Le marché du DVD chute face à un coupable tout désigné
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 23 Octobre 2006 à 09h56 -
posté dans High-Tech
Selon le baromètre CNC-GFK, les ventes de DVD ont chuté en chiffre d'affaires de 12,8 % entre juillet 2005 et juin 2006, et de 18 % au premier semestre pour les films de cinéma. Le piratage, bien sûr, est le premier accusé. Mais est-ce le seul et le principal ?
"Le temps consacré aux loisirs n'est pas extensible à l'infini et l'importance colossale de la piraterie sur Internet (120 millions de films ont été téléchargés illégalement en 2005) explique la baisse du marché", affirme dans Le Monde daté d'hier le délégué général du Syndicat de l'édition vidéo (SEV), Jean-Yves Mirski. Outre que le chiffre cité semble sortir tout droit d'un chapeau, l'accuation faite à la piraterie ne peut expliquer qu'en petite partie la chute des ventes.
Renaud Delourme, le président des Editions Montparnasse, accuse "les millions de DVD de mauvaise qualité vendus à 1 euro [qui] ont pollué le marché". "Privilégier la quantité sur la qualité conduit à la désaffection du public", estime celui qui, pour prouver que le DVD pas cher c'est mal, sortait l'année dernière le Kink Kong original de 1933 en vidéo à la demande (VOD) à 10 euros le téléchargement... "Il a manqué un prix unique du DVD semblable au prix unique du livre", regrette M. Delourme. La relation intime entre les entrées cinéma et les ventes de DVD C'est Pierre Brossard, PDG de TF1 Vidéo, qui a peut-être la meilleure explication. "La vidéo est tributaire du marché du cinéma et directement liée aux succès des films en salles", explique l'éditeur qui prévoit une remontée des ventes pour la fin de l'année, aidée par les fêtes de Noël. Rodolphe Buet, pour Studio Canal, explique quant à lui que les DVD se vendent légèrement plus que le nombre d'entrées en salle des films correspondants. Le taux de conversion entre la salle et la vidéo se situe autour des 15-20 % pour un film d'action hollywoodien, et de 3 à 5 % pour un film d'auteur français. Dès lors ne faut-il pas, avant de regarder le piratage, regarder les chiffres d'entrée cinéma de l'année dernière ? En rappelant qu'en France un DVD ne peut pas sortir moins de six mois après l'apparition du film en salle. "Au cours de l'année 2005, les salles ont réalisé 175,65 millions d'entrées, soit 10,1% de moins qu'en 2004", rapporte le Centre National de la Cinématographie. Si les films n'ont pas séduit l'an dernier sur les écrans, il est assez mécanique qu'ils ne séduisent pas non plus en magasin cette année. Bien sûr la formule n'est pas scientifiquement exacte, mais elle permet de mettre en perspective les mauvais résultats des vidéos cette année. Le marché du cinéma, en 2006, remonte à ses niveaux de 2003. Depuis le début de l'année, les exploitants enregistrent une progression de 13,1 % depuis le début de l'année par rapport aux trois premiers trimestres 2005. Ainsi les ventes de DVD promettent d'être meilleures l'an prochain, et l'on peut imaginer que si les Français vont plus au cinéma, ils ont moins de DVD à acheter pour occuper leurs soirées. "Le temps consacré aux loisirs n'est pas extensible à l'infini", reconnaissait lui-même Jean-Yves Mirski. Prix indiqués avec livraison
70
Commentaires à propos de «Le marché du DVD chute face à un coupable tout désigné»
Hey, c'est pas parce que vous n'entendez pas les discussions des studios qu'il faut croire qu'en ce moment il n'y a pas de réflexion (poussée) sur comment s'adapter à internet.
Mais en même temps le système jusqu'ici fonctionne plutôt bien, donc on peut également comprendre que les mecs n'aient pas envie de rusher pour tout révolutionner. Ils tâtonnent, font leurs calculs savants etc, et si ils doivent un jour changer de modèle, eh bien ils changeront de modèle (de la même façon, s'ils doivent payer les stars moins cher ils les paieront moins cher - comme je le dis ils ne le font pas par masoschisme, il y a une raison à cela, et si cette raison ne venait plus à être justifiée, vous inquiétez pas, ils ne continueront pas). Sinon Elisheva, je te rassure, tu as le plaisir de vivre en france, un des rares pays où la subvention des petits films par les plus gros existe (elle n'est pas parfaite, mais elle a le mérite d'exister). M'enfin j'en parle plus en amont dans ce topic. Par ailleurs, je vois encore que tu m'as super bien lu (décidément...), puisque je parlais également de la façon dont les blockbusters que tu méprises tant permettent à toute une industrie de vivre (au delà des producteurs et des actionnaires). C'est un peu facile de se focaliser sur la partie émergée de l'iceberg. Pour info sur un ticket de cinéma vendu, un distributeur -américain- touche en moyenne 0,11 centimes d'euros de bénéfice (de bénéfice hein, pas de marge). Ca doit bien vouloir dire que le reste va dans la poche d'autres personnes - et pas uniquement des actionnaires et des producteurs. Oh, et si on peut se poser plein de questions sur le cinéma en tant qu'art, désolé si ça en écoeure certains, mais le grand public n'en a strictement rien à foutre de l'art. 'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Sinon Elisheva, je te rassure, tu as le plaisir de vivre en france, un des rares pays où la subvention des petits films par les plus gros existe (elle n'est pas parfaite, mais elle a le mérite d'exister). M'enfin j'en parle plus en amont dans ce topic. 'shann', le 01/01/1970 - 01:00 Par ailleurs, je vois encore que tu m'as super bien lu (décidément...), puisque je parlais également de la façon dont les blockbusters que tu méprises tant permettent à toute une industrie de vivre (au delà des producteurs et des actionnaires). C'est un peu facile de se focaliser sur la partie émergée de l'iceberg.Entendons-nous bien: je ne nie pas que le fonctionnement actuel ait des avantages. Ceci dit, il ne manque pas non plus d'inconvénients. Et ils risquent de prendre de l'ampleur avec la révolution qu'apporte le Net et le haut débit. 'shann', le 01/01/1970 - 01:00 Pour info sur un ticket de cinéma vendu, un distributeur -américain- touche en moyenne 0,11 centimes d'euros de bénéfice (de bénéfice hein, pas de marge). Ca doit bien vouloir dire que le reste va dans la poche d'autres personnes - et pas uniquement des actionnaires et des producteurs.Au fait, marge = bénéfice: c'est le surplus, ce qui reste une fois les frais remboursés. Je dis ça comme ça... 'shann', le 01/01/1970 - 01:00 Oh, et si on peut se poser plein de questions sur le cinéma en tant qu'art, désolé si ça en écoeure certains, mais le grand public n'en a strictement rien à foutre de l'art.@Shann :
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Hey, c'est pas parce que vous n'entendez pas les discussions des studios qu'il faut croire qu'en ce moment il n'y a pas de réflexion (poussée) sur comment s'adapter à internet. 'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Mais en même temps le système jusqu'ici fonctionne plutôt bien, donc on peut également comprendre que les mecs n'aient pas envie de rusher pour tout révolutionner. @Eli : Tu pianailles sur marge et bénéfice. J'espères que tu avais compris ce qu'il voulait dire et que tu joue à l'imbécile 'Neurf', le 01/01/1970 - 01:00
@Eli : Tu pianailles sur marge et bénéfice. J'espères que tu avais compris ce qu'il voulait dire et que tu joue à l'imbécile [Mode pinaille Off] Etre précis, c'est très relatif : quand tu parles en centaines de k€ t'es pas à 10k€ près
PS : si seulement je pouvais trouver un moyen de récupérer ces miettes sans me faire voir :rêve: Au fait, marge = bénéfice: c'est le surplus, ce qui reste une fois les frais remboursés. Je dis ça comme ça...
Ouh la... Tu sais ce qu'est un bénéfice net pour une entreprise au moins? 'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Au fait, marge = bénéfice: c'est le surplus, ce qui reste une fois les frais remboursés. Je dis ça comme ça...
Ouh la... Tu sais ce qu'est un bénéfice net pour une entreprise au moins? Est-on d'accord? Shann> La gratuité, c'est iiiiggggnnnnoble. C'est aussi pour cela que les studios essaient de définir des exemples répressifs: pour tenter de rappeler aux utilisateurs que ce n'est pas normal, contrairement à ce qu'un certain communautarisme du P2P essaie de promouvoir.
Ah chouette. Un petit peu de répression pour nous apprendre à vivre. Ca faisait longtemps. Dites ca vous direz pas d'aller péter la gueule à Google juste avant ? -> [] comme un voleur, ventre à terre, avec la caisse, sans laisser d'adresse IP 'cfg', le 01/01/1970 - 01:00
Shann> La gratuité, c'est iiiiggggnnnnoble. C'est aussi pour cela que les studios essaient de définir des exemples répressifs: pour tenter de rappeler aux utilisateurs que ce n'est pas normal, contrairement à ce qu'un certain communautarisme du P2P essaie de promouvoir. Ah chouette. Un petit peu de répression pour nous apprendre à vivre. Ca faisait longtemps. Dites ca vous direz pas d'aller péter la gueule à Google juste avant ? -> [] comme un voleur, ventre à terre, avec la caisse, sans laisser d'adresse IP Est-on d'accord?
Oui. Bon maintenant, tu peux stp me définir une marge brute sur un produit? Normalement si tu suis tu verras que marge n'est pas égale à bénéfice net. Maintenant en effet utiliser le terme marge est trompeur, car on utilise par fois ce terme pour définir la part qu'un des acteurs prend sur un produit. En l'occurence la part d'un distributeur sur un ticket de cinéma est de 2€20 environ. Son bénéfice net (en moyenne hein) de 0,11€.
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
1 offres à partir de 161 €
Télécharger
windows 7 gratuit,
adobe flash player,
my torrent client,
virtualgirl hd,
online tv adult,
vdownloader mac,
emule islande,
torrent,
Accès rapide :
Lecteur audio et vidéo |
Graver ou numériser |
Communication |
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
|
On pourrait je pense discuter des heures sur les possibilités légales qu'offre internet (surtout si on essaie de les concrétiser un minimum...) tant les possibilités sont ouvertes, comme tu le dis. A mon avis la principale question n'est pas ce que l'on pourrait faire mais plutot pourquoi on ne le fais pas. Et là, en ayant fait kks stages dans des productions et en ayant parler à pas mal de producteurs (surtout de court-métrage certes, c'est ce qui m'intéresse le plus dans le cinéma
La deuxième chose que je trouve absurde et stupide (et la raison pour laquelle je n'ai pas persévéré dans ce milieu), c'est le dédain affiché par les "pro" à tous les niveaux pour le public. C'est limite s'ils ne crachent pas dessus et ne lui demandent pas de sortir de la salle parce qu'il la pollue de sa présence... On comprend mieux pourquoi Internet ne les intéresse absolument pas : ça permettrait d'avoir un lien avec le public, hors le public est un crétin stupide et indigne de tout cinéaste...
Pour finir, je suis d'accord sur un point d'Elisheva : si les films sont de moins en moins rentables, pourquoi continuer à payer les acteurs aussi cher ? Je pense que la balance se fera progressivement vers une réduction des gros cachets.