L’exemple américain a prouvé que les actions judiciaires même par milliers contre les P2Pistes n’avaient pas l’impact souhaité sur le téléchargement, et surtout sur les ventes. En annonçant une baisse de 10,7 % de son chiffre d’affaires de gros, le SNEP a pourtant indiqué par ailleurs qu’il reprendrait ses actions judiciaires contre les particuliers en France. Il souhaite aussi et surtout s’attaquer aux « opérateurs techniques », ce qu’il a d’ailleurs commencé en menaçant les serveurs eDonkey français. Le SNEP refuse ainsi de croire que ces actions incitent un nombre croissant de consommateurs à refuser l’achat de disques lorsqu’ils sont libellés par EMI, Warner, Sony BMG ou Universal, ses quatre principaux membres. Il feint d’oublier surtout que les principaux « opérateurs techniques » aujourd’hui sont insaisissables. Il s’agit de la communauté open-source derrière eMule, BitTorrent, LimeWire et bien d’autres… Après des années de destruction, il faudra bien du temps à l’industrie du disque pour redorer son image auprès du public. Ca devient pourtant jour après jour une nécessité.

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