VirginMega l'a promis, VirginMega l'a fait. Enfin une grande plate-forme de musique en ligne française ose vendre de la musique non verrouillée à ses clients. Une première en France, à saluer, et à imiter.

Comme l’indique ce lundi notre confrère Clubic, la plate-forme en ligne des Virgin Megastores lance aujourd’hui 200.000 titres au format MP3, compatibles avec la totalité des baladeurs MP3 du marché. Il y a trois mois, Virgin lançait déjà son premier titre sans DRM. Finis les problèmes d’interopérabilité, les licences à gérer ou les copies contrôlées jusque dans l’intimité du foyer. Mais la grande difficulté pour VirginMega sera maintenant de réussir à mettre en valeur cette offre bénéfique pour tout le monde sans dévaloriser pour autant le reste de son catalogue, qui constitue encore l’essentiel de l’offre disponible.

Car si VirginMega lance 200.000 titres au format MP3, c’est uniquement grâce à l’apport de catalogues indépendants dont celui du label V2 (Nada Surf, Anaïs, TTC, Jean-Louis Murat, Django Reinhardt, The Pipettes…). Les quatre majors (Universal, Sony-BMG, EMI et Warner) restent pour le moment solidement accrochées à leurs verous, même s’il se murmure au sein même de VirginMega qu’au moins l’une d’entre elles pourrait changer d’avis dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Il est donc très difficile pour VirginMega de faire la promotion de son offre de fichiers MP3 sans DRM, car il lui faut trouver un message qui valorise le MP3 sans dénigrer ce qui reste encore l’essentiel du catalogue composé des œuvres des artistes les plus populaires. Il est sans doute encore plus difficile de dire à ses clients habituels qu’ils se sont jusqu’ici fait avoir en achetant de la musique qu’ils ne peuvent pas écouter et transférer librement sur n’importe quel appareil…

C’est pourquoi VirginMega se fait encore très discret sur l’apparition de cette offre, qui n’est mise en avant ni sur la page d’accueil du site ni à travers un filtre sur le moteur de recherche de la plate-forme. Pour le consommateur, l’apparition de l’offre est quasi invisible. Les fichiers vendus le sont au prix habituel de 99 centimes par titre. « On vend mieux sans DRM », nous concédait pourtant le directeur de VirginMega.fr Julien Ulrich, au moment où la plate-forme sortait son premier MP3. Dommage que les majors ne l’aient pas encore compris.

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