Un océan les sépare mais le peer-to-peer les rapproche. A chaque côté de l’Atlantique sa grand-mère poursuivie par les maisons de disques parce qu’elles ont été prises en flagrant délit de consommation musicale illicite sur Internet. Aux Etats-Unis, la RIAA avait finalement abandonné ses poursuites contre Sarah Seabury Ward, une dame âgée de 66 ans visiblement peu au fait de l’informatique. En France, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) ira jusqu’au bout contre une autre grand-mère, de 66 ans également. Elle est poursuivie pour avoir téléchargé 2.889 fichiers, la SCPP demandant 2 euros de dommages et intérêt par fichier téléchargé (995 fichiers concernait ses membres). Finalement le procureur du correctionnel de Montauban s’en est tenu à la réquisition d’une simple « confiscation des objets saisis », estimant que le téléchargement de musique ne devait pas conduire « à une mise au pilori ».
Le jugement a été mis en délibéré au 9 mars. Pour les circonstances atténuantes, l’avocat de l’accusée a indiqué que sa cliente s’était rendue à quatre concerts de Johnny Halliday et qu’elle avait acheté 150 CD récents. « Elle aurait dû avoir conscience que la production artistique a un prix », a rappelé la SCPP. C’était sans doute le cas…

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