèmes. "Nous avons été informés par les labels et les éditeurs qu'il y avait certaines limites juridiques aux droits qu'ils pouvaient nous accorder", indique un porte-parole d'Apple au Financial Times. Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «Bruxelles enquête sur les prix d'iTunes»
'Ptitlou', le 01/01/1970 - 01:00
En fait tous ça va un peu dans le sens d'Apple, qui préférerait surement n'avoir à gérer qu'une plateforme européenne. Ce sont les majors qui vont encore se faire taper sur les doigts, avec les clauses qui les lient à Apple et qui empêche cette dernière de vendre les morceaux en dehors de la zone autorisé (ce qui est apparemment illégal). « Les Echos rapportent que l'Union Européenne a lancé de nouvelles investigations sur l'iTunes Store, et sur le fait qu'il soit impossible aux consommateurs de pouvoir accéder à d'autres boutiques en ligne que celle destinée à leur pays. Or, au sein de l'Europe, les consommateurs devraient pouvoir se connecter et acheter sur n'importe lequel de ces sites. Avant de lancer des procédures d'infraction, elle a demandé à Apple et aux principales Majors de s'expliquer sur ces limitations. Si l'on revient quelques années en arrière, on se souviendra que si l'iTunes Store a mis si longtemps à arriver sur notre continent, c'est justement à cause des multiples négociations qu'Apple a été obligé de faire, pays par pays. Il semble évident que la société aurait énormément à gagner en simplification s'il n'y avait qu'un seul Store Européen, avec un seul contrat concernant tout le continent. On peut donc imaginer que la société va profiter de ces pressions externes, mais allant dans le bon sens pour réunifier dans l'avenir ses sites de vente de musique. C'est d'autant plus intéressant pour eux qu'ils pourront plus facilement se débarrasser des accords spécifiques à certains pays au moment de la vente des films et séries télévisées. En tapant sur Apple, l'Union risque fort bien de ne poser de problèmes qu'aux sociétés de droit nationales et aux diffuseurs de contenus concurrents. [MàJ] Le Magazine belge Le Soir, rapporte la réponse préliminaire qu'Apple a fait à l'Union. ...Apple a toujours voulu proposer un magasin iTunes unique et paneuropéen, accessible à tous dans tous les Etats membres, mais les maisons de disque et les éditeurs nous ont expliqué qu'il existait certaines restrictions légales aux droits qu'ils pouvaient nous accorder... Comme pour les DRM, la société rejette (assurément à raison) la faute sur les Majors. » Il est évident que gérer un seul service centralisé serait beaucoup plus rentable. Celui qui aime les découvertes pourrait fouiller tous les catalogues nationaux. On ajoute ça à une disparition totale des DRMs et on a un service vraiment intéressant. |
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Ce sont les majors qui vont encore se faire taper sur les doigts, avec les clauses qui les lient à Apple et qui empêche cette dernière de vendre les morceaux en dehors de la zone autorisé (ce qui est apparemment illégal).