Après avoir rejeté l'idée de filtrer les vidéos sur son propre service de partage de vidéos en ligne, Microsoft décide finalement de faire confiance au prestataire américain Audible Magic. Un choix qui s'impose progressivement à toute l'industrie.

Microsoft retourne sa veste. La firme de Redmond avait écrit fin février aux principaux dirigeants de conglomérats de médias aux Etats-Unis pour indiquer son intention de ne pas filtrer les contenus vidéos présents sur Soapbox, son service de partage concurrent de YouTube. Face à l’absence de solution technique viable, Microsoft disait préférer travailler à l’élaboration d’un système simplifié et accéléré de « notice and take down », la procédure qui permet aux ayant droits de notifier des contenus piratés pour les faire retirer. Mais vendredi dernier, coup de théatre.

Ensemble avec AOL, Yahoo et MySpace, Microsoft a décidé de suivre l’initiative de News Corp et NBC Universal et de créer un vaste consortium pour apporter une alternative à YouTube et surtout au piratage. Comme nous le disions alors, Microsoft s’est engagé à fermer immédiatement son service Soapbox, le temps de mettre en place une solution de filtrage des vidéos. Celle-là même qui n’était pas viable quelques semaines plus tôt.

Lundi, Microsoft a donc confirmé son choix pour Audible Magic, le principal fournisseur de solutions de filtrage aux Etats-Unis. La société, qui a des liens très étroits avec la RIAA (Association Américaine de l’Industrie du Disque) s’était d’abord fait connaître pour s’être souvent imposée aux éditeurs de logiciels de P2P qui acceptent bon gré mal gré de filtrer le téléchargement de MP3. Mais depuis quelques mois, les annonces s’enchaînent dans le web 2.0 et le partage de vidéos en ligne. La firme a notamment signé des accords avec MySpace, GoFish, Grouper, Break.com, MTV Networks, YouTube et Dailymotion.

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