Un agent au service des artistes en Creative Commons

Guillaume Champeau - publié le Mardi 14 Novembre 2006 à 11h09 - posté dans High-Tech

C'est un nouveau venu sur la scène artistique française. Une nouvelle profession : agent d'artistes créateurs d'oeuvres libres. CreativePeers est né avec l'envie de faire de la liberté un principe qui n'est pas incompatible avec la rémunération de l'auteur...

Christophe Gontier est montpellierin. Ancien élève de l'EPITA, prestigieuse école d'informatique parisienne, il est avant tout passionné par la musique et comprend très tôt que "l'avenir est à la liberté et non aux restrictions". Ca ne l'empêche pas, bien au contraire, de travailler sur un projet d'entreprise qui aura pour but de permettre aux artistes de trouver une rémunération autrement que dans la simple vente de leur musique ou de leurs créations aux particuliers.

C'est ainsi qu'après un an et demi de développement, il fonde CreativePeers avec une multitude d'idées pour assurer un modèle économique viable à son entreprise et aux artistes. Il pense d'abord aux médias traditionnels, pour qui diffuser de la musique, des films ou de l'information gratuitement n'est pas un problème. Tous se servent des oeuvres pour attirer l'attention sur un contenu plutôt qu'un autre, et il doit être possible d'imaginer le même shéma sur Internet, sans nécessairement en passer par la publicité.

L'idée première de CreativePeers, c'est de servir de "caisse de dépôt" aux auteurs qui veulent certifier être les créateurs d'une oeuvre licenciée en Creative Commons. Il est en effet très facile pour un internaute peu scrupuleux de prendre une oeuvre protégée par le régime légal du droit d'auteur et d'y apposer en toute illégalité une licence Creative Commons. CreativePeers, pour assurer la sécurité juridique des exploitants d'oeuvres sous licences CC, certifie que l'oeuvre est bien attachée à un auteur dont l'identité a été relevée, et propose alors aux professionnels, éditeurs ou commerçants, d'exploiter les oeuvres dont les droits d'utilisation commerciale ont été réservés (c'est le cas classique des oeuvres sous licence Creative Commons by-nc-sa, utilisée notamment par Ratiatum).

Le matériel pour financer l'immatériel

En se glissant dans le costume d'agent artistique, CreativePeers se rémunère alors grâce à des commissions sur les ventes de catalogues. Le site prend par exemple 30 % pour toute exécution publique d'une oeuvre, en discothèque, en bar, ou chez un commerçant inscrit au registre du commerce. Il se réserve ensuite 18 % lorsqu'un contrat est négocié pour l'exploitation d'une oeuvre sur un support commercial enregistré. Les tarifs dépendant du type d'oeuvre, de leur durée, mais aussi d'un système original de points octroyés par les internautes. Plus une oeuvre a de points, plus elle est vendue chère. Pour attribuer un point, l'internaute doit envoyer un SMS dont le coût facturé est lui-même partagé avec l'auteur. Il est aussi possible d'acheter des packs de points, dont 70 % du prix est reversé aux auteurs.

De plus, CreativePeers propose à ses auteurs de monter une boutique en ligne où ils proposent chacun des produits de leur création. Ouvert à toutes les formes d'arts, le site propose par exemple les reproductions numériques des tableaux de l'artiste-peintre Bass, en Creative Commons, mais aussi à la vente des T-shirts confectionnés par l'artiste et même des tables gigognes. Pas question d'imiter eBay, puisque seuls des productions artisanales créées par le vendeur sont acceptées.

Le site n'est pas non plus ouvert à tout le monde. "Je ne suis pas YouTube", explique Christophe Gontier qui veut avant tout "croire en l'artiste pour pouvoir le défendre". Il s'adresse en particulier aux artistes qui vivent déjà de leur art mais cherchent de nouvelles façon de communiquer leurs oeuvres, en particulier à travers les licences Creative Commons...

Enfin, précisons que les oeuvres sont téléchargeables en P2P avec le protocole Dijjer mis au point par Ian Clarke, l'inventeur du célèbre réseau Freenet et de Ravver.
 
 
16
Commentaires à propos de Un agent au service des artistes en Creative Commons
 
bnflower
Le 14 Novembre 2006 à 13h06
Très intéréssant en effet Guillaume. Les Creative common se professionalisent et c'est une bonne chose. :)
cfg
Le 15 Novembre 2006 à 17h59
Professionalisation sans aucune formation. Pas d'école de commerce et pas d'école d'art. Ca serait de l'amateurisme total s'il n'y avait pas quelques facultés pour monter un site web avec 3 bouts de chandelles, et un gout prononcé pour monter des bizness tordus à base de vente de licence que personne ne lit.

Les artistes professionnels qui veulent vivre de leur talent vont ils se précipiter dans les bras d'un amateur, sans fond, sans diplome, sans expérience. L'agent croit en eux, la belle affaire.

Coucou les artistes! si vous voulez bien me donner 30% je croirais en vous et je vous signerai un document certifiant que votre oeuvre n'est pas un film de boule. 50% si c'est un film de boule.

Ces agents sont à peine capables de gagner leur propre salaire. Faut aller voir des pros qui ont pignon sur rue, qui ont des réseaux, qui ont connu des succès et qui sont capables de critiquer et de monter un projet. Vous allez les reconnaitre, ils roulent en ferrari.
SIDI
Le 15 Novembre 2006 à 19h05
j'ai pas tout lut dans le détail, mais en fait c'est pas une majorisatation du CC qu'il propose là ? avec le risque de tomber dans les mêmes dérives que les autres ?
jambco62260
Le 16 Novembre 2006 à 19h09
30% !!! bordel c plus que les frais de gestion d'une société d'auteurs !!!!
où est l'interêt ???!!!!!
dastax
Le 16 Novembre 2006 à 20h05
Bonjour, je suis responsable du site CreativePeers et je voulais réagir à ces quelques reflexions.

'cfg', le 01/01/1970 - 01:00

Professionalisation sans aucune formation. Pas d'école de commerce et pas d'école d'art. Ca serait de l'amateurisme total s'il n'y avait pas quelques facultés pour monter un site web avec 3 bouts de chandelles, et un gout prononcé pour monter des bizness tordus à base de vente de licence que personne ne lit.

Il me semble que cette façon de voir les choses est un peu fataliste. C'est ce discours qui amène à dire que seul un guitariste peut faire de la guitare, seul un commerçant agréé 'commerçant label rouge' peut commercer, seul un Cuisinier peut faire de la cuisine etc ...
Je voulais donc préciser que malgré les prétentions que CreativePeers peut se donner, il apparait effectivement que c'est un ouvrage original et construit sur une initiative individuel.
Le but initial de la manoeuvre étant d'impulser un message: contrôler et réprimer l'échange de média entre particulier, n'est pas un avenir pour le numérique ...
Bien sur au jour d'aujourd'hui ce message est largement arrivé à la portée de tous (ou commence sérieusement à faire écho), mais il ne faut pas perdre de vue que l'idée de CreativePeers à germé en 2001 et que son développement à démarré en 2004, à l'époque il n'était pas simple de trouver des alliés à cette cause... La plupart me renvoyant le même genre de reflexions fatalistes.

Pour ce qui est du business tordu à base de vente de licence que personne ne lit, sâche que cette 'possibilité' de céder plus de droit aux commerciaux est mise en avant pour montrer "ce qui est possible", je me doute bien que les demandes d'autorisation d'utilisation commercial ne vont pas se manifester de si tôt .... MAIS la structure à PRE-VU ce cas.

'cfg', le 01/01/1970 - 01:00

Les artistes professionnels qui veulent vivre de leur talent vont ils se précipiter dans les bras d'un amateur, sans fond, sans diplome, sans expérience. L'agent croit en eux, la belle affaire.

CreativePeers cherche des artistes qui oeuvrent par passion et non par appat du gain, qui n'ont pas attendu d'être 'récupéré' pour faire leurs trucs, si chacun croit en soi c'est déjà un bon départ.

'cfg', le 01/01/1970 - 01:00

Coucou les artistes! si vous voulez bien me donner 30% je croirais en vous et je vous signerai un document certifiant que votre oeuvre n'est pas un film de boule. 50% si c'est un film de boule.

Ce n'est pas le deal qui est proposé, là encore tu vois ce que tu veux voir.
Je suis musicien depuis 12 ans maintenant, j'ai joué dans plusieurs groupe, et on à toujours tout fait par nous même. Personnelement j'ai toujours essayé d'amener mes compétences informatiques au service de mes passions (musique et univers artistique), je programme depuis 10ans et j'ai vu tourner les premiers divx en 99' j'ai largement eu le temps d'anticiper ce qu'il était possible de faire; donc, le but ici n'est pas de 'prendre 30%', pour pouvoir prétendre les prendre, je donne d'abord:
- L'inscription est gratuite
- le nombre et la taille des ouvrages publiables est 'illimité'
- les créatifs sont regroupés au lieu d'être éparpillé, pour émuler la créativité et le co-oeuvrage dans les univers les plus divers (FireHands en est UN exemple, fais marcher ton imagination)
- le créatif inscrit et publié peut créer sa propre boutique, et j'encourage le créatif à y vendre ses créations. Si il veut graver lui même son CD, le pakager de façon original (merde au boitier cristal), ou si il veut vendre ses originaux (pour un peintre), c'est possible. CreativePeers encourage la vente de produits 'non industrialisés'.
- le créatif touche un pourcentage sur les ventes de support de stockage numérique, relativement à son audience.

'cfg', le 01/01/1970 - 01:00

Ces agents sont à peine capables de gagner leur propre salaire. Faut aller voir des pros qui ont pignon sur rue, qui ont des réseaux, qui ont connu des succès et qui sont capables de critiquer et de monter un projet. Vous allez les reconnaitre, ils roulent en ferrari.

Et on reste dans un système de parvenus, ou la facilité, la grossiereté et l'ecrétage font loi, et ou la fraicheur de jugement est endormie.
Un réseau ça se construit avec des gens qui ont ENVIE, pas avec de l'argent.

Vraiment c'est en forgeant qu'on devient forgeron


PS: si tu as des compétences qui peuvent aider CreativePeers, tu peux y avoir ta place, l'entreprise est une EURL créée pour l'occasion, afin de s'insérer dans un système capitaliste, avoir une crédibilité vis à vis de ce système, et pouvoir en utiliser les structures POUR délivrer ce message de partage.
L'EURL peut être étendu en SARL pour peut que quelqu'un manifeste le désir d'apporter ses compétences parcequ'il y croit (pour lui et pour CreativePeers), et parcequ'il en a ENVIE.
A bon entendeur
PS2: quelques lien pour allumer tes lumières:
Manifest
Mission
Fais le toi même
dastax
Le 17 Novembre 2006 à 08h23
re ...
j'ai doucement shlassé hier avec mon post, je dois reconnaitre cfg que ta critique un peu rapide m'a fait réagir tête baissée ...
Du coup je n'ai même pas répondu à ceux qui le méritaient surement plus:
Déjà merci à Kad Redal pour son article, il est le premier à parler de CreativePeers sur le web de façon officielle, et je trouve que son article est plutôt bien en adéquation avec ce que je cherche à faire. Merci de ton écoute attentive et de la fidelité de ta retranscription.

Pour jambco62260 et SIDI qui se posent, somme toute, des questions légitimes je vous invite à consulter le contrat d'inscription pour créatif => http://creativepeers..._conditions.htm

Toutes les modalités qui lient le créatif et CreativePeers y sont normalement mentionnées.
Mais pour parler précisément des 30%, ce pourcentage ne s'applique qu'à un certains nombre de flux monnétaire issus du créatif, comme par exemple le reversement des points de crédit et les droits de diffusion, sachant que si ces flux existent à un un moment c'est parce que CreativePeers à apporté une structure permettant au créatif de les faire fonctionner, sachant que CreativePeers est le SEUL intermédiaire entre le créatif et les organismes de diffusion commerciaux (radio/presse/tv/sites web/commerces inscrits au registre du commerce).
Pour tout ce qui est exploitation des droits de reproduction sur un support (affiche, CD, livre ...) CreativePeers ne prend AUCUN pourcentage sauf bien sur si c'est CreativePeers qui produit ce support (avec l'accord préalable du créatif, s'entend), ou si le contrat entre les deux partis (commercial et créatif) est conclu sur la plateforme (18% dans ce cas)
Il y a également les boutiques créatives ou CreativePeers touche une commission de 18% (inférieur à une TVA que les indépendant n'ont généralement pas à reverser du reste)
Puis pour finir avec les flux monétaires qui concernent le créatif, CreativePeers reverse 20% de ses recettes sur les ventes de "support de stockage numérique" à l'ensemble de ses créatifs inscrits et publiés, relativement à leur rank.

Je pense avoir fait le tour ...
Evidemment le but de CreativePeers est de partager avec équité, croyez bien que si ces pourcentages devaient se montrer inéquitables, ils seraient immédiatement reconsidérés pour le devenir ou au moins le tenter.
Ce qui est écrit, bien qu'écrit n'est pas immuable, et si le bon sens l'exige, on efface et on recommence, ça ne fait pas pour autant d'instabilité, plutôt une danse... un peu comme marcher ...
Lors de la constitution de l'entreprise, ayant eu droit à un accompagnement pour le plan de financement, il apparraissait que prendre moins de 30% était suicidaire (je parlais de 18% au début on m'a rit au nez) ...
Tout ceci doit donc encore être éprouvé, histoire de voir ce qu'il en est vraiment. Il appartient à chacun de donner son point de vue pour faire tourner la roue.

voila si tout ça n'est pas clair, je suis content de peut être pouvoir vous en dire un peu plus

Bien à vous
--
christophe aka st@x
webmaster CreativePeers.(com|net|tv)
Julie_Kt
Le 17 Novembre 2006 à 19h30
D'abord, belle initiative et bon courage à l'initiateur du projet.
en parlant de réseaux et de compétences, il est vrai qu'en France, je crains une certaine défiance de la part des autres professionnels de la musique qui sont établis sur le milieu depuis longtemps, que dis-je, je ne crains pas, je suis même sûre de ce fait.

Mon ami et moi (il a aussi fait EPITA et l'ESRA, une école de cinéma) et ensemble on s'etait lancé dans la même aventure musicale en créant une société de production il y a trois ans, et qui a fermé en Aout dernier. On pensait fermement qu'avec notre propre réseau et notre propre expérience, on pouvait faire quelque chose de différent dans le milieu musical, ça n'a pas été le cas malheureusement : nous n'avons pas trouvé notre public, malgré le fait d'avoir le soutien d'un certain nombres d'artistes qui nous ont fait confiance.

il faut beaucoup de persévérance, et bien plus encore pour réussir...
dastax
Le 17 Novembre 2006 à 22h11
Salut Julie_Kt, merci pour tes encouragements :)
tu as probablement raison ... les milieux établis n'aiment pas le changement ... quel dommage !

Je compte sur ceux qui se lancent pour se passer de leurs services ...
Maintenant est peut être le bon moment pour lancer une telle initiative, tout le monde semble pouvoir l'accepter aujourd'hui ...
A propos de votre projet musical, ne pensez vous pas pouvoir le relancer ? Des petits labels yen a une foultitude qui tiennent bon la tôle ! quid de la persévérance ?! je trouve ça dommage de renoncer après 3ans, vous avez du vivre de sacrés embrouille pour en arriver là ...
mais la vie continue n'est ce pas ?!


il faut beaucoup de persévérance, et bien plus encore pour réussir...


je ne saurais en douter
cfg
Le 18 Novembre 2006 à 02h21
Julie_Kt> Mon ami et moi (il a aussi fait EPITA et l'ESRA, une école de cinéma) et ensemble on s'etait lancé dans la même aventure musicale en créant une société de production il y a trois ans, et qui a fermé en Aout dernier.

Quand on fait des études de cinéma et d'informatique, c'est pas pour se lancer dans la musique et dans le commerce.

La zique est sinistrée : on se fait désintégrer entre le P2P et les Majors. Y a pas d'espace pour vivoter. C'est hyperconcurrentiel, les labels établis en bavent pour survivre alors qu'ils ont un catalogue fournis. La zique, c'est la course à la promo, on se fout à poil à la staracadémie en se contorsionnant, toussa pour se faire cracher dessus. Déprimant.

Le cinéma ?
Ca marche les doigts dans le nez. N'importe quelle prod de télé réalité se vend à prix d'or. Disney se fait un max de blé pendant les fêtes de Noel et part bronzer en Floride le reste du temps. Plus de dessinateurs à payer, terminé les chinois et les intermittents du spectacle. Maintenant on fait tout en 3D avec des informaticiens et des algos stockés dans des databases. On se gorge de produits dérivés qui se vendent comme des petits pains. Même pas la peine d'innover, il suffit d'adapter des vieux bouquins, un roman, un conte de fée, une BD et ca marche les gens reconnaissent le produit et casquent.

Evidemment tout le monde ne peux pas cotoyer des stars de cinéma. En se lancant dans l'édition de Zique, c'est fou le nombre de people prometteurs qu'on arrive à rencontrer. De l'or en paillettes. Pas vraiment de l'or en barre.

Zyva Dastax, à Noël je vais acheter un Zune. T'en vends pas ?


> nous n'avons pas trouvé notre public, malgré le fait d'avoir le soutien d'un certain nombres d'artistes qui nous ont fait confiance.

Je crois que le public se base sur des labels, sur des genres.
Série noire, c'est des polars.
Blue note, c'est du jazz.
Island, c'est du reggae.
Harmonia mundi, c'est du classique.
Pléiade, c'est du papier bible.
Fluide glacial, c'est de la BD.
Robert, c'est le dico.
Pour avoir une reconnaissance, il ne suffit pas de faire de la promo, il faut un label, il faut une cohérence éditoriale, il faut faire des choix artistiques sur le contenu, sur le genre. C'est pas juste je te signe parce que j'y crois. Je te signe parce que j'y crois, ca s'apparente à un bluf, c'est une imposture. C'est une signature sur un chèque en bois.

Creative Commons ne fait jamais aucune discrimination sur le genre. Le pape de CC, Lessig est un juriste, il est pas compétent pour l'art. On en arrive à un catalogue qui a pour caractéristique d'être :
- completement informatisé du sol au plafond, tout online. sans âme.
- découpé en classe juridique cc-by-sa-etc
- un patchwork musical monstrueux.
- pleins de supers copains artistes qui veulent collaborer en mélangeant le jazz et la java, véritable hérésie.
- le public n'est pas ciblé. Jeunes, vieux, ados, enfants, on sait pas.
- la période des fêtes est zappée.
- La course au nombre d'oeuvre. Il s'agit d'avoir le max d'oeuvre à disposition comme si ca avait le moindre sens. Dans les boutiques du monde réel, le boutiquier gère un stock. Il apporte des nouveaux objets qu'il place en vitrine et il met au rebut des vieux trucs passé de mode. Gérer le stock limité, c'est détruire. Détruire c'est choisir. Choisir c'est créer.
- on s'émerveille sur des licences que personne ne lit.

N'oublies pas de passer mon bonjour à ton banquier Dastax. :-)
dastax
Le 18 Novembre 2006 à 04h35
Bien le Bonsoir sieur cfg
je ne peut résister à te répondre promptement


Quand on fait des études de cinéma et d'informatique, c'est pas pour se lancer dans la musique et dans le commerce.

Merci de donner des leçons quand celles ci ne se refèrent pas à des choses que tu as vécu, tu fais vraiment avancer les choses => splendide ...


La zique est sinistrée : on se fait désintégrer entre le P2P et les Majors. Y a pas d'espace pour vivoter. C'est hyperconcurrentiel, les labels établis en bavent pour survivre alors qu'ils ont un catalogue fournis. La zique, c'est la course à la promo, on se fout à poil à la staracadémie en se contorsionnant, toussa pour se faire cracher dessus. Déprimant.


La 'zic' ce ne sont ni du p2p ni des majors ce sont des gens qui s'expriment en utilisant les sons, même ceux que tu as pas l'habitude (ne sais pas?) entendre...
Ce sont des gens qui s'expriment en utilisant des sons, des vibrations ...
Je suis d'accord sur le fait que les maisons de disques (Majors) ce sont perdues dans leur rôle: au lieu de faire circuler la fraicheur, il produisent des bouses, pour vendre des 'disques' (maison de 'disque' oblige)
En anglais on dit 'record', je trouve que ça à plus de sens, car en français record veut dire enregistrement.
Et il y a une différence entre disque et enregistrement ... l'un est un produit, l'autre est un instantané sonore (comme la photo est un instantané visuel)


Le cinéma ?
Ca marche les doigts dans le nez. N'importe quelle prod de télé réalité se vend à prix d'or. Disney se fait un max de blé pendant les fêtes de Noel et part bronzer en Floride le reste du temps. Plus de dessinateurs à payer, terminé les chinois et les intermittents du spectacle. Maintenant on fait tout en 3D avec des informaticiens et des algos stockés dans des databases. On se gorge de produits dérivés qui se vendent comme des petits pains. Même pas la peine d'innover, il suffit d'adapter des vieux bouquins, un roman, un conte de fée, une BD et ca marche les gens reconnaissent le produit et casquent.

Evidemment tout le monde ne peux pas cotoyer des stars de cinéma. En se lancant dans l'édition de Zique, c'est fou le nombre de people prometteurs qu'on arrive à rencontrer. De l'or en paillettes. Pas vraiment de l'or en barre.

Zyva Dastax, à Noël je vais acheter un Zune. T'en vends pas ?

Je crois que le public se base sur des labels, sur des genres.
Série noire, c'est des polars.
Blue note, c'est du jazz.
Island, c'est du reggae.
Harmonia mundi, c'est du classique.
Pléiade, c'est du papier bible.
Fluide glacial, c'est de la BD.
Robert, c'est le dico.

Ne te méprend pas sur mes intentions cfg, je pose ma main sur ton épaule et je vomis avec toi comme un anorexique irraisonné sur le Zune
Vraiment cette merde pue, puisque c'est une merde.
La catégorisation, l'emprisonnement de la définition est une chose que je méprise. Le langage quand il définit découpe. En même temps le langage nous sert à communiquer, à placer un mot pour une impression, si l'on à pas cela à l'esprit, alors on peut sombrer dans d'obscurs propagande matrixienne.
Tu vois je viens d'utiliser le mot matrixienne. C'est un mot qui n'est pas dans le dictionnaire, je viens de te faire passer une impression en utilisant un mot (qui découpe).
Voilà j'espère que tu as cheminé jusqu'à ma façon de ressentir, on peut nommer, sans rendre les choses immuables, gardons à l'esprit que nous sommes 'vivants', en mouvement...


Pour avoir une reconnaissance, il ne suffit pas de faire de la promo, il faut un label, il faut une cohérence éditoriale, il faut faire des choix artistiques sur le contenu, sur le genre. C'est pas juste je te signe parce que j'y crois. Je te signe parce que j'y crois, ca s'apparente à un bluf, c'est une imposture. C'est une signature sur un chèque en bois.

un label, c'est bien ce que CreativePeers pourrait devenir ...
Quand je dis "je ne suis pas, youtube", il faut traduire par : je ne cherche pas à publier tout et n'importe quoi, simplement des personnes qui ont fait des choses par elles mêmes, et qui souhaitent les mettre en avant, à la vue de tous, pour partager leur vision (ou point de vue de personne vivante, qui voit et experimente), qui veulent en faire des albums multimédia, pour que chacun puisse y accéder, qui se produisent en public ou projettent de le faire, bref, des gens qui façonnent leurs expressions, tout simplement.
L'idée est de montrer que une musique, ça n'est pas un CD, un film ça n'est pas un DVD, un texte pas un LIVRE, et une image pas une AFFICHE ... le contenu et le support sont deux choses différentes...
Le contenu DOIT circuler, c'est sa nature, le message
Le support se choisit, c'est un objet materiel, on peut le 'posséder' (c'est possible?!, oui faut 'payer' ... ), ou du moins l'échanger contre de l'argent... à méditer


- pleins de supers copains artistes qui veulent collaborer en mélangeant le jazz et la java, véritable hérésie.

J'ai d'abord eu l'impression que tu n'aimais pas enfermer les choses, les catégoriser, pourtant tu as l'air de tenir au fait que le "'jazz 'et la 'java '"n'aille pas ensemble.


- le public n'est pas ciblé. Jeunes, vieux, ados, enfants, on sait pas.

ça te fait peur que chacun puisse librement accéder à l'expression des autres ... écoute, tu es le premier à me pousser à continuer à développer cette histoire de filtrage parental... à suivre si d'autre somatisent cette idée... qu'en penses tu ?


- la période des fêtes est zappée.

que veux tu dire ? tu as récemment passé de mauvaise vacances ?


- La course au nombre d'oeuvre. Il s'agit d'avoir le max d'oeuvre à disposition comme si ca avait le moindre sens. Dans les boutiques du monde réel, le boutiquier gère un stock. Il apporte des nouveaux objets qu'il place en vitrine et il met au rebut des vieux trucs passé de mode. Gérer le stock limité, c'est détruire. Détruire c'est choisir. Choisir c'est créer.

le 'boutiquier' sur creativepeers, c'est le créatif qui met à la disposition de tous, un deal: de l'argent contre ma création, qui est un objet materiel, qui m'à demandé des ressources pour être produit, pour vous...
C'est aussi creativepeers qui vend des supports de stockage numérique (cd, carte memoire, dvd etc...) (enfin pour le moment je cherche les fournisseurs, les prix affichés sont prohibitifs!)

- completement informatisé du sol au plafond, tout online. sans âme.

un marteau n'a pas d'âme, une machine n'as pas d'âme ... possible, des humains conçoivent, fabriquent, utilisent et entretiennent ces outils, ont ils une âme ? ... possible


- découpé en classe juridique cc-by-sa-etc

c'est effectivement un découpage, et un découpage ouvert ! celui du copyright ! et les fragments du copyright, plus une bonne dose de fraicheur, ça donne les licences CreativeCommons, merci à tous ceux qui y ont contribués, pour tout leur labeur.


- on s'émerveille sur des licences que personne ne lit.

Les seuls qui ont intéret à lire les licenses sont les personnes inscrites au registre du commerce, et qui voudraient utiliser, les créations d'un peer.
Pour toute autre personne, il doit simplement savoir, qu'il doit citer l'auteur si il le diffuse, et ne pas s'octroyer l'origine de ses ouvrages.


N'oublies pas de passer mon bonjour à ton banquier Dastax. :-)

Je n'ai pas moi même beaucoup eu l'occasion de le voir, mais je n'y manquerais pas ; )


pardon pour toutes ces verbosités, je suis dans état second .... j'ai peut être dit et/ou affirmé n'importe quoi
faites de beaux rêves
dastax
Le 21 Novembre 2006 à 03h56
Une fois de plus cfg, tes reflexions m'ont rendu agressif, ce qui m'a mené un peu n'importe où ...
Je n'arrive simplement pas à comprendre tes critiques qui ne font rien avancer, j'essaierais de ne plus trop m'en offenser.
Si tu as des choses à proposer, ou même pour critiquer ce qui ne tourne pas rond, je suis disposé à t'accorder de l'attention, autrement je passerais mon chemin.
Rapport à ce dont tu parlais, à propos des labels, qui ont en général une réputation sur le style qu'ils produisent je suis d'accord avec toi, c'est un fait, certains labels sont des piliers d'un genre...
Pour creativepeers, je me dit que le fait d'avoir différent types de contenus (vidéo, musique, texte, image), fait que de toute façon, le style de chaque ne peut être que différent, les albums sont des albums multi-médias...
Le 'label' CreativePeers, se base donc sur autre chose que la méchante 'etiquette de style' pour rassembler. De quoi s'agit il ? ...
De la créativité bien sur ! De l'expression personnelle et collective, Travaillée et Partagée
cfg
Le 22 Novembre 2006 à 18h26
'dastax', le 01/01/1970 - 01:00

Une fois de plus cfg, tes reflexions m'ont rendu agressif, ce qui m'a mené un peu n'importe où ...


C'est pas grave, je ne m'en formalise pas. Ce que je te conseillerai, c'est de continuer dans la voie de l'informatique. Tu as une formation, un diplome hautement qualifié. C'est cette voie là qui va te permettre de gagner ton pain, d'avoir un appart, d'évoluer socialement selon tes désirs et tes intérêts. Tu auras les moyens de dire merde à ce que tu veux. Si tu te retrouves en galère, c'est la société qui te dit merde et tu te fais ballotter. C'est pas marrant.
Durant les années où tu démarres dans l'informatique, rien ne t'empeche de viser autre chose. Interesse toi à d'autres sujets. Etudies la vente ou les métiers de la culture ou le solfège. Fais toi ton bagage. C'est interessant.
Et quand tu te sentiras prêt, tu iras voir ton banquier, tu sortiras ton CV, tes économies et ton projet et tu te jeteras à l'eau. Prendre des risques, se reconvertir, c'est méritoire.

Un vendeur doit être capable de vendre n'importe quel zune à quiconque demande des zunes. Il faut sniffer la mode. Est ce que tu crois que le public s'intéresse à la créativité ou à l'artiste ? Pas du tout. Le public s'intéresse à l'oeuvre. Si ca lui plait ou pas. Si ca lui plait c'est cher, forcément. Une oeuvre qui plait vendue pas cher ne se vendra pas. C'est un copain qui en avait marre de manger des patates, il a rajouté un zéro à toutes les étiquettes et son stock est parti.

Dastax regarde le Marché : toutes les boutiques en ligne font faillite. Même si t'es le roi de la vente, constate que la branche est pourrie. Gare à tes fesses.

Je ne tiens pas à t'écoeurer de ton projet, à t'empécher de tenter ta chance. Je ne veux pas non plus à contribuer à ta promotion. Je compte terminer cette discussion. Je te propose de chercher d'autres interlocuteurs si les thèmes que j'ai évoqué t'ont semblé pertinent.
Merde. :)
Ch@oS
Le 23 Novembre 2006 à 05h04
'jambco62260', le 01/01/1970 - 01:00

30% !!! bordel c plus que les frais de gestion d'une société d'auteurs !!!!
où est l'interêt ???!!!!!


10+ trolls
dastax
Le 24 Novembre 2006 à 01h51
bête de troll !
ok cfg, comme tu voudras pour cette discussion (?) ...

'jambco62260', le 01/01/1970 - 01:00

30% !!! bordel c plus que les frais de gestion d'une société d'auteurs !!!!
où est l'interêt ???!!!!!

bien visé ! je vais voir ce que je peux faire pour ça, ce pourcentage là en particulier n'est certainement pas définitif (plutôt parachuté même), vous parlez bien des 30% prélevés sur l'exploitation pour diffusions commerciales (radio/presse/tv/internet/commerces...) ?
... car je tiens à souligner que pour l'exploitation sur support (cd, dvd, livres ....) c'est 0%, sauf si le contrat est passé sur la plateforme (18%).
FRUiT94
Le 26 Novembre 2006 à 23h21
...
dastax
Le 06 Décembre 2006 à 10h45
bon ... Je donne un éclairage supplémentaire concernant CreativePeers sur le site netlabel.info

lachez vous !
 
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