On connaisssait déjà les rapports plus ou moins ambigus que Microsoft entretenait avec le piratage. La compagnie semble désormais ne plus vraiment s’en cacher. Jeff Raikes, le président de la division affaires de Microsoft, a en effet récemment déclaré que si un utilisateur était amené à cracker un logiciel, elle préfererait que ça soit un logiciel de Microsoft.

D’abord, la firme de Bill Gates ne se leurre pas sur le fait que les utilisateurs de ses logiciels piratés ont potentiellement plus de chance de s’enregistrer légalement. La politique de la compagnie, selon Raikes, serait donc de pousser ses utilisateurs à s’enregistrer, mais sans le faire de manière trop « brusque » pour ne pas perdre une part valable de sa base de consommateurs.

Il faut aussi voir dans cette optique une façon de réagir au fait que de plus en plus d’institutions consommatrices de logiciels envisagent de passer à des systèmes d’exploitation gratuit, comme Linux. Et c’est particulièrement le cas en Russie, où les écoles projetent, selon Yehuda Berlinger, de laisser tomber Windows pour ne pas connaître les mêmes déboires juridiques qu’un professeur avait subi, lorsqu’il s’était vu poursuivi pour avoir installé des versions piratés de Windows dans son établissement.

C’est en tout cas la première fois qu’une firme comme Microsoft avoue, contre toute langue de bois, que le piratage est bénéfique pour sa stratégie de développement.

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