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EMI change d'équipe pour affronter ses difficultés
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 12 Janvier 2007 à 16h04 -
posté dans High-Tech
Rien ne va plus pour EMI. La maison de disques britannique, troisième du marché mondial et poids lourd de l'industrie musicale, a lancé un avertissement sur ses résultats annuels et perd ses deux têtes dirigeantes et prévoit un plan de restructuration. Le PDG Alain Levy et le vice-président David Munns ont été, comme le veut la formule, remerciés de leurs bons et loyaux services à la tête de EMI Music. Eric Nicoli, le président de EMI Group depuis juillet 1999, prendra également les fonctions de Directeur général d'EMI Group, et supervisera les activités d'EMI Music en attendant de probables nouvelles nomination. Ce coup de balai à la direction de la maison de disques est la conséquence de résultats financiers particulièrement mauvais."La performance d'EMI Music au second semestre est à ce jour, en termes de chiffre d'affaires et de résultats, en deçà des attentes", a indiqué le groupe dans un communiqué. EMI lance un avertissement sur ses résultats et prévoit une baisse de 6 à 10 % de ses revenus d'activité musicale pour l'exercice 2006-2007. En conséquence, le titre en bourse décroche de près de 7 % depuis ce vendredi matin. Pour se récupérer, EMI Group annonce vouloir économiser 110 millions de livres par an, soit 164,7 millions d'euros, notamment par un plan massif de restructuration et donc des licenciements. Mais au delà de ces solutions froidement mathématiques, le groupe a-t-il les ressources et l'envie de redresser une société qui subit de plein fouet la transition technologique et un secteur des loisirs de plus en plus concurrentiel ? Une chance pour un nouveau départ ou le début d'une fin Actuellement chez EMI, une grande partie du personnel encadrant doute de son avenir. D'abord des discussions de fusion avec Warner Music ont échoué, en partie suite à la sanction du tribunal d'instance des communautés européennes contre la fusion entre Sony et BMG, et en partie à cause d'une valorisation très difficile des deux maisons de disques. Ensuite, le fonds Permira qui avait tenté une acquisition de EMI Music s'est heurté à un mur lorsque le Conseil d'administration a rejeté l'offre émise. Peut-être Alain Levy et David Munns payent-ils aussi leur égo et le fait d'avoir manqué une occasion rêvée. Car selon certaines sources, les employés d'EMI n'attendent plus que cela : être enfin racheté. Mais EMI a tout de même la possibilité de rebondir. Comme le montraient les résultats du premier semestre, le groupe a pris du retard sur le numérique. Mais c'est peut-être pour EMI le moment idéal pour enfin prendre le risque d'innover, et de laisser ses trois concurrents internationaux (Universal, Sony-BMG et Warner) rester les seuls à vendre de la musique avec DRM. Le britannique ne peut-il pas être cette major mystère dont l'on dit ci et là qu'elle pourrait dans les semaines à venir lancer une offre à base de fichiers MP3 non verrouillés ? Celle qui se dit être (non sans humour sans doute) la "plus grande maison de disques indépendante du monde" a déjà fait un petit pas dans cette direction en officialisant l'abandon des sytèmes de protection anti-copie sur ses CD. Surtout, elle a été la première à vendre un album au format MP3 sans DRM avec le disque Thinking About You de Norah Jones, vendu sans protection par Yahoo Music. Pour EMI, l'année 2007 est une chance à saisir pour prendre un nouveau départ et saisir à pleines mains les chances du numériques. Il lui faut exploiter les outils qu'elle possède déjà comme le très bon TuneGlue, et mettre en valeur ses talents. Sur ce dernier point, la seule ombre au tableau est dénommée Barney Wragg. Après cinq années passées au service d'Universal Music, Wragg a été débauché par EMI en août 2006 pour piloter les orentiations numériques du groupe. Or Barney Wragg est un grand amateur des DRM et fut un des hommes clés de l'initiative SDMI dans les années 1990. De l'influence de Barney Wragg ou de l'évolution de ses convictions dépendent sans doute en partie l'avenir de EMI. En attendant, le plan d'économie annoncé peut faire craindre le pire sur les risques artistiques que prendront les divisions nationales. En France, EMI France met en avant sa culture du risque et la valorisation des artistes pour se différencier d'Universal Music. Saura-t-elle éviter de tomber dans la Crazy Frog Academy ? Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «EMI change d'équipe pour affronter ses difficultés»
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neo2004pf
(Banni) le 13/01/2007 à 01:21
A force de prendre les consommateurs simultanément comme des vaches à lait à traire quotidiennement jusqu'à la dernière goutte et des criminels, il fallait bien qu'ils finissent un jour par se prendre un méchant retour de manivelle dans la tronche. Voilà qui est fait. Espérons que cela leur servira de leçon.
![]() deusirae > En fait non les marques Virgin et le label Virgin ont été dissociés il y a plusieurs années, lors de la revente de Virgin Records à EMI.
![]() Au temps pour moi...
Par contre, recherche faite, la pauvre maison de disque est ultra déficitaire et risque de disparaitre si elle continue à perdre autant d'argent... A moins que ce ne soit qu'une stratégie d'augmentation des bénéfices, je sais pas, je suis pas assez bon en anglais pour traduire ce qu'on trouve ici
A moins qu'il ne s'agisse que de la branche musique :
[message édité par deusirae le 15/01/2007 à 15:29
]
Vive le capitalisme!!!!!
Pour la petite histoire Emi est le résultat de la fusion de PATHE et Virgin music(pas les magasins). A l'époque chacune de ces maisons de disques faisait plus de 10% de part de marché. Lors de la fusion, ils ont virés. Un certains nombre d'artistes. Un certains nombre de collaborateurs, force de vente (car le rendement à grande vitesse c la baisse de la masse salariale.) Ils ont dés cette fusion cesser tout developpement d'artiste. Ils ont investi un maximum sur un ou deux artistes (surtout 1) COLDPLAY. Aussi bon qu'il soit ce groupe ne peut pas faire tourner une maison de disques. Un label à peine.... Résultat aujourd'hui il représente 5 à 6% de part de marché. A+ Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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et tu crois sans doute , kad que si EMI proposait des music en ligne sans DRM, elle irait mieux.
les internautes se precipiteraient tous dessus, pour enfin pouvoir payer de la musique mp3
alors qu'ils l'ont tous deja acquise gratuitement.
non mais franchement, arrete de delirer.
c'est sur que les internautes revent et ont envie de pouvoir payer mais les mechantes majors les en empechent!
et combien de gens ont conscience de l'existence meme des DRM, et parmis ceux là, combien ont conscience, reellement de ce que cela implique?
alors là non, pas bon debaras du tout, moi, ca me fend le coeur.
car s'il existe bien UNE major, un peu plus "underground" que les autres, c'est bien EMI
deja parceque son catalogue est riche et qu'elle detient des labels comme capitol, virgin et hostile
ensuite parce qu'elle est la seule a ne faire a ma connaissance que de la musique
elle ne se prostitue ni a la telephonie mobile, ni à la télé, ni aux FAI
=>elle n'a donc pas d'autres sources de revenus
elle n'a jamais non plus developé la star'ac, ca c'est universal qui s'en charge.
on lui doit quand meme, beatles, rolling stones, sinatra, pink floyd, radiohead, nat king coles, animals, placebo, coldplay ...
selon la logique du p2p, qui rejete les models de grosse consommation, elle devrait etre la derniere à disparaitre
or elle risque d'etre la premiere
ce qui montre, une fois de plus, que le p2p favorise l'essor des produits de grosse consommation
(de toute facon, le p2p n'est il pas une sorte de boulémie musicale, genre je me goinfre, sans rien deguster)
a la fin, il ne restera que P.negre et ses 80.000 Euros mensuels produisant une version transe du petit papa noel pour les beaufs enfarinés de la planete , alors que les vrais musiciens, feront la manche dans les catacombes en jouant sur des bidons et soufflant dans des canettes de biere!
et le papa noel, il disparaitra pas, et en plus passera en boucle sur l'unique radio mondiale.
le terme bon debarras est nullissime au possible et montre bien, la haine sans scrupule et infondée que vous pouvez avoir
(à moins que ce ne soit de l'humour noir, dans ce cas il est si noir, qu'il est invisible)
franchement, celestus, j'ai du respect pour toi, de part nos discussions passés (et futures j'espere)
et par les posts que tu laisses en general, mais là j'ai bien envie de t'insulter.
J'ai été très surpris par plusieurs de mes ami(e)s n'y connaissant absolument rien à l'informatique (et même pas eMule
Me dire qu'ils avaient acheté quelques chansons sur tel ou tel site, mais qu'ils avaient arrêté au bout de quelques chansons (10/12) parce qu'ils ne pouvaient pas les lire sur leur lecteur MP3/chaine hifi sans faire tout une série de manipulations (notemment passer par le gravage d'un CD pour pouvoir convertir en mp3 !!!)...
Et oui, les DRM, ça embète même ceux qui ne savent pas ce que c'est (je leur ai quand même expliqué... et je crois qu'il ne recommenceront jamais !)
http://musique.fing....P_GChampeau.pdf
Sympa d'avoir retenu ça
Sur le site EMI france on trouve pourtant un lien nommé : téléchargez les sonneries de nos artistes, qui envoie vers cette page où l'on nous demande d'apeller un N° surtaxé (1€ par evoi + prix du SMS, service en 3 sms).
Quand à la non prostitution, on parle bien de la Major qui détient Virgin non ? Virgin Mobile pour la téléphonie, Virgin qui distribue des bons d'achats dans les couloirs de l'assemblée...
Ho la gentille maison de disques
C'est marrant, tout compte fait on pourrait dire : "Vive RDDV et DADVSI" !
Grâce à cette loi à la con, le P2P se porte à merveille, les NG également, le P2P privé se développe de façon exponentielle et plus personne ne veut acheter de la musique. Chapeau
Vous en rêviez, RDDV l'a fait
Je plussoie allègrement. J'ai toujours été convaincu que le conservatisme forcené des majors et la criminalisation du p2p allaient bien finir par inciter les consommateurs à diminuer drastiquement leurs achats de disques et à se tourner de plus en plus vers les réseaux de p2p cryptés pour avoir la paix. Je constate que je mets dans le mille depuis le début. Maintenant que le processus est bien amorcé, ça ne va pas être facile de revenir en arrière.
En effet les ventes de disque ont chuté vertigineusement au deuxième semestre 2006 alors qu'il y a eu une forte hausse au premier semestre. Par ailleurs les réseaux de p2p crypté sont de plus en plus populaires. Et que s'est-il passé au début du second semestre ? La promulgation de la loi DADVSI. On ne me fera pas croire qu'il s'agit d'une coincidence.