Le manager des Pink Floyd pour une licence globale
Guillaume Champeau - publié le Mardi 07 Novembre 2006 à 14h27 - posté dans Divers
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Le britannique Peter Jenner, manager entre autres des Clash, des Pink Floyd et de Billy Bragg, se dresse contre les DRM. Dans une interview à The Register, il prédit que la solution de licence globale qui fut proche de l'adoption en France sera adoptée dans "la plupart des pays".
Lorsque Peter Jenner parle, l'industrie du disque écoute d'une oreille attentive. Né en 1944, ce manager britannique a d'abord commencé sa carrière comme économiste. Diplômé de Cambridge, il donne ses premiers cours à la prestigieuse London School of Economics dès l'âge de 21 ans. Mais sa fascination pour la musique le pousse quatre ans plus tard à devenir le manager d'un groupe encore méconnu : les Pink Floyd. Il dirige le groupe de Syd Barett vers son sommet, et décide ensuite d'accompagner l'artiste dans sa carrière solo (avec son complice Andrew King). Il s'occupera également des Clash, de Roy Harper - qu'il produit, ou de Billy Bragg, entre autres.

En somme, l'homme s'est assuré le respect de ses pairs et a démontré son savoir-faire dans le développement artistique. Et sa formation économique ne le quitte pas lorsque, récemment, il déclare que les majors du disque sont "foutues". "Je pense que d'ici deux ou trois ans les licences légales seront avec nous dans la plupart des pays", affirme-t-il au Register. En France, "les gens qui ont descendu [la licence globale] se sont tirés eux mêmes une balle dans le pied".

Il le sait à propos des DRM, les majors "n'y croient plus". C'est d'abord venu du scandale sur le rootkit de Sony BMG, puis surtout par les statistiques d'iTunes. Le site a du succès, oui, mais pas auprès des jeunes. "Le paiement unitaire n'est pas adapté à la technologie, il n'est pas adapté à la façon dont ils utilisent en réalité les téléchargements, c'est-à-dire pour explorer et flâner. Vous ne voulez pas payer un euro pour chaque titre lorsque vous voulez explorer la musique", explique-t-il.

Maisons de disques contre managers

Pour Peter Jenner, "ce serait merveilleux si le gouvernement pouvait enfermer tout le monde dans une pièce - l'industrie du disque, les syndicats, les artistes interprètes, les maisons de disques, les éditeurs, les fournisseurs d'accès -, et leur dire qu'ils ne peuvent pas partir avant de s'être mis parfaitement d'accords". Mais il ne le peut pas, et l'Etat peut résoudre la question à travers une licence légale qui autoriserait les usages numériques à titre non commercial, en contrepartie d'une somme forfaitaire prélevée notamment par les fournisseurs d'accès à Internet.

La résistance vient des maisons de disques qui veulent continuer à maîtriser leurs marges bénéficiaires. "Ce truc de la licence légale va évidemment couper votre marge", reconnaît-il. Les maisons de disques, qui doivent rendre des comptes à leurs investiseurs, font comme toutes les entreprises : elles visent à avoir toujours des marges bénéficiaires plus grandes. Et elles le font en diminuant au maximum les droits reversés aux artistes sur les albums vendus. Or les artistes ont compris qu'un autre modèle était possible à partir du moment où les majors n'ont plus la main mise sur les moyens de distribution et de promotion de la musique. Ce sont les internautes eux-mêmes qui rempliront ces fonctions, assure Peter Jenner.

Le rôle du manager sera d'encourager ces nouvelles pratiques pour qu'elles soient le plus en faveur possible de ses artistes. Le rôle du manager devrait devenir prépondérant dans cette nouvelle économie. Ca n'est donc sûrement pas un hasard si un autre grand opposant aux DRM et à la politique de la RIAA est le canadien Terry McBribe, manager de Sarah Mclachlan, Avril Lavigne et des Barenaked Ladies.
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8 commentaire(s)
 
bile666
Le 07 Novembre 2006 à 14h59
Article très intéressant.

Il faudrait qu'un pays ose se jeter dans la licence globale pour qu'on puisse la voir fleurir un peu partout.

Ce jour n'est pas peut être pas si loin.

AlfX
Le 07 Novembre 2006 à 16h31


I hope tayoo.gif
maxxyme
Le 07 Novembre 2006 à 16h35
qu'on en lit des paroles sages... et surtout, ô surprise, de personnes qui font de la musique leur métier (de "gestion", certes) depuis pas mal de temps... rolleyes11.gif
Niluge_Kiwi
Le 07 Novembre 2006 à 20h20
 



Et quelle musique! de la vrai musique!

Etant un grand professionnel il faut espérer qu'il soit écouté...
hft0
Le 07 Novembre 2006 à 21h33
 
[RAOUL ON:]

Putain j'en ai rien à branler de ce p'tit merdeux auto-proclamé producteur qui s'y connait. Moi j'l'emmerde avec ces principês à la cons... n'a qu'a vendre ses floyd (landis?) dans du PQ... il y connait quoi lui? RIEN! Moi je sais et qu'il me prouve ce qu'il dit... il veut pas remplir son frigo lui? Hein36.gif non2.gif

[RAOUL: OFF]


Bon article Kad ... un peu plus de prises de position pareilles de gens pareilles... ça ne ferait vraiment pas de tort, et apporterait du crédit à pas mal d'idées... china.gif
TotoRhino
Le 08 Novembre 2006 à 09h42
Peut être qu'avec de telles prises de position de grands pontifes de l'industrie musicale, les langues vont se délier.
Il peut paraître moins "con" désormais de se proclamer pour la LGO.
BenhurMarcel
Le 08 Novembre 2006 à 10h02
Il est grand temps car ça traine quand mème pas mal je trouve.

La license globale pour la musique devait ètre adopté depuis presque 1 an déja selon le choix des élus de peuple un certain 22 décembre.

Et si tout s'était passé comme prévu , normalement on pourait télécharger ce qu'on veux en musique depuis un moment et on serait en ce moment en train de discuter de la suite , c.a.d. des modalités de la licence globale TV/Ciné.

Mais il a fallu qu'un truand de politique la ramène et arrive à magouiller plus que les autres pour faire annuler un vote qui l'arrangeait pas. rm_shifty.gif
Tchouko
Le 08 Novembre 2006 à 12h01
 
Ca change clairement de l'autre abruti de Pascal Negre.

Up a lui ! biggrinthumb.gif biggrinthumb.gif
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