WAT n'est pas du tout "dans l'exploitation des contenus". Olivier Abacassis, directeur général de WAT, nous apporte des précisions utiles suite à notre article paru hier et notre interprétation des conditions d'utilisation du site du groupe TF1.

C’est un problème d’interprétation, nous assure Olivier Abacassis, joint merdredi matin par téléphone. Contrairement à ce que les conditions d’utilisation de WAT laissaient transparaître, jamais WAT n’a eu l’intention d’exploiter directement les contenus fournis par ses utilisateurs. « Il s’agit de concrétiser la promesse faite aux utilisateurs de promouvoir leurs contenus« , insiste-t-il. Et dans l’esprit des fondateurs de WAT, autoriser la promotion du contenu n’est pas autoriser son exploitation sur les chaînes du groupe TF1.

D’ailleurs, en ce qui concerne l’émission Watcast qui sera diffusée vendredi 17 novembre à 2H20, il y a systématiquement la conclusion d’un « contrat d’acquisition TV à part, qui cadre l’exploitation et rémunère le créateur« . Il s’agit d’un autre cadre juridique, précise M. Abacassis, qui offre aux auteurs des vidéos la possibilité de refuser leur passage sur TF1. Le montant de la rémunération est confidentiel, mais « est sans rapport avec l’importance de TF1« . La somme est donc probablement faible, mais l’heure d’audience et l’absence de sponsors interdit à WAT de rémunérer fortement les auteurs. Ces derniers accordent à TF1 une exclusivité télévisuelle de 6 mois.

Par ailleurs, un site iMode sur Bouygues Télécom est déjà disponible, mais gratuitement car il s’agit de populariser le service pour capter le maximum de contenus.

Sur l’absence de toute notion à Bouygues ou à TF1 sur le site de WAT, Olivier Abacassis nous explique que le choix a été fait de « placer WAT en dehors de TF1 parce que beaucoup de gens pensaient qu’il allait s’agir d’un précasting pour la Star Ac’« . Même si WAT est une filiale à 100 % du groupe TF1, « on fonctionne indépendemment de TF1« , explique le directeur général.

WAT veut mettre en avant les contenus autoproduits, et négocie actuellement avec des maisons de disques, dans la lignée des accords signés par YouTube. Et l’émission diffusée sur TF1 répond moins à l’envie d’exploiter commercialement les contenus qu’au besoin pour WAT de se distinguer et de se faire connaître pour affronter la concurrence des autres plate-formes de contenus autoproduits. La puissance de TF1 est mise au service de WAT, et non l’inverse.

« Nous allons réviser la formulation des conditions d’utilisations pour clarifier les choses et retirer cette ambiguité d’interprétation« , nous assure tout de même Olivier Abacassis.

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