CNet vient de publier sur son site un tableau récapitulatif de tous les spywares existants sur le marché. On remarque que les plus connus ne sont pas toujours les plus dangereux...

Pour rappel, les spywares et autres adwares sont des modules qui viennent se nicher au coeur d’un logiciel pour diffuser de la publicité et/ou espionner votre comportement sur Internet. L’affaire Kazaa qui a éclaté recemment a donné lieu à une mini-psychose sur le réseau. Les logiciels de peer-to-peer commencent même maintenant à faire leur politique marketing autour de l’absence de spyware.
On a ainsi vu iMesh sortir hier sa dernière version 3.1, et aborer fièrement sur son site officiel un logo « No Spyware ». Ce logo est d’ailleurs encore contesté puisque Cydoor est toujours présent.

C’est ainsi que Cnet a établi un tableau comparatif des différents spywares exisants, à l’aide de 6 critères : demande d’installation, diffusion de bannières, diffusion de popups, enregistrement de votre activité de surf, collecte d’informations personnelles et activité de l’entreprise réceptrice (car certains spywares renvoient vers des sociétés désormais inexistantes). Il en ressort que les plus « dangereux » sont :
– Blackstone Data TransponderVX2
– FTapp/FlashTrack
– SaveNow
– Web3000

Notons que Brilliant Digital Entertainment (BDE), qui a été l’objet du scandale de Kazaa, échappe de peu à la note de 10/10 de dangerosité, parce qu’il n’envoie pas de pop-ups.

Nous pouvons dégager quelques informations sur les spywares les plus connus dans le peer-to-peer :

– on s’aperçoit que cydoor ne fait que diffuser de la publicité sans relever d’informations sur votre navigation
Gator a tous les défauts, sauf celui de s’installer sans votre permission (dire que certains la donnent encore…)
– Le très méprisé Onflow est quant à lui un spyware pur-sang puisqu’il ne n’a pour unique rôle que de relever des informations sur vos petites manies.
Radiate (Aureate) fait tout l’inverse puisqu’à l’instar de cydoor, il ne fait que diffuser des bannières, avec l’avantage de ne pas s’installer sans autorisation.
– Enfin le très connu Webhancer ne fait que relever, sans autorisation, vos habitudes de surf.

Des remèdes simples mais efficaces

Pour le reste des spywares, vous pouvez vous reporter au tableau établi par Cnet : http://download.com.com/1200-20-884830.html?tag=sptlt

En conclusion, tous les soit-disants spywares ne sont pas dangereux. Il faut d’ailleurs songer à ne pas retirer trop vite certains d’entre eux qui ne font que diffuser de la publicité. N’oublions pas que pour beaucoup de logiciels, la publicité est la source unique de revenus.
Pour les autres, vous pouvez installer Ad-aware qui, régulièrement mis à jour, nettoiera vos logiciels de toute impureté.

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