Copie privée : un logo collectif pour (dés)informer massivement
Guillaume Champeau - publié le Mercredi 28 Mars 2007 à 19h30 - posté dans Divers
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50 organisations de professionnels de la culture et de consommateurs étaient réunies aujourd'hui au Théâtre de l'Athénée Louis Jouvet pour plaider la défense de la copie privée. Elles y ont dévoilé un joli logo tout rose qui, derrière son look sympathique, cache une vérité qui dérange sur le sort réel de la copie privée...
Nous en verserions presque une petite larme. Cinquante organisations, de la Sacem à la Spedidam, en passant par la Ligue de l'Enseignement et Force Ouvrière, étaient présentes ce mercredi au Théatre de l'Athénée Louis Jouvet pour plaider devant un parterre de journalistes l'importance existentielle du droit à la copie privée. Elles ont même créé un logo pour symboliser leur union. Une seule absente de marque, la SCPP (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes), qui défend les droits des majors de l'industrie. Toutes étaient réunies pour crier haro contre le projet de la Commission européenne d'interdire aux Etats membres la perception d'une taxe pour copie privée sur les supports vierges. Le système avait été mis en place en 1986 en France, et suivi depuis par 21 Etats membres de l'Union Europénne.

La Commission, influencée par des industriels de l'électronique réunis sous le parapluie de la Copyright Levies Reform Alliance (CLRA), avait en effet caressé l'idée de supprimer cette taxe avant de reculer face aux pressions notamment de Dominique de Villepin. Elle estime qu'une telle taxe est à la fois un obstacle au marché intérieur et crée l'imposition d'un double paiement pour les consommateurs qui achètent des oeuvres sous DRM.

Pour les organisations qui vivent du droit d'auteur, c'est une hérésie. Ils y voient surtout "la disparition de la rémunération pour copie privée au détriment des créateurs, artistes-interprètes et producteurs", et pour beaucoup la disparition de la gestion collective que déteste Bruxelles. Rappelant que 25 % des sommes perçues au titre de la copie privée sont destinés aux aides à la création, à la diffusion du spectacle vivant et à la formation des artistes, les organisations signataires fustigent la Commission. Elles y voient "un manquement grave à l'esprit de la Convention sur la diversité culturelle votée à l'Unesco" et en cours de ratification par l'Europe. "La disparition des ressources de la copie privée viendrait directement affecter l'économie générale du spectacle vivant et de la création. Elle affaiblirait la diversité culturelle et réduirait l'accès à la culture", menacent les 50 combattants. Remplacer le droit à la copie privée pour faire régner les DRM est "une dérive vers une idéologie purement industrielle et commerciale", accusent-elles.

Un attachement à quel droit à la copie privée ?

Mais il faut encore le dire, le droit à la copie privée que prétendent défendre ces organisations ressemble de plus à plus à un coquille vide pour les consommateurs. Toutes sont d'accord, "la copie privée permet aux particuliers de procéder à des copies d'oeuvres protégées en contrepartie d'une redevance". "Le public a la faculté de réaliser librement des copies pour son usage privé", rappellent les signataires. Et l'on souligne qu'en contrepartie de ces droits, les consommateurs français ont signé collectivement un chèque de 156 millions d'euros l'an dernier, répartis entre auteurs, artistes-interprètes et producteurs (une fois les 25 % d'aide à la création retranchés).

Mais on oublie de dire que le téléchargement, devenu source numéro un de la copie en France et partout ailleurs dans le monde, est exclu du droit à la copie privée. On omet de préciser que si le fait d'emprunter un CD à son voisin et de le copier pour son usage privé est totalement légal, se faire envoyer un MP3 par e-mail et le graver sur un CD est en revanche totalement interdit. On évite de rappeler, bien sûr, que le P2P est totalement prohibé (à des fins de copies d'oeuvres protégées) même si c'est lui qui génère le plus de ventes pour les CD et DVD vierges que les industriels écoulent avec bonheur et pour le plus grand plaisir des ayant droits qui perçoivent la taxe pour copie privée. On feint de ne pas savoir que la cour de cassation a déjà condamné la copie privée des oeuvres audiovisuelles. On fait l'impasse sur la décision du Conseil Constitutionnel, qui a rappelé dans son examen de la la loi DADVSI que le nombre de copies privées que devait autoriser la future Autorité de Régulation des Mesures Techniques pouvait être aussi haut que zéro...

Ces données là ne sont jamais communiquées, car elles feraient s'effondrer le bel édifice entâché de la plus honteuse mauvaise foi qu'est la rémunération pour copie privée. Les consommateurs non plus ne souhaitent pas la généralisation des DRM, mais ils ne souhaitent certainement pas en retour payer pour un droit qu'ils n'ont plus le droit d'exercer.

Il est surprenant de voir que l'Association des Audionautes (ADA), l'Association Force Ouvrière des Consommateurs (AFOC), la Ligue de l'Enseignement et l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) ont accepté d'apposer leur nom à une telle opération de mensonge par omission.
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46 commentaire(s)
 
Tartiflou
Le 28 Mars 2007 à 19h38
 
CITATION("Guillaume Champeau")
Mais on oublie de dire que le téléchargement, devenu source numéro un de la copie en France et partout ailleurs dans le monde, est exclu du droit à la copie privée.


L'exception pour copie privée vaut aussi pour le téléchargement. Relis le CPI.

CITATION("Guillaume Champeau")
On omet de préciser que si le fait d'emprunter un CD à son voisin et de le copier pour son usage privé est totalement légal


Rien dans le CPI n'autorise cette pratique.

CITATION("Guillaume Champeau")
On évite de rappeler, bien sûr, que le P2P est totalement prohibé


Rien dans la loi ne prohibe le totalement le p2p.

CITATION("Guillaume Champeau")
On feint de ne pas savoir que la cour de cassation a déjà condamné la copie privée des oeuvres audiovisuelles.


C'est tellement vague dit comme cela que c'est faux.
Et c'est toi qui parles de désinformation ? Tu mériterais le label rien que pour cet "article".
Tsss, paille, poutre, toussa...
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 19h50
Quand est-ce qu'on prend un café ensemble Tartiflou pour débattre de tout cela devant une table et un CPI ?
Tartiflou
Le 28 Mars 2007 à 19h57
 
Quand tu veux, mais c'est HS et malheureusement je ne pense pas que ça t'empêchera de désinformer ici même
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 20h04


Excuse-moi de chercher à synthétiser l'information pour ne pas rendre des dissertations de droit à chaque article sur le sujet. Ceux qui veulent en savoir plus et approfondir peuvent cliquer sur le lien référant à l'article commentant la décision de la cour de cassation.
Je rappelle de plus que le ministre RDDV lui-même a dit en séance à l'Assemblée Nationale que la copie des suppots audiovisuels était intérdite, et que la taxe pour copie privée restait légitimée uniquement par les enregistreurs DVD de salon qui permettent d'enregistrer les programmes TV (la bonne blague).
Makhno
Le 28 Mars 2007 à 20h11
 

C'est faux. Ces données là sont officiellement communiquées et dénoncées sur les sites de la SPEDIDAM de l'ADAMI, de l'Alliance Public Artistes, des participants à la Campagne anti-verrous, de l'Union des Musiciens de Jazz, et d'autres encore… qui n'ont pas la force de frappe médiatique des Majors. Ça n'est pas en supprimant la redevance pour copie privée qu'on résoudra le problème mais en étendant l'exception à tous les échanges privés. La SPEDIDAM et l'ADAMI n'ont de cesse de défendre ce point de vue. Voilà pourquoi l'Association des Audionautes et FO sont partie prenante. Pas de contresens SVP.
Tartiflou
Le 28 Mars 2007 à 21h07
 


En effet, c'est une raison suffisante.
darthbob
Le 28 Mars 2007 à 21h19



excellent !



j'ai bien rigolé. Merci.
neo2004pf
Le 28 Mars 2007 à 21h25
C'est pas la copie privée qu'ils défendent mais les taxes sur les supports vierges qui rapportent un fric dingue aux majors.
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 21h37


C'est de l'angélisme. La Spedidam et l'Adami sont les deux sociétés qui perçoivent la rémunération pour copie privée au nom des artistes-interprètes. Ils ont tout intérêt eux aussi et même plus que les autres à étendre la rémunération, d'où leur soutien pour la licence globale. C'est une position tout à fait louable, sauf que depuis plusieurs mois ils sollicitent le volet "rémunération" en laissant de côté le volet "dépénalisation" de la mise à disposition.
Makhno
Le 28 Mars 2007 à 21h38
 

C'est faux. Ça rapporte des cacahuètes pour les majors : 40 millions d'Euros alors que le chiffre d'affaire du disque est d'un milliard d'Euros. Par contre cet argent (120 millions) va vraiment aux interprètes, aux auteurs, à la création, à la formation, au spectacle vivant et même au public car sinon les concerts et festivals cofinancés (hors grosses prods des majors) seraient plus cher. Pourquoi crois-tu que seules les majors n'étaient pas présentes pour la défense de la copie privée et de la redevance ? Si ça disparaît elles seront gagnantes en affamant un secteur et des créateurs qui ne pourront plus faire autrement que passer par elles. Fini les autoproductions aidées par la SPEDIDAM ou l'ADAMI par exemple.

PS : félicitations pour les belles images en bas de tes messages
Makhno
Le 28 Mars 2007 à 21h53
 

Tu te trompes. Le dernier communiqué de la SPEDIDAM est du mois dernier. Extrait :

« […]A la différence près que le mécanisme de licence globale, prévu par la SPEDIDAM et
l’Alliance, a été imaginé dans un souci d’équilibre et de justice : elle rémunère auteurs,
artistes et producteurs pour les échanges d’œuvres effectués sur Internet en contrepartie
de l’arrêt des poursuites judiciaires contre les internautes, qui, on le voit bien 6 mois
après l’adoption de la DADVSI, ne mènent à rien. »


De plus elle prend systématiquement la défense des « échangeurs » poursuivis et affiche en page d'accueil de son site, comme l'ADAMI les logos anti-verrous curieusement absent d'un site militant comme Ratiatum. Désolé de peut-être te fâcher mais ta position dans l'article est intenable. Supprimer la redevance c'est donner tout le pouvoir aux majors et tuer les seules organisations qui s'opposent à leurs velléités de DRMiser en rond. C'est une position simpliste, démagogique et populiste. La solution réside dans l'équilibre, dans l'esprit de la licence globale.
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 21h55


Que tu trouves. 71 millions d'euros payés par les français l'an dernier au titre de la copie privée audiovisuelle. Tu crois vraiment que c'est uniquement pour les enregistreurs DVD de salon ?


Encore une fois, je n'ai rien contre le fait qu'on impose une rémunération pour copie privée, bien au contraire. Mais il faut aller jusqu'au bout de la démarche et légaliser les copies qu'on prétend faire payer. Faire l'un sans l'autre c'est prendre les consommateurs pour des imbéciles.
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 21h59


Je soutiens totalement la licence globale, j'ai même été l'un des tous premiers en France à en expliciter le concept : http://www.champeau.info/ldc/

J'ai toujours défendu l'Adami et la Spedidam dans ces positions là, et je suis pour l'extension de la rémunération pour copie privée. Mais je suis contre si elle ne couvre pas les mises à disposition des oeuvres à titre non commercial sur Internet. Or l'extrait que tu cites est la position historique de ces deux organisations, mais n'est plus la position qu'ils défendent aujourd'hui auprès des pouvoirs publics.

S'il s'agit d'étendre la rémunération et de dépénaliser la mise à disposition, alors je dis oui et mille fois oui.

Quant à Ratiatum, ça n'est pas un site militant, mais un site d'information. Et lorsque l'information me semble tronquée, j'essaye de la rétablir dans sa vérité. Même si elle dérange.
Makhno
Le 28 Mars 2007 à 22h06
 

Entièrement d'accord. Et je serais même pour un élargissement drastique de l'assiette : taxer tout ce qui permet l'échange sans oublier les industriels et les FAI qui s'engraissent depuis des années sur les échanges et le stockage de créations qui ne leur appartiennent pas. Cela permettrait de faire baisser le taux de redevance et de dynamiser le secteur culturel… et représenterait un danger énorme pour les majors car de par les sommes dégagées on pourrait voir éclore de nouveaux modèles de distribution, d'échange, d'écoute… Je suis persuadé que c'est ce dont elles ont le plus peur et qu'elles sont prêtes à encaisser un certain niveau de piratage du moment qu'elles conservent leur monopole de la distribution.
Tartiflou
Le 28 Mars 2007 à 22h09
 


Rien que ça, c'est de la désinformation
Makhno
Le 28 Mars 2007 à 22h18
 

Il suffit de lire le communiqué pour constater qu'ils n'ont pas varié.

« … arrêt des poursuites judiciaires contre les internautes, qui, on le voit bien 6 mois
après l’adoption de la DADVSI, ne mènent à rien. »


Pour ce qui est des pouvoirs publics, je ne les vois pas abolir DADVSI en plein raout électoral. Ce n'est que partie remise et il faudra attendre une autre législature, de plus favorable ! Je ne suis pas pessimiste, le temps et le fiasco des DRMs travaille pour. Mais c'est là qu'il faudra être vigilant car les majors, en désespoir de cause sont bien capables d'accepter une licence à leur unique profit, c'est à dire excluant les société d'artistes (contre pouvoir) de la répartition.
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 22h19


Ca je suis entièrement d'accord. Ca suppose cependant que la Commission copie privée appuie le calcul du taux de redevance sur une étude des sources de copies, ce qu'elle ne fait pas. Toutes les copies sont mises dans une grande marmitte, qu'elles soient licites ou illicites. C'est la grande hypocrisie du système actuel.
Kad Redal
Le 28 Mars 2007 à 22h23


Je peux te dire de source interne à la Spedidam que la question de légaliser la mise à disposition est loin d'être une évidence pour tous et qu'il y a recul sur la question. D'ailleurs l'extrait que tu cites parle d'arrêter les poursuites, ce qui serait évidemment un très bon début (dans les faits c'est déjà le cas grâce à la CNIL cela dit), pas de légaliser.
C'est au moment où la tention augmente de faire payer sans légaliser qu'il faut se montrer le plus ferme et ne pas se laisser endormir.
alain57
Le 29 Mars 2007 à 03h34
 

je suis pas d'accord.
en france on paie deja une taxe (obligatoire) si tu as une TV => redevance...
manquerai plus que ca qu'on paie une taxe sur CD et DVD vierge (et disque dur, memoire flash et autre) parce qu'un graveur DVD de salon permet d'enregister TF1 ?!?

la redevance sert effectivement à aider le financement des chaines publiques (france television)
les autres chaines vivent tres bien sans que la redevance ne leur apporte quoi que ce soit !
TF1 M6 et les autres gagnent deja enormement d'argent avec leur pub..
a ce que je sache ces chaines ne sont pas deficitaires...
Et ca m'etonnerais que les chaines de la TNT le soient aussi....

perso ce serrai bien que la redevance soit appliquer SEULEMENT si on regarde les chaines France television... par sat ou onde hertzien c'est pas possible
mais par cable et adsl c'est faisable sans probleme...
parce que bon payer si cher pour le peux de bonne choses diffusé sur ces chaines c'est abérent...
En plus c'est aussi financé par la pub....


je prefere qu'ils enleve ce racket sur CD/DVD/disque dur et qu'ils mettent en place un systeme similaire à la redevance.
Genre tu achette un graveur de salon (vu que c'est uniquement pour ca que c'est cette taxe) bah t'es fiché et tu dois payer XX€/an

Parce que quand je vois ce que je paie sur un DVD vierge ou sur des CD RW pour sauvegarder les données de l'association dans laquelle je bosse

Le pire c'est qu'on fait dans la culture, et ca fait 5 ans que les subventions n'augmentent pas...
Les dossier de subvention sont de plus en plus compliquer (uniquement pour embaucher des gents competent.... car le benevol en a vite marre ! )
Blastm
Le 29 Mars 2007 à 06h59
 


et pour toi c'est normal?
toi qui aime bien faire des analogies avec les bagnoles, tu trouverais normal de payer peugeot pour chaque kilomètres parcourus une fois acheté ta voiture plein pot chez eux? :o
bile666
Le 29 Mars 2007 à 09h36
En Suisse, la situation a pour l'instant le mérite d'être plus intéressante et de surtout démontrer que le système francais n'est pas seul au monde.

La taxe pour copie privée sur les balladeurs a été suspendue provisoirement par le Tribunal Fédéral. Une des raisons étant qu'elle n'avait plus lieu d'exister vu que le droit disparaissait dans le nouveau droit d'auteur. Cette suspension devra être réexaminée courant 2007.

De l'autre côté, il n'est tjs pas interdit de faire des copies sur la base de source illicite, le téléchargement sur p2p reste donc légal quoi qu'en dise les Majors et leurs amis. Même la SUISA (SACEM suisse) le reconnait et on trouve des textes suffisament clairs allant dans ce sens sur la position du Conseil fédéral. Tous les ministres ne sont donc pas à la botte de l'industrie et des artistes qui sont ne l'oublions pas une minorité par rapport au reste de la population. On change un peu de débat, mais il est également autorisé de faire des copies de films loués, possibilité dont je doute de l'existance en France.

Pour ma part, je reste convaincu et un fervant défenseur d'une licence globale. Je suis pour la dépénalisation des échanges réalisés à but non commerciaux entre privés et pour la taxation de tous les intermédiaires qui gagnent de l'argent sur ces échanges. D'autre part, je suis tjs surpris du pouvoir qu'on donne aux artistes à leurs représentants, les gouvernements ont trop protégés envers ces personnes et peut-être qu'un jour il serait temps de rééquilibré les forces.
bile666
Le 29 Mars 2007 à 09h42


C'est quand même complétement abhérant que l'on doive payer pour copier qqch qu'on a acheté. C'est d'ailleurs tout aussi abhérant de repayer le droit d'auteur à chaque fois qu'on achète le même contenu sur un nouveau support. Par exemple, j'ai acheté une cassette audio en 1990 de l'artiste Z, en 1995 j'achète son cd et maintenant j'achète le même produit en DVD Audio. Résultat j'ai payé 3 x le même droit d'auteur et ca tout le monde s'en branle. J'évite d'ajouter le vynil ;-) sinon ca pourrait faire 4x. C'est la même problèmatique avec la cassette vhs, le dvd et maintenant le hd-dvd ou bluray.

Tartiflou
Le 29 Mars 2007 à 11h27
 


Ce ne sont pas les mêmes. Et tu ne paies pas que les droits d'auteur lorsque tu achètes un CD ou un DVD, il y a également les droits voisins.
bile666
Le 29 Mars 2007 à 12h19


Je suis bien d'accord de payer tous les frais relatifs au pressage du nouveau support, mais pas les droits qui ont déjà été payé lors du premier achat ;-)
DerKraKen
Le 29 Mars 2007 à 12h21
 


Et quand on achete plus on ne paye plus!
http://www.odebi.org/boycothon/
http://www.mepis-france.org/forum/viewtopic.php?t=1654
BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!BOYCOTT!
Voir ici pour plus de précisions sur le concept de boycott:
http://steveproulx.typepad.com/steve_proul...i_du_plus_.html
Kad Redal
Le 29 Mars 2007 à 12h44
Tartiflou,

La question du double paiement est assez simple à comprendre. Les DRM visent à contrôler un nombre de copies maximum. Théoriquement, il est interdit et même impossible de réaliser davantage de copies que le nombre autorisé. Donc la Commission considère que le coût ressenti des copies autorisées est pris en compte dans le calcul du prix du fichier avec DRM. On ne peut pas le faire payer à la fois dans le prix du fichier (ce qui est la voie "naturelle" et socialement juste) et dans une taxe imposée aux supports vierges (ce qui n'est pas juste puisqu'on ne peut préjuger de l'utilisation du support).
bile666
Le 29 Mars 2007 à 13h55
Le raisonnement de la commission me parait être des plus logiques.
Makhno
Le 29 Mars 2007 à 14h01
 

Tu te trompes tu n'as jamais payé le droit d'auteur, le droit de reproduction, c'est le producteur qui l'a payé. Tu ne paies que pour une cassette, un CD, un DVD, un bout de plastique (cf. une autre de mes réponses au début de la discussion). Je sais que c'est difficile à comprendre mais c'est ainsi.
TotoRhino
Le 29 Mars 2007 à 14h38

Mais c'est encore oublier que les émissions TV commencent à être DRMisées et ce fait présage le visage de l'audiovisuel de demain : DRM pour tous médias diffusés ! Sauf peut être les pub (sic) et encore...
Qui viendra alors se soucier de la légitimité de cette taxe ?
Il faut être aveugle pour ne pas voir que la tendance va vers l'augmentation/généralisation de cette taxe et parallèlement à la diminution des possibilités de copies du consommateur.
Car il n'y a aucune obligation envers les majors pour laisser une possibilité de copie pour le consommateur/acheteur, si elle ne veut pas, il ne pourra faire de copie.
Sur ce point précis, la loi ne va que dans un sens et c'est bien le problème.
Tartiflou
Le 29 Mars 2007 à 14h41
 


Si les DRM empêchent la copie privée des émissions de TV, c'est contraire à la loi et il faut le signaler au CSA.
supertoine
Le 29 Mars 2007 à 14h59
 


Ben, bon courage, parce que que si le nombre de copie autorisée pour une émission télé est de 0, tu l'a dans le Q.
Kad Redal
Le 29 Mars 2007 à 15h08
Tartiflou a raison, la loi DADVSI interdit l'interdiction de la copie des émissions TV. Mais elle n'interdit pas une DRMisation partielle. Cf :

http://www.ratiatum.com/news4241_Multipost...loi_DADVSI.html
wazaman
Le 29 Mars 2007 à 15h28
Si on résume, tout ça n'est bien entendu qu'une histoire de POGNON
TotoRhino
Le 29 Mars 2007 à 15h38
Arf, l'est allé plus vite que moi le Kad .

C'est là où je voulais en venir. La tendance est là, l'affaire de TF1 en est la preuve et la généralisation du "tout numérique" rend les choses tellement plus faciles...
Et comme la loi n'autorise pas les distributeurs de services de télévision à DRMiser leur émissions, que voit-on fleurir ? La VOD : Clic !
N'est ce pas une façon de contourner la loi que de créer des services de ce type sous l'effigie d'une chaîne commerciale comme TF1 ? Franchement, je trouve ça bien douteux et je ne serait pas étonné de voir demain les films disparaitrent des émissions télévisées avec comme seule possibilité pour le téléspectateur de payer (en plus) une VOD qui lui interdira ainsi toute copie en toute légalité...
bile666
Le 29 Mars 2007 à 16h20


Le producteur a payé, mais ce montant n'est-il pas inclu dans le support vendu ? Dans ce cas, je suppose que lui ne le reppaie pas lorsqu'il l'adapte à un nouveau contenant ou alors c'est lui qui se fait avoir. S'il le repaie, dans ce cas, je retrouve ce montant à nouveau inclu dans le prix de mon support.
Aldoo
Le 29 Mars 2007 à 17h27
 


Donc tu es pour la licence globale et contre la taxe sur les supports vierges ? Pourtant, ces deux redevances sont de même nature : on taxe un média qui peut servir à autre chose qu'échanger des œuvres protégées par le droit d'auteur.

Il faudrait que tu clarifies un peu ta position. Qu'est-ce qui fait qu'une taxe est acceptable, mais pas l'autre ? (en laissant de côté le fait qu'aujourd'hui, aucune des deux n'est acceptable si on n'autorise pas la copie privée dans la pratique)

---suit une réflexion personnelle sur la rémunération de la création culturelle et artistique---

Personnellement je trouve que la question est épineuse : en effet, le paiement à l'unité ne peut vraiment fonctionner qu'avec des DRM, or je trouve cette option inacceptable, car c'est laisser le contrôle de nos équipements multimédia à un tiers. C'est anti-intéropérabilité, anti-libre, et anti-liberté privée.
Si on n'utilise pas de DRM (et même avec, en fait), la copie privée (ou pas si privée que ça !) sera donc possible et naturelle, qu'elle soit légale ou non. Le bon sens voudrait qu'on cherche une solution "juste" pour la dépénaliser (on ne va pas courir sans arrêt après des P2Piste... ça ne mène à rien !). "Juste", veut dire maximisant le profit général : permettre la production et la diffusion maximales d'œuvres culturelles (car tout le monde est d'accord que cela est profitable à notre société).
La diffusion est désormais facile, mais la production reste relativement coûteuse et nécessaire à la diffusion. Si on autorise la copie non contrôlée, il faut donc un moyen de rémunérer la production sous peine de tarir la source. En l'absence de contrôles systématiques, il s'agira forcément d'une taxe ou d'une redevance.

Donc j'en suis à ce point : il est nécessaire qu'il existe une taxe pour rémunérer la création culturelle. Mais tant qu'à faire, il serait juste que ce soient les plus gros consommateurs qui payent le plus. Vœu pieu, évidemment, puisqu'il s'agit d'une redevance et non d'un paiement à l'acte, mais il s'agit d'une ligne de conduite pour asseoir cette taxe.
Taxe sur les abonnements haut-débit, pourquoi pas. Taxe sur les CD et DVD vierges, pourquoi pas. Taxer les graveurs de supports optiques, pourquoi pas. Taxer les disques durs... ça commence à être tendancieux : les PC ont eu besoin de disque dur depuis des décennies, bien avant le téléchargement de masse ! Taxer ce qui en premier lieu sert à autre chose que de support d'œuvres culturelles est un exemple de taxe injuste.
De même les abo haut débit, les CD et DVD peuvent servir à de nombreuses autres activités... Il faudrait donc prévoir des cas d'exonération (la plupart étrangement refusés lors des débats sur DADVSI à l'assemblée !) : utilisation dans un cadre professionnel ou associatif, hébergement d'un site web justifiant un certain trafic, etc...

Mais bon, je ne vois pas trop en quoi la taxe sur les CD et DVD serait plus injuste que la licence globale, pour en revenir à ce que je disais au début. Les deux sont injustes mais font partie des moins mauvaises solutions.
Remix
Le 29 Mars 2007 à 18h17
 


Hum, voilà un échange très intéressant sur le plan juridique.
Reste qu'il me semble que la copie privée est par définition privée, tandis que le p2p est par définition de l'échange, et donc de la communication publique.
Deux grands systèmes s'offrent à nous pour rémunérer la création : soit de contrôler toutes les utilisations (c'est les DRM + MTP partout), soit le forfait global.

Mais pourquoi faudrait-il être extrémiste, tout d'un côté, ou tout de l'autre ? Pourquoi ne serait-il pas possible, de trouver un "ordre juste", entre le "tout est permis en échange de quelques euro par mois" et "le tout est interdit sauf si vous payez à l'acte".
En ce sens, cette initiative des 50 pour la défense de la copie privée me semble tout à fait judicieuse, et absolument pas contradictoire avec le refus de la licence globale.

Il est évident que le système fonctionne sur de grands équilibres. Ceux-ci peuvent évoluer avec le temps et le développement de nouveaux modèles. Mais attention à ne pas faire trop de cartésianisme, voir d'idéologie, sans comprendre que les industries culturelles sont protéiformes et qu'elles devront, quoi qu'il en soit, s'appuyer sur des modèles multiples pour permettre le développement d'artistes qui sont, ne l'oublions pas, des humains et pas des produits.
Kad Redal
Le 29 Mars 2007 à 18h59


Attention j'exposais là le point de vue de la Commission, ça ne veut pas dire que je le partage, seulement il a sa logique dans son cadre de pensée à elle. Pour ma part, je trouve que l'on peut accepter un certain niveau d'injustice si la taxe payée crée une paix et un progrès social. Si elle légalise la mise à disposition des oeuvres, alors je ne n'ai rien contre la taxe, bien au contraire. Et je suis pour qu'elle s'applique non pas sur tous les accès internet et basta, mais en petite partie sur l'accès internet, en petite partie sur les baladeurs MP3, en petite partie sur les écrans de TV plasma, etc. Sur tout ce qui prend de la valeur grâce à l'échange des oeuvres culturelles.
C'est injuste pour ceux qui payent sans profiter de cet échange, mais c'est une injustice du même type que celle qui fait payer les écoles à ceux qui n'ont pas d'enfant, payer les routes à ceux qui ne font pas de voiture, etc., etc. C'est une vision de la culture à la croisée du droit privé et du service public.
Le v&ea...
Le 29 Mars 2007 à 19h05


Elle pourrait sembler judicieuse si la plupart de ces 50 n'avaient pas auparavant appuyé les majors et l'industrie informatique pour l'application de la copie contrôlée et des DRMs.
Une licence globale pour rémunérer les artstes plus une redevance sur la copie privée pour la création artistique me semble juste. Ce qui se fait aujourd'hui ne l'es pas !! Limiter au maximum la copie privée et dans le même temps étendre la redevance idoine est malhonnête, c'était le propos de Kad il me semble.
La création artistique en France n'es plus libre, les majors et les Apple, Microsoft, Sony sont gagnant sur toute la ligne. Je trouve ça dommage pour la culture, mais je dit: "Bien fait pour les artistes !!!". Pendant les débat sur la loi DADVSI, beaucoup de gens leurs ont signalé voire crier dans les oreilles ce qu'ils risquaient. Mais basta !! Ils ont opté pour moins de liberté et plus de fric et aujourd'hui, il semble qu'ils n'auront ni l'un ni l'autre. A avoir les yeux plus gros que le ventre, ils se sont fait avoir. Beaucoup d'artistes ont laissé à ces 50 et aux majors le soin de réfléchir à leur place, à croire qu'ils vivent dans le pays des bisounours.
discofreak
Le 29 Mars 2007 à 20h53
Le MONDE reprend la news de Rat' ("Ratiatum, le site d'information francophone de référence sur la distribution des contenus numériques sur Internet"):

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-867637,0.html
Makhno
Le 29 Mars 2007 à 21h10
 

Il repaie pour chaque nouvelle utilisation qui doit faire l'objet d'une nouvelle autorisation avec nouveau contrat. Cela les ennuie beaucoup. Ils préféreraient de loin un système analogue au Copyright anglo-saxon : payer une fois signer un contrat et faire ce qu'ils veulent ensuite. Ils sont en train d'essayer de négocier la possibilité de signer de tels contrats pour les interprètes avec des syndicats. La SPEDIDAM s'y oppose et fait circuler une pétition. Bien sûr personne n'en parle. Mais c'est bien la tendance : copyrightisation larvée du système. DADVSI en fait partie et maintenant la disparition de la redevance pour copie privée.

Car il ne faut pas se leurrer, une fois la taxe disparue c'est la copie privée qui ne sera plus autorisée : vous voulez copier pour votre usage personnel, mais vous ne pouvez pas, vous ne payez pas ou alors payez au coup par coup, par DRMs interposés. C'est pourquoi ma position est de ne pas demander la disparition de la redevance mais de faire respecter l'usage privé en exigeant l'extension de l'exception. Bien sûr les gogos tombent dans le piège tendu par l'industrie des loisirs, des supports et de l'informatique.
Jailbreak
Le 31 Mars 2007 à 16h08


Les artistes qui ont eus la paroles ont étés ceux qui étaient pour la motion, les autres, ont eus consigne de se taire.

Et puis, un artiste qui est pas signé dans un gros label a 90% de chances en moins de se faire connaître…C'est marche ou crève…Les artistes ne sont pas à blâmer
Le v&ea...
Le 31 Mars 2007 à 17h20


Les artistes qui ont soutenus la motion au nom de leur petit contrat en faisant croire qu'ils protégeaient la culture, je les conchie !! Voila, ça, c'est fait.
Maintenant, je trouve fou que pendant les débats sur la loi DADVSI, on entendait seulement le public et les assocations qui le défend, car après tout cette loi concerne aussi l'avenir des artistes qui visiblement ne se sentaient que très peu concernés. Le "artistes" ne sont pas des gens qui vivent dans un monde à part. Ils sont aussi citoyens, voisins, consommateurs, public, électeurs, etc ... et en tant que tels, ils ont aussi des responsabilités face aux autres.
L'impression que tous ça me donne, c'est que ces "artistes" se foutaient des problèmes de leur public et que maintenant qu'ils se rendent compte que cela les concernent aussi, ils viennent pleurer sur la place public.
phylaine
Le 04 Avril 2007 à 15h18
 
Bonjour,

J'aimerai savoir pourquoi cette news n'est plus accessible autrement que par les caches svp.

Vous me direz que je suis bien curieuse mais un sujet qui fache et qui donne lieu à débat ... pas de raison de le cacher, à moins que ce soit un accident bien sur.

Cordialement.
Kad Redal
Le 04 Avril 2007 à 18h01
mops
Le 06 Avril 2007 à 00h51
Encore un troll+clone fraichement inscrit...
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