Le marché du DVD chute face à un coupable tout désigné

Guillaume Champeau - publié le Lundi 23 Octobre 2006 à 09h56 - posté dans High-Tech

Selon le baromètre CNC-GFK, les ventes de DVD ont chuté en chiffre d'affaires de 12,8 % entre juillet 2005 et juin 2006, et de 18 % au premier semestre pour les films de cinéma. Le piratage, bien sûr, est le premier accusé. Mais est-ce le seul et le principal ?

"Le temps consacré aux loisirs n'est pas extensible à l'infini et l'importance colossale de la piraterie sur Internet (120 millions de films ont été téléchargés illégalement en 2005) explique la baisse du marché", affirme dans Le Monde daté d'hier le délégué général du Syndicat de l'édition vidéo (SEV), Jean-Yves Mirski. Outre que le chiffre cité semble sortir tout droit d'un chapeau, l'accuation faite à la piraterie ne peut expliquer qu'en petite partie la chute des ventes.

Renaud Delourme, le président des Editions Montparnasse, accuse "les millions de DVD de mauvaise qualité vendus à 1 euro [qui] ont pollué le marché". "Privilégier la quantité sur la qualité conduit à la désaffection du public", estime celui qui, pour prouver que le DVD pas cher c'est mal, sortait l'année dernière le Kink Kong original de 1933 en vidéo à la demande (VOD) à 10 euros le téléchargement... "Il a manqué un prix unique du DVD semblable au prix unique du livre", regrette M. Delourme.

La relation intime entre les entrées cinéma et les ventes de DVD

C'est Pierre Brossard, PDG de TF1 Vidéo, qui a peut-être la meilleure explication. "La vidéo est tributaire du marché du cinéma et directement liée aux succès des films en salles", explique l'éditeur qui prévoit une remontée des ventes pour la fin de l'année, aidée par les fêtes de Noël. Rodolphe Buet, pour Studio Canal, explique quant à lui que les DVD se vendent légèrement plus que le nombre d'entrées en salle des films correspondants. Le taux de conversion entre la salle et la vidéo se situe autour des 15-20 % pour un film d'action hollywoodien, et de 3 à 5 % pour un film d'auteur français.

Dès lors ne faut-il pas, avant de regarder le piratage, regarder les chiffres d'entrée cinéma de l'année dernière ? En rappelant qu'en France un DVD ne peut pas sortir moins de six mois après l'apparition du film en salle. "Au cours de l'année 2005, les salles ont réalisé 175,65 millions d'entrées, soit 10,1% de moins qu'en 2004", rapporte le Centre National de la Cinématographie. Si les films n'ont pas séduit l'an dernier sur les écrans, il est assez mécanique qu'ils ne séduisent pas non plus en magasin cette année. Bien sûr la formule n'est pas scientifiquement exacte, mais elle permet de mettre en perspective les mauvais résultats des vidéos cette année.

Le marché du cinéma, en 2006, remonte à ses niveaux de 2003. Depuis le début de l'année, les exploitants enregistrent une progression de 13,1 % depuis le début de l'année par rapport aux trois premiers trimestres 2005. Ainsi les ventes de DVD promettent d'être meilleures l'an prochain, et l'on peut imaginer que si les Français vont plus au cinéma, ils ont moins de DVD à acheter pour occuper leurs soirées. "Le temps consacré aux loisirs n'est pas extensible à l'infini", reconnaissait lui-même Jean-Yves Mirski.
 
Publié par Guillaume Champeau, le 23 Octobre 2006 à 09h56
 
 
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Commentaires à propos de «Le marché du DVD chute face à un coupable tout désigné»
 

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'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Moi pour ma part j'ai toujours préféré la location au téléchargement, non seulement j'ai pas besoin de poireauter en attendant que le DL se termine, mais en plus j'aime bien voir un film dans de bonnes conditions, et c'est rarement le cas en version téléchargée.

Ben il y a 4/5 ans j'aurais dit la même chose. Mais quand je vois que maintenant la location de nouveautés pour 24h varie entre 3 et 4 euros, personnellement je trouve que c'est du vol qualifié (le quart du prix du produit neuf pour pouvoir le regarder une fois, de qui se moque-t-on?).
Je sais que ce n'est certainement pas la faute du loueur (qui doit payer le prix fort les licenses de ces films, donc s'il veut être rentable il est bien obligé de le répercuter sur le prix de la location) mais ça ne m'incite pas vraiment à continuer à louer (j'ai définitivement arreter il y a de cela 3 mois, voyant que recharger ma carte de location de 20 euros me permettait de ne voir que 4 films....à ce prix là je préfèrerais encore me prendre la carte ugc illimitée).
Merci Shann pour ces mises au point :jap:
@ Shan

sans vouloir faire mon boulet, si tu pouvais me lister des films sympas :)
je ne trouve pas que l'offre soit pléthorique :)
'Pitistef', le 01/01/1970 - 01:00
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Moi pour ma part j'ai toujours préféré la location au téléchargement, non seulement j'ai pas besoin de poireauter en attendant que le DL se termine, mais en plus j'aime bien voir un film dans de bonnes conditions, et c'est rarement le cas en version téléchargée.

Ben il y a 4/5 ans j'aurais dit la même chose. Mais quand je vois que maintenant la location de nouveautés pour 24h varie entre 3 et 4 euros, personnellement je trouve que c'est du vol qualifié (le quart du prix du produit neuf pour pouvoir le regarder une fois, de qui se moque-t-on?).
Je sais que ce n'est certainement pas la faute du loueur (qui doit payer le prix fort les licenses de ces films, donc s'il veut être rentable il est bien obligé de le répercuter sur le prix de la location) mais ça ne m'incite pas vraiment à continuer à louer (j'ai définitivement arreter il y a de cela 3 mois, voyant que recharger ma carte de location de 20 euros me permettait de ne voir que 4 films....à ce prix là je préfèrerais encore me prendre la carte ugc illimitée).

Moi je loue mes DVD sur internet, et c'est le pied. Je paie environ 20 euros par mois ce qui me donne droit à 3 DVD en permanence chez moi, et j'arrive à voir facilement plus de 10 films pour ce prix. Lorsque j'adore vraiment un film, j'attends qu'il soit à prix réduit pour me l'acheter, ou alors je craque direct si vraiment je suis ultra fan.

Franchement, ça me fait un équivalent de 2 euros pour le film (voire moins si j'ai le temps d'en voir plus). Ces 2 euros permettent de faire vivre un secteur, de rémunérer le travail de personnes qui sont parfois plus de 2 ans sur un projet, et de s'assurer que ce ne sont pas que les plus gros films qui gagnent de l'argent (à condition de ne pas prendre que les derniers blockblusters).
C'est livré par la poste chez moi, et ça m'évite de bouffer ma bande passante.

Pour la liste de bons films, je vais faire le flemmard, mais tu ne prends que la liste des films les mieux notés sur allociné, t'as déjà de quoi te faire plaisir. Et c'est loin d'être exhaustif.
Moi j'ai noté Little Miss Sunshine, La Science des Rêves, The Queen, Nausicaa, U, Indigènes, Le Vent se Lève, Quand j'étais chanteur, Le Pressentiment, Dans Paris, Mémoires de Nos Pères, Je Vais Bien ne t'en Fais pas, Azur et Asmar.
Et dans un genre grand public j'ai bien aimé le diable s'habille en prada, pirates 2.
A venir je guette des films comme The Departed, Déjà Vu etc.

Franchement je vois beaucoup de bons films dernièrement, mais peut être est ce que parce que j'adore le cinéma et n'attends pas une révélation ultime à chaque film. :-p

Dernièrement en DVD j'ai acheté la vie aquatique, v pour vendetta, easy rider raging bulls, kung fu hustle, de battre mon coeur s'est arrêté, Brockeback Mountain, Collision etc.
Peut être pas des films que je matte tous les jours (de toute façon j'ai pas le temps), mais pour moi le plaisir d'avoir un dvd passe surtout par la possibilté de le prêter à des amis, et de partager nos sensations.
'laskov', le 01/01/1970 - 01:00
Renaud Delourme, le président des Editions Montparnasse, accuse "les millions de DVD de mauvaise qualité vendus à 1 euro [qui] ont pollué le marché".

C'est pas faux... Je me rapelle avoir acheter un film à 2 ou 3€ donc la qualité aussi bien de rendu que de la qualité du DVD est plus que douteuse.

Immaginer un DVD que vous pouvez tordre sans forcer (la premiére fois j'ai eu peur de la casser en le sortant de la boite) et dont j'ai toute les peines du monde a lire sur deux platine de salon...

J'ai bien peur d'étres obliger de le ripper voir de le télécharger en DIVX sur la mule car j'ai peur que meme sur le pc il y ai encore des probléme :(

Le film en question c'est Ripoux contre ripoux et il n'a l'air d'avoir aucune macro :/
Ouais mais t'as pas téléchargé Firefox 2.0 encore toi hein...
Pour le prix des dvd, moi aussi j’attends qu’ils baissent et si j’ai 1230 dvd dans ma collection, établie sur pas mal d’années, ce n’est pas au prix fort que je les ai tous achetés. Je ne suis pas banquier et ma paye sert aussi à me nourrir.

On parle d’Europe mais visiblement aucun politique ne se soucie d’harmoniser dans tous les domaines. A quoi servent les députés européens ? Pour le coût restreint du marketing des intermédiaires des négociations le "peut-être" est guère satisfaisant comme réponse. Les Français sont-ils plus nuls que les autres pour négocier ?

Ecouler les stocks, ok, mais pourquoi alors remonter le prix de vente ?
Ca m’étonnerait fort qu’il y ai une différence de production du support, j’ai du mal à imaginer 2 chaînes de production de dvd une pour les "bons" et une pour les "moins bons". L’investissement serait irréaliste et très coûteux.

Pour Mémoires de nos pères, ce titre est loin de représenter mon style unique (sous-entendu) de ciné. Mon style de film va de Urga à Star Wars en passant par, La dernière marche, Le meccano de la générale ou encore Le château de ma mère , La gloire de mon père, La foret d’émeraude, etc......Je n’ai en fait pas un style mais des styles. Les films de masturbation intellectuelle n’ont que rarement mes faveurs, ça je le reconnais.

Pour la production ciné en France pour ne parler que de notre ciné, il est quand même dommage de retrouver trop souvent le même style de film. Je suis désolé de vous agacer mais des films très moyens, moi je ne peux pas. Et les "comédies" actuelles, Françaises ou Américaines, à part une ou deux qui méritent leur dénomination, c’est non. Les grandes gueules, Un singe en hiver, Uranus, Buffet froid, combien de "comédies" actuelles sont dans cette veine. Je ne suis pas un nostalgique mais trop est l’ennemi du bien. Pour ma fréquentation au ciné, mon budget n’étant pas extensible (DVD + ciné c’est lourd) je profite du bouche à oreille pour sélectionner mes sorties ciné.

Ma collection n’est pas celle des autres donc votre jugement ne représente que votre façon de penser, pas la mienne.

Ton jugement sur les pauvres français me désole et me semble bien de calé de notre réalité à nous les pauvres français. Pour des chaussures à 150 euros ou plus et les voyages de l’autre coté de la planète, je ne crois pas que c’est dans le monde étudiant que tu as du souvent constaté ça. Ou alors il y a le monde étudiant d’en haut et celui d’en bas.

Le top des ventes, si l’offre est assortie d’un bon matraquage pub, les acheteurs se font piéger effectivement et les chiffres me contredisent, Mais pour combien de temps encore? Star-ac et ses m***** dérivées durera moins longtemps qu’un Rod Steward ou un Henry Salvador. Enfin j’ose l’espérer.

Pour le p2p personne, même toi, ne peut savoir si les vilains pirates téléchargent des bouses ou des merveilles. Et dire qu’ils prétendent être trop pauvres pour louer c’est encore ton jugement qui n’est pas forcement en relation avec la réalité financière de chacun d’eux.
Quand à un nouveau système de distribution des majors personne n’est dupe, il suffit de voire combien coûte une location en ligne ou la possibilité de télécharger et graver un film pour imaginer leur conception de vente. A ce prix je préfère attendre le dvd bon marché même si je dois attendre un ou deux ans.

Loin de vouloir entretenir une polémique stérile, je suis loin d’être convaincu par tes réponses. Sur certains points merci, mais pour le reste et surtout tes jugements, je pense que tu n’es pas au contact des problèmes financiers des petits Français.
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
'Pitistef', le 01/01/1970 - 01:00
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Moi pour ma part j'ai toujours préféré la location au téléchargement, non seulement j'ai pas besoin de poireauter en attendant que le DL se termine, mais en plus j'aime bien voir un film dans de bonnes conditions, et c'est rarement le cas en version téléchargée.

Ben il y a 4/5 ans j'aurais dit la même chose. Mais quand je vois que maintenant la location de nouveautés pour 24h varie entre 3 et 4 euros, personnellement je trouve que c'est du vol qualifié (le quart du prix du produit neuf pour pouvoir le regarder une fois, de qui se moque-t-on?).
Je sais que ce n'est certainement pas la faute du loueur (qui doit payer le prix fort les licenses de ces films, donc s'il veut être rentable il est bien obligé de le répercuter sur le prix de la location) mais ça ne m'incite pas vraiment à continuer à louer (j'ai définitivement arreter il y a de cela 3 mois, voyant que recharger ma carte de location de 20 euros me permettait de ne voir que 4 films....à ce prix là je préfèrerais encore me prendre la carte ugc illimitée).

Moi je loue mes DVD sur internet, et c'est le pied. Je paie environ 20 euros par mois ce qui me donne droit à 3 DVD en permanence chez moi, et j'arrive à voir facilement plus de 10 films pour ce prix. Lorsque j'adore vraiment un film, j'attends qu'il soit à prix réduit pour me l'acheter, ou alors je craque direct si vraiment je suis ultra fan.

Franchement, ça me fait un équivalent de 2 euros pour le film (voire moins si j'ai le temps d'en voir plus). Ces 2 euros permettent de faire vivre un secteur, de rémunérer le travail de personnes qui sont parfois plus de 2 ans sur un projet, et de s'assurer que ce ne sont pas que les plus gros films qui gagnent de l'argent (à condition de ne pas prendre que les derniers blockblusters).
C'est livré par la poste chez moi, et ça m'évite de bouffer ma bande passante.

Pour la liste de bons films, je vais faire le flemmard, mais tu ne prends que la liste des films les mieux notés sur allociné, t'as déjà de quoi te faire plaisir. Et c'est loin d'être exhaustif.
Moi j'ai noté Little Miss Sunshine, La Science des Rêves, The Queen, Nausicaa, U, Indigènes, Le Vent se Lève, Quand j'étais chanteur, Le Pressentiment, Dans Paris, Mémoires de Nos Pères, Je Vais Bien ne t'en Fais pas, Azur et Asmar.
Et dans un genre grand public j'ai bien aimé le diable s'habille en prada, pirates 2.
A venir je guette des films comme The Departed, Déjà Vu etc.

Franchement je vois beaucoup de bons films dernièrement, mais peut être est ce que parce que j'adore le cinéma et n'attends pas une révélation ultime à chaque film. :-p

Dernièrement en DVD j'ai acheté la vie aquatique, v pour vendetta, easy rider raging bulls, kung fu hustle, de battre mon coeur s'est arrêté, Brockeback Mountain, Collision etc.
Peut être pas des films que je matte tous les jours (de toute façon j'ai pas le temps), mais pour moi le plaisir d'avoir un dvd passe surtout par la possibilté de le prêter à des amis, et de partager nos sensations.

ok, je n'aime que les revelations ultimes... on a pas la meme facon de consommer.. :)
1230 DVD? Mazette, c'est pas une collection que tu as, c'est un rayon FNAC!!

Pour l'histoire sur le grand méchant politique qui martyrise les européens en ne lissant pas les coûts de distribution d'un DVD, je passe, non seulement c'est hors débat mais en 5 lignes tu racontes suffisamment d'énormités pour me faire m'interroger sur ta connaissance du fonctionnement d'une entreprise et du commerce en général. Comme si c'était au législateur de gérer ça...

Sur la différence de prix de vente, je crois que tu n'as rien compris à ce que j'ai dit. Mais peut être que les termes année fiscale ou stockage n'ont aucune résonnance chez toi. Et crois moi c'est loin d'être les seuls facteurs qui peuvent influer sur une promotion des ventes.

Après sur tes goûts, merci de noter que je ne les ai pas attaqués, j'ai simplement voulu te faire remarquer que tu avances la qualité d'un film pour "interroger" les vilains méchants du DVD, or cette qualité est subjective, et en l'occurence ce ne sont pas les super bons films qui se vendent le mieux. CQFD: la qualité n'est pas la raison de la désaffection des DVD, du moins pas à l'échelle du marché du DVD (peut être à la tienne hein, je dis pas le contraire, mais c'est SUBJECTIF).

sur le style de films français "toujours pareil", je passe, ce n'est pas le débat, et en plus c'est un abominable cliché qui fait du tort à la production française pour rien.

Là où j'hallucine, c'est quand tu m'accuses de dire que les étudiants se payaient des voyages de l'autre côté du monde. J'ai juste dit l'inverse, en précisant bien que je pouvais comprendre qu'un étudiant qui gagne 300€ trouve difficile de s'acheter un DVD (j'étais dans ce cas il y a pas si longtemps).
Par contre pour le reste, je ne compte plus le nombre de personnes que j'entends se plaindre et qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils achètent. Dire qu'on n'est pas consommateur de DVD parce que c'est cher alors qu'en même temps on se paie des trucs pas donnés, c'est mentir: non, on n'en paie pas parce que ce n'est pas la priorité des dépenses - et le téléchargement gratuit a bien habitué certaines personnes à ne plus avoir à considérer la dépense. Dans les études qui sont menées sur les jeunes on est en train de se rendre compte qu'une partie des jeunes qui grandissent avec les téléchargements gratuits n'arrivent pas à considérer l'achat d'un disque ou d'un dvd comme normal - pour eux la normalité c'est la gratuité.

Je terminerai juste en disant que l'histoire du mattraquage pub pour motiver les ventes, c'est le dernier et ultime argument qui ne sert à rien. Non seulement c'est faux (c'est démontré par A+B qu'il n'y a pas de linéarité entre le volume d'entrées d'un film et son budget marketing, mais bon ça tu ne le sais visiblement pas), mais en plus c'est pas le problème du débat.
Tout le travail du marketing est d'adapter le budget marketing en fonction du potentiel d'un film, pas l'inverse. Peut être en doutes tu, mais bon c'est mon quotidien, donc je me permets d'être affirmatif sur ce point.

Sincèrement je veux bien que tu ne sois pas convaincu par mes réponses, mais fais au moins un effort pour comprendre ce que je dis.
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Dire qu'on n'est pas consommateur de DVD parce que c'est cher alors qu'en même temps on se paie des trucs pas donnés, c'est mentir: non, on n'en paie pas parce que ce n'est pas la priorité des dépenses - et le téléchargement gratuit a bien habitué certaines personnes à ne plus avoir à considérer la dépense. Dans les études qui sont menées sur les jeunes on est en train de se rendre compte qu'une partie des jeunes qui grandissent avec les téléchargements gratuits n'arrivent pas à considérer l'achat d'un disque ou d'un dvd comme normal - pour eux la normalité c'est la gratuité.

Ca c'est véritablement le point essentiel et je ne vois que trois scénarios possibles :
1/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologies faiblit, et le budget se libère enfin pour revenir vers la culture enregistrée ;
2/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologie faiblit, mais le budget se déporte vers une catégorie tierse de produits ou services (ex : restauration, séjours/voyages, spectacle vivant, habillement...)
3/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologies se maintient à son niveau financier actuel, et la culture reste au second plan.

Dans les trois scénarios, la culture enregistrée est délaissée. Et si l'idée de la gratuité persiste (et je pense qu'elle ne peut que persister dans un monde dématérialisé et interconnecté), alors il faut financer la culture de manière indirecte, en ponctionnant sur les produits et services qui bénéficient de cette gratuité. La publicité fait partie de ces moyens indirects, mais ça n'est pas le seul.
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Ca c'est véritablement le point essentiel et je ne vois que trois scénarios possibles :
1/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologies faiblit, et le budget se libère enfin pour revenir vers la culture enregistrée ;
2/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologie faiblit, mais le budget se déporte vers une catégorie tierse de produits ou services (ex : restauration, séjours/voyages, spectacle vivant, habillement...)
3/ L'attrait pour les télécoms et nouvelles technologies se maintient à son niveau financier actuel, et la culture reste au second plan.

Dans les trois scénarios, la culture enregistrée est délaissée. Et si l'idée de la gratuité persiste (et je pense qu'elle ne peut que persister dans un monde dématérialisé et interconnecté), alors il faut financer la culture de manière indirecte, en ponctionnant sur les produits et services qui bénéficient de cette gratuité. La publicité fait partie de ces moyens indirects, mais ça n'est pas le seul.

1/ L'attrait pour les nouvelles technologies ne faiblira jamais. Cependant je ne suis pas d'accord sur le fait que ça bloquera complètement les budgets. Regarde l'exemple des jeux vidéos. Tout le monde se plaint que les jeux soient trop chers (moi le premier), le piratage devenait vraiment important dernièrement. Arrive un système de jeu en ligne comme le Xbox Live, sur lequel il est impossible de jouer sans jeu original: résultat, la dépense revient une priorité, car dans le fond la priorité n'était pas TV/Nike vs jeu vidéo, mais simplement le fait qu'on pouvait se procurer le jeu gratuitement, et donc qu'on pouvait reporter son budget vers des choses plus "importantes" (en fait, les choses qui elles n'ont pas d'alternatives gratuites). La question sur ce point selon moi est davantage comment faire en sorte qu'il y ait un premium à acheter des produits - certes difficile dans le cas de l'industrie du cinéma, mais c'est pour cela que les salles investissent dans des systèmes de projection numérique par ex. De même on voit l'arrivée du HD DVD et du Blu Ray, qui commencent à représenter des poids très (trop) importants pour le téléchargement - de façon temporaire diront certains, mais tout sera temporaire de toute façon dans l'industrie digitale.
L'autre idée est une facilitation de la distribution: pas mal de gens n'ont clairement pas envie de se casser le cul à aller sur des sites de téléchargement, et prendre le risque de choper un truc moyen. Une alternative officielle, simple et sécurisante (mais payante évidemment) sera à n'en pas douter un premier pas vers une normalisation de la consommation de films par voie numérique uniquement.

2/ Un peu comme au dessus, mais là encore je ne vois pas cet attrait pour les nouvelles technologies, ni en quoi il est incompatible avec une industrie du divertissement forte (regarde le succès d'itunes par ex.).

3/ Probable, mais là encore ce n'est pas incompatible.

Maintenant sur le financement par la pub, je crois qu'il faut briser ce doux rêve. Il faut vraiment se rendre compte de ce que coûte un film, sa distribution etc pour réaliser à quel point ce genre d'initiatives n'est pas plausible. La publicité permet de rentabiliser le médium qui publie le film (ex: la TV), mais l'industrie du cinéma ne peut pas vivre uniquement de cela, les sommes sont trop petites.
Par ailleurs, il faut réaliser qu'un film comme Pirates des Caraïbes 2 dépasse le milliard de dollars de recettes (qui ne vont pas uniquement au distributeur, très loin de là). On parle quasiment du coût de rachat d'un You Tube là. Et je ne parle que de l'exploitation en salles, derrière il y a ce que le film génère en licences TV, produits dérivés, et DVD. Vous imaginez pouvoir générer ce genre de sommes par la publicité ou quelconque licence globale?
Evidemment c'est un cas extrême, et j'entends d'ici les mauvaises langues dire "ouais mais on n'est pas censé rapporter autant de thunes pour un film" - c'est faux, ce sont ce genre de films qui font vivre l'industrie du cinéma - et même le cinéma français dans une certaine mesure. Mais je tiens à illustrer le fait qu'on ne parle pas simplement de "rembourser quelques frais de création d'un fichier numérique". On parle d'un business model qui fait vivre tellement de monde qu'il est compréhensible que la première réaction de ceux qui en sont les responsables soit d'essayer de contenir le piratage: ce n'est pas une voie suffisamment lucrative pour être rentable. Le font ils mal? Peut être. Mais en attendant on ne peut pas leur demander d'être réalistes en acceptant le fait que maintenant gratuit=normal (en plus c'est loin d'être aussi simple), et de notre côté refuser d'être réalistes en pensant qu'un produit culturel aussi coûteux est rentabilisable par de petites recettes globales ou publicitaires.

Vraiment, et j'insiste lourdement là dessus, on pourra toujours trouver qq success story de films qui ont cartonné avec un modèle gratuit, mais fondamentalement si vraiment la gratuité devait devenir la normalité, vous pouvez vous attendre à une vraie belle chute de l'industrie du cinéma (et je ne parle pas que des gros blockbusters).
Cette vision de licence globale, financement par la pub etc, j'ai beau trouver ça idéologiquement séduisant, c'est juste à des années lumières de la réalité des coûts de production engendrés par un produit culturel comme un film.

Et franchement, le premier qui me dit "eh bien ce sera la mort du cinéma" se ramasse un bonet d'âne :)
@Shann :
He bien ce sera la mort du cinéma... maintenant files moi ce bonnet gratuit que tu promettais :D

Bon sans rire, le sujet des films par p2p est plus complexe que celui de la musique (qui est déjà complexe mais dont les pistes satisfaisants les 2 parties existent - emusic :love: :love: :love: ).
Ne penses-tu pas qu'un modèle type télévision suffirait à rendre l'ensemble rentable et attractif pour tout le monde ? Cad une vente à une (ou plusieurs) plateforme(s) tierce(s) qui distribuerait grauitement ou non aux internautes en utilisant les technologies p2p ? Le tout agrémenté par une redevance internet plus ou moins importante pour financer une offre publique voire une aide aux productions les moins rentables.

En prend-t-on le chemin ? Personnellement je n'en ai pas l'impression. Du peu que j'ai pu en discuter avec des personnes plus au fait que moi, nous sommes dans la situation où les plus gros veulent controller la distribution internet (et donc avoir les bénéfices que cela peut engendrer) et les petits ne veulent même pas en entendre parler (déjà qu'ils gagnent peu...). Les seuls à se lancer dans "l'aventure internet" en passant par le gratuit me semblent être des personnes inconnues voulant être reconnue (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de talents ou en ont plus que les autres).
En bref : l'industrie cinématographique cherche-t-elle vraiment une solution qui satisfasse production et consommateurs ou une solution qui ne satisfasse qu'elle ?
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Maintenant sur le financement par la pub, je crois qu'il faut briser ce doux rêve. Il faut vraiment se rendre compte de ce que coûte un film, sa distribution etc pour réaliser à quel point ce genre d'initiatives n'est pas plausible. La publicité permet de rentabiliser le médium qui publie le film (ex: la TV), mais l'industrie du cinéma ne peut pas vivre uniquement de cela, les sommes sont trop petites.
HEIN? :eek: :pasbien: :colere:

J'ai vu à la TV, des téléfilms de très bonne qualité (que ce soit en effets spéciaux, au niveau du scénario, du travail des acteurs, etc.)
Et cela fonctionne. Pourquoi le cinéma, et surtout les blockbusters, ne pourraient-ils pas entrer dans ce modèle?
Ok, tu es du métier et tu sais mieux que nous ce qui se fait. Je ne doute pas de tes connaissances sur le prix du ciné, j'emets simplement des reserves quant à la validité de ce système qui abuse visiblement de nous. :redcard:

Pourquoi le consommateurs dirait "amen" à ce système qui fait croire que mettre dans un seul film plusieurs dizaines de millions d'euros est normal?? Surtout à l'heure de l'informatique, qui crée des possibilités phénoménales dans l'image comme dans le son, et ceci à un cout bien moindre.

D'ailleurs, de très bons et très beaux films se sont faits avec des budgets très raisonnables. Je n'ai pas entendu dire que leurs auteurs étaient SDF pour autant. :wavey:

Bref, un tel coût, pour des effets spéciaux "réèls" chers et inutiles, ainsi que pour le cachet de certains acteurs choisis pour leur physique, ne se justifie plus.

'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Par ailleurs, il faut réaliser qu'un film comme Pirates des Caraïbes 2 dépasse le milliard de dollars de recettes (qui ne vont pas uniquement au distributeur, très loin de là). On parle quasiment du coût de rachat d'un You Tube là. Et je ne parle que de l'exploitation en salles, derrière il y a ce que le film génère en licences TV, produits dérivés, et DVD. Vous imaginez pouvoir générer ce genre de sommes par la publicité ou quelconque licence globale?
Trop cher :non: . Et le prix du film en lui-même (salaire inclus des gens qui en vivent)?

Quant aux produits dérivés, ils sont forcément payants, donc pas affectés par le P2P. Si tu veux ta petite poupée Jack Sparrow, tu ne peux pas la télécharger, donc tu la payeras forcément ;) . Impact du P2P? :Hein:

'shann', le 01/01/1970 - 01:00
ce sont ce genre de films qui font vivre l'industrie du cinéma - et même le cinéma français dans une certaine mesure.
J'en doute...cela rapporte à son studio, à quelques acteurs connus pour être surpayés, mais n'incite qu'à faire d'autre superproductions. Sinon, le cinéma hollywoodien, avec tout ce qu'il rapporte, devrait produire énormément de films moins "grand public et leur offrir à eux aussi une promotion. Ce n'est pas le cas. Le cinéma américain reste dominé par les films qui cherchent à ameuter le plus de public possible sans forcément y mettre la qualité.

'shann', le 01/01/1970 - 01:00
on ne peut pas leur demander d'être réalistes en acceptant le fait que maintenant gratuit=normal
Personne ne le pense sincèrement. La culture a un prix, celui de sa coception. Il faut juste que celui-ci corresponde à nos moyens, et soit vraiment justifié.

Un étudiant fauché ne voudra pas payer le cachet de la dernière actrice à la mode. Bon film ou pas. :shifty:
'trinita', le 01/01/1970 - 01:00
'RAOUL', le 01/01/1970 - 01:00
par exemple? tes trois derniers bons? (sans rigoler)
:shifty:
pour l'année 2006, à ce jour, , je n'en vois aucun mais peut-être suis-je trop difficile ?
:shifty:

:shifty: c'est quoi ton bordel ? :shifty:
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Par ailleurs, il faut réaliser qu'un film comme Pirates des Caraïbes 2 dépasse le milliard de dollars de recettes (qui ne vont pas uniquement au distributeur, très loin de là). On parle quasiment du coût de rachat d'un You Tube là. Et je ne parle que de l'exploitation en salles, derrière il y a ce que le film génère en licences TV, produits dérivés, et DVD. Vous imaginez pouvoir générer ce genre de sommes par la publicité ou quelconque licence globale?

Bonjour,

Les députés ont exclu le cinéma du champ de la licence globale. La licence globale pourrait être une solution pour la Zique quand on a un maximum de groupes et peu de podiums qui obtiennent le succès.
C'est un moyen de défendre la diversité culturelle et la vigueur de la chanson francophone. On a une licence globale pour les radios libres, à ma connaissance personne n'envisage de faire des cinémas libres. Les politiciens peuvent se permettrent d'avoir des points de vue différents selon les genres, les publics et les enjeux industriels me semble t'il. On n'a pas trop intérêt à concevoir la Propriété Intellectuelle comme un monolythe inébranlable, à mon sens. Du reste le monde du cinéma ne se prive pas pour établir des tonnes de politiques de diffusion selon chaque média, la fameuse chronologie.

Est ce qu'il y a VRAIMENT un risque de perte du consentement à payer pour le DVD ? Moi, je constate que les cartes de cinés illimités se vendent comme des petits pains. Les rayons de la FNAC sont garnis. Ca ne désemplit pas à Noël, ca montre que l'objet a de la valeur. J'ai plutôt l'impression que le DVD a phagocité le CD audio. Et je ne vois pas émerger de concurrents sérieux dans les loisirs pour se substituer à cette demande.

Les gens ne vont pas acheter 50 téléphones portables, 100 clés USB, 200 écrans plats. Ils vont pas non plus pouvoir s'enfiler 600 repas au restau ou 52 semaines de congés au caraibes. Si on rencontre des amateurs avec une collection de 1320 DVD, c'est parce que l'oeuvre est unique, attirante et qu'elle est faite pour être collectionnée.

C'est pas juste une pratique de loisir, c'est aussi un acte culturel donc, collectionner des oeuvres. Il n'y a pas 30000 facons de procéder à l'heure actuelle : les Picasso, les livres, la zique et les films.

Quelques remarques pour terminer :
- Le DVD se vend bien dans la mesure ou deCSS est cassé. Un DRM inviolable va vite heurter le public.
- Les gens aiment les forfaits, mais où est l'offre ?
- La VOD a t'elle un avenir, ne risque t'on pas de tuer les loueurs ?
- N'en déplaise aux réalisateurs, le divx est un format de qualité médiocre qui plait au public mais qui ne concurrence pas le DVD. Il arrive sur le marché des formats de diffusion médiocres comme ceux pour les IPODS vidéos. Sur Internet les marchands n'auront jamais assez de bande passante pour satisfaire le public. Soit faut diminuer la qualité, soit faut restreindre le choix.
Ne penses-tu pas qu'un modèle type télévision suffirait à rendre l'ensemble rentable et attractif pour tout le monde ? Cad une vente à une (ou plusieurs) plateforme(s) tierce(s) qui distribuerait grauitement ou non aux internautes en utilisant les technologies p2p ? Le tout agrémenté par une redevance internet plus ou moins importante pour financer une offre publique voire une aide aux productions les moins rentables.

Ton modèle oblige le diffuseur à prendre le risque de la diffusion.
Juste pour clarifier, le modèle du cinéma est assez spécifique: les copies sont distribuées aux salles, ensuite les exploitants et le distributeur se partagent les revenus. Le distributeur toûche environ 2€20 par ticket de cinéma vendu. Si le film fait peu d'entrées, il perd de l'argent. L'exploitant n'en gagne pas beaucoup, mais il n'en perd pas (d'où les déprogrammations rapides pour laisser la place à des films marchant mieux).
Par ailleurs si l'exploitation en TV et DVD suffisait à rendre le film rentable, tu n'aurais pas tant de film sortant au cinéma, au risque de perdre de l'argent. Ca arrive hein, je ne dis pas le contraire, mais ce n'est pas comme cela que le système parvient à se développer.

HEIN? shocking.gif Hein62.gif colere.gif

J'ai vu à la TV, des téléfilms de très bonne qualité (que ce soit en effets spéciaux, au niveau du scénario, du travail des acteurs, etc.)
Et cela fonctionne. Pourquoi le cinéma, et surtout les blockbusters, ne pourraient-ils pas entrer dans ce modèle?
Ok, tu es du métier et tu sais mieux que nous ce qui se fait. Je ne doute pas de tes connaissances sur le prix du ciné, j'emets simplement des reserves quant à la validité de ce système qui abuse visiblement de nous.

:essaiedegardersoncalme:

Ils ne peuvent pas entrer dans ce modèle parce que tout le monde n'a pas envie de voir des films qui ressemblent à des téléfilms.
Matte le nombre de films à petit budget qui cartonnent au box office, comparé aux grosses productions.
Cette vision comme quoi le grand méchant marketing des blockbusters abuse de nous est une aberration. On n'oblige pas les gens à aller voir un film (d'autant qu'à vous entendre le prix du billet est scandaleux, donc faudrait vraiment être maso). Le public a simplement plus envie de voir des Pirates des Caraïbes ou des Age de Glace que des téléfilms.
Ta vision des choses est très égocentrique. Les entrées en salles montrent que ton appréciation des blockbusters n'est simplement pas la norme.

Bref, un tel coût, pour des effets spéciaux "réèls" chers et inutiles, ainsi que pour le cachet de certains acteurs choisis pour leur physique, ne se justifie plus.

C'est évident, les producteurs aiment jeter l'argent par les fenêtres pour le plaisir.
Quand tu te rendras compte à quel point avoir une star dans un film aide à en faire la promotion, tu comprendrais pourquoi des Tom Cruise, des Johnny Depp et cie sont bien payés. Ils permettent au film une couverture exceptionnelle, et leur salaire est aisément remboursé par les frais marketing qu'ils évitent de dépenser.
En ce qui concerne les effets spéciaux là encore, c'est ton avis, mais ce n'est clairement pas celui de la majorité.

Trop cher non2.gif . Et le prix du film en lui-même (salaire inclus des gens qui en vivent)?
Tu m'as bien lu? Je parle des recettes, pas du coût du film.
Le film a coûté 170millions de dollars environ. Trop cher tu diras? Il rapportera le triple, voire plus. Donc non ce n'est pas trop cher, c'est même facilement justifiable.

J'en doute...cela rapporte à son studio, à quelques acteurs connus pour être surpayés, mais n'incite qu'à faire d'autre superproductions. Sinon, le cinéma hollywoodien, avec tout ce qu'il rapporte, devrait produire énormément de films moins "grand public et leur offrir à eux aussi une promotion. Ce n'est pas le cas. Le cinéma américain reste dominé par les films qui cherchent à ameuter le plus de public possible sans forcément y mettre la qualité.

Sans dire que les studios sont des phylantropes, tu te trompes. La Fox et Warner par exemple ont leur département indie (Fox Searchlight et WIP), qui produisent d'excellents films.
Par ailleurs le système français permet de reverser une partie de chaque billet vendu à l'industrie française du cinéma. Un film comme Narnia rapporte plusieurs millions au cinéma français de façon indirecte.
Sans dire que les gros films sont ceux qui mènent le box office, et donc font vivre pas mal d'exploitants.
Les choses sont beaucoup plus interdépendantes que tu ne le crois.
Maintenant je ne dis pas que la situation est idéale, je dis juste qu'il faut arrêter de croire que les gros blockbusters sont les grands méchants loups qui phagocytent le marché du cinéma. Oui ils ont vocation à être, mais en même temps ce sont ces films qui font vivre une constellation d'individus (les nombreuses agences, le personnel du distributeur, les supports publicitaires etc). Et au delà de ça, ce sont ceux qui permettent au cinéma d'avoir cette image de rêve. Ca paraît débile pour certains, mais c'est important mine de rien.

Un étudiant fauché ne voudra pas payer le cachet de la dernière actrice à la mode. Bon film ou pas.

Que je sache l'étudiant en question ne paie pas pour le cachet. Les places de cinéma sont au même prix qu'il s'agisse d'un gros film ou d'un petit film. C'est le volume d'entrées qui permet de retomber sur se pattes. Donc je ne vois pas trop où se situe l'arnaque.
Surtout que beaucoup de personnes considèrent maintenant normal de payer pour voir un film coûtant cher et en mettant plein la vue, mais pas un petit film (qu'ils préfèreront voir à la TV). Ils ont l'impression d'en avoir pour leur argent de cette façon.
Ce n'est qu'un révélateur du fait que les gens attendent différentes choses du cinéma, ne fais donc pas de ta vision une généralité.

Est ce qu'il y a VRAIMENT un risque de perte du consentement à payer pour le DVD ? Moi, je constate que les cartes de cinés illimités se vendent comme des petits pains.
Attention, le business model des cartes de cinéma est assez spécial.
D'une part il oblige la souscription à un abonnement annuel. D'autre part, il faut savoir que pour les multiplexes le film est un produit d'appel (on gueule bcp sur le prix de la place de ciné, mais ils ne peuvent pas vivre que de ça). Les possesseurs de carte ont tendance derrière à consommer des produits à très forte valeur ajoutée, genre pop corn, boissons etc.

Le DVD se vend bien dans la mesure ou deCSS est cassé. Un DRM inviolable va vite heurter le public.
Je suis d'accord, c'est une aberration.

- Les gens aiment les forfaits, mais où est l'offre ?
En location, et ça marche bien. Après si tu veux acheter des DVD, tu peux vite les trouver à des prix abordables.
En Angleterre par ex les DVD sont très rapidement vendus par promo de 3 DVD au choix pour 30 euros (qui me semble un prix raisonnable).

- La VOD a t'elle un avenir, ne risque t'on pas de tuer les loueurs ?
En même temps à eux de se positionner là dessus.

Sur Internet les marchands n'auront jamais assez de bande passante pour satisfaire le public.
mmmm... je "jamais" me semble un peu présomptueux. A mon avis ce n'est pas totalement impossible.
M'enfin me concernant j'avoue apprécier avoir un support physique pour mes films. Mais c'est aussi parce que j'adore ça.
Je me permets d'ajouter, puisque c'est le coeur du débat.

On arrivera je pense un jour à des modèles à double possibilité:
le téléchargement pour vision unique ne permettant pas de stocker le contenu, vendable en forfait (une forme de location par internet)
le téléchargement permettant à l'utilisateur de disposer de la licence du contenu dans le cadre d'une utilisation privée, qui sera je pense vendue au film, un peu à la itunes.

Reste le problème de savoir à partir de quand on devrait rendre les films disponibles, au risque de remettre en cause l'exploitation en salles, et à quel prix.

Mais une sorte de forfait global me semble difficile. Et surtout l'idée comme quoi la gratuité devrait être normale une belle aberration.
C'est aussi pour cela que les studios essaient de définir des exemples répressifs: pour tenter de rappeler aux utilisateurs que ce n'est pas normal, contrairement à ce qu'un certain communautarisme du P2P essaie de promouvoir.
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Ton modèle oblige le diffuseur à prendre le risque de la diffusion.
Pourrais-tu développer cette idée stp ? Je ne vois pas en quoi la plateforme prendrait un risque à diffuser n'importe quel film si elle se base sur une vision "longue traine" et cherche donc à avoir le maximum de références même si la plupart ne sont que peu téléchargées... A moins que le difuseur ne soit le producteur mais alors là je comprend encore moins :Hein:

'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Juste pour clarifier, le modèle du cinéma est assez spécifique: les copies sont distribuées aux salles, ensuite les exploitants et le distributeur se partagent les revenus. Le distributeur toûche environ 2€20 par ticket de cinéma vendu. Si le film fait peu d'entrées, il perd de l'argent. L'exploitant n'en gagne pas beaucoup, mais il n'en perd pas (d'où les déprogrammations rapides pour laisser la place à des films marchant mieux).
Par ailleurs si l'exploitation en TV et DVD suffisait à rendre le film rentable, tu n'aurais pas tant de film sortant au cinéma, au risque de perdre de l'argent. Ca arrive hein, je ne dis pas le contraire, mais ce n'est pas comme cela que le système parvient à se développer.
Là je ne suis pas d'accord : d'une part la TV finance une partie de la production en France puis achète les droits de diffusion (ce qui ressemble à un double paiement) et d'autre part le prix d'achat de la diffusion TV dépend du nombre d'entrées en salle. Je suppose que c'est pire pour le rapport réussite en salle/achat ou droits de distribution de DVD. N'importe quel film a donc intérêt à sortir dans un maximum de salles pour pouvoir négocier un prix achat TV/DVD plus important. Si les revenus TV/DVD n'étaient pas si important dans la rentabilité d'un film, je ne pense pas qu'il y aurait eut création de la taxe ni qu'on nous bassinerait autant sur le P2P (qui affecte bcp plus le marché du DVD que le marché des exploitants)...


'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Reste le problème de savoir à partir de quand on devrait rendre les films disponibles, au risque de remettre en cause l'exploitation en salles, et à quel prix.
Et si la solution était de mettre à disposition sur Internet avant même de sortir le film en salle ? Cela modifierait sans doute la vision du film en tant qu'oeuvre (pourquoi aler voir la même chose que ce que j'ai téléchargé ? => pourquoi ne pas faire évoluer le film entre la diffusion Internet et ciné ? par exemple) mais est-ce que ce serait vraiment si négatif ?
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Ils ne peuvent pas entrer dans ce modèle parce que tout le monde n'a pas envie de voir des films qui ressemblent à des téléfilms.
Matte le nombre de films à petit budget qui cartonnent au box office, comparé aux grosses productions.
Cette vision comme quoi le grand méchant marketing des blockbusters abuse de nous est une aberration. On n'oblige pas les gens à aller voir un film (d'autant qu'à vous entendre le prix du billet est scandaleux, donc faudrait vraiment être maso). Le public a simplement plus envie de voir des Pirates des Caraïbes ou des Age de Glace que des téléfilms.
Ok, mettre les moyens permet plustechniquement, mais cela fait beaucoup trop pour un seul film, et n'apporte pas forcément une qualité excellente.

Tu répond que le public va librement voir des films chers. Soit. Cela n'explique pas pourquoi il faut mettre autant dans certaines productions, puisque la qualité ne vient pas forcément du prix investi. le problème est aussi que le public en veut "pour son argent", comme tu dis.
Hollywood veut nous faire croire que le bon film est celui rempli d'effets spéciaux, et avec des acteurs au physique avantageux. Donc gros budget pour payer des acteurs à la mode, et des images qui en mettent plein la vue.

Un film à gros budget est un film divertissant, pas un "grand film". Qu'il ait du succès qui le rentabilise n'est pas un argument, car on associe à tort succès à budget pharaonique. ceux qui restent dans l'histoire, ceux qui touchent le coeur du public, crois-tu que ce soit les plus chers? :wavey:

Il y a de grands succès français, faits avec bien moins de moyens. Certains réussissent même à méler qualité et attrait du public. Comme quoi, c'est possible.

Pour ce qui est du salaire de acteurs en vue, il ne s'agit pas simplement de se demander si le film est rentable, mais si le système est valide. C'est aussi l'éducation du consommateur de comprendre qu'un acteur n'a pas besoin de toucher 15 millions de dollars pour faire un bon film. Je ne m'explique pas le salaire mirobolant d'un acteur (qui ferait le même travail payé un prix plus juste) alors que moi-même, je bosse très dur juste pour le smig. Question de bon sens, tout simplement. Que ce soit rentable n'excuse rien.

Du reste, moins dans les poches des actueurs = plus à réinvestir, peut-être dans des films moins grand public mais dignes d'être financés eux aussi. ;)


'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Un film comme Narnia rapporte plusieurs millions au cinéma français de façon indirecte.
Les gens iraient au cinéma, même si les films coutaient bien moins chers à produire. Il se vendrait autant de tickets, donc le cinéma français en gagnerait autant.

C'est logique. On ne va pas voir un film cher, on va voir un film qui nous plait. Cela ne s'achète pas...
Même quand les moyens manquaient, on a fait de très bons films. Ce n'est pas lié, quoi que tu en dises.

'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Surtout que beaucoup de personnes considèrent maintenant normal de payer pour voir un film coûtant cher et en mettant plein la vue, mais pas un petit film (qu'ils préfèreront voir à la TV). Ils ont l'impression d'en avoir pour leur argent de cette façon.
Ce n'est qu'un révélateur du fait que les gens attendent différentes choses du cinéma, ne fais donc pas de ta vision une généralité.
Ma vision? Vouloir voir de bons films, mais avoir peu de moyens à la fin du mois, tu crois que je suis la seule? :ptdr:
Par principe, je ne veux pas participer à un système qui fait qu'une actrice touchera en un film ce que je ne gagnerai jamais en une vie, même si je travaille très dur. C'est compréhensible, non? :shifty:
'Neurf', le 01/01/1970 - 01:00

Pourrais-tu développer cette idée stp ? Je ne vois pas en quoi la plateforme prendrait un risque à diffuser n'importe quel film si elle se base sur une vision "longue traine" et cherche donc à avoir le maximum de références même si la plupart ne sont que peu téléchargées... A moins que le difuseur ne soit le producteur mais alors là je comprend encore moins :Hein:

Il me semble que le distributeur devrait acheter les droits du film non? C'est un risque non?
M'enfin je reconnais après réflexion que ton modèle peut être intéressant, après tout c'est bien comme ça que la location de dvd par internet fonctionne.

'Neurf', le 01/01/1970 - 01:00
Là je ne suis pas d'accord : d'une part la TV finance une partie de la production en France puis achète les droits de diffusion (ce qui ressemble à un double paiement) et d'autre part le prix d'achat de la diffusion TV dépend du nombre d'entrées en salle. Je suppose que c'est pire pour le rapport réussite en salle/achat ou droits de distribution de DVD. N'importe quel film a donc intérêt à sortir dans un maximum de salles pour pouvoir négocier un prix achat TV/DVD plus important. Si les revenus TV/DVD n'étaient pas si important dans la rentabilité d'un film, je ne pense pas qu'il y aurait eut création de la taxe ni qu'on nous bassinerait autant sur le P2P (qui affecte bcp plus le marché du DVD que le marché des exploitants)...

Je ne dis pas que la TV ne rapporte rien, je dis juste que ce n'est pas avec ça qu'on s'assure de la rentabilité d'un film (au sens il faut davantage).
Et je suis d'accord sur le fait que le P2P affecte davantage le marché du DVD que les exploitants - qui se portent pas trop mal cette année. C'est une des premières remarques que j'ai faites sur ce topic en réponse à ceux qui arguaient de la baisse des ventes de dvd par la qualité des films - qui à en juger par les entrées en salle n'est pas si catastrophique.

'Neurf', le 01/01/1970 - 01:00
Et si la solution était de mettre à disposition sur Internet avant même de sortir le film en salle ? Cela modifierait sans doute la vision du film en tant qu'oeuvre (pourquoi aler voir la même chose que ce que j'ai téléchargé ? => pourquoi ne pas faire évoluer le film entre la diffusion Internet et ciné ? par exemple) mais est-ce que ce serait vraiment si négatif ?

Je pense que c'est difficile à mettre en place. Mais je ne dis pas que ça n'arrivera jamais, c'est une question ouverte sur laquelle des calculs financiers s'imposent.


Maintenant Elisheva... J'avoue que j'ai pas trop envie d'épiloguer, j'ai pas l'impression que tu lises ce que je dis quand je vois tes remarques, vu que la réponse est déjà dans ce que je t'explique.

'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00

Tu répond que le public va librement voir des films chers. Soit. Cela n'explique pas pourquoi il faut mettre autant dans certaines productions, puisque la qualité ne vient pas forcément du prix investi. le problème est aussi que le public en veut "pour son argent", comme tu dis.
Hollywood veut nous faire croire que le bon film est celui rempli d'effets spéciaux, et avec des acteurs au physique avantageux. Donc gros budget pour payer des acteurs à la mode, et des images qui en mettent plein la vue.

Un film à gros budget est un film divertissant, pas un "grand film". Qu'il ait du succès qui le rentabilise n'est pas un argument, car on associe à tort succès à budget pharaonique. ceux qui restent dans l'histoire, ceux qui touchent le coeur du public, crois-tu que ce soit les plus chers? :wavey:

Tu mets la charue avant les boeufs. En plus Hollywood ne veut rien faire croire du tout. S'ils pouvaient faire que des cartons avec des films à petit budget, ils le feraient depuis longtemps.


'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00
Il y a de grands succès français, faits avec bien moins de moyens. Certains réussissent même à méler qualité et attrait du public. Comme quoi, c'est possible.

Sans blague??? Dis donc tu m'apprends un truc là.
Fiou, je m'en serais vraiment pas douté.
Et puis c'est vrai que vu sous cet angle, pourquoi s'embêter à faire un Pirates des Caraibes hein? Ouh la la que peuvent ils bien faire dans cette galère ces cons d'américains?

'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00
Pour ce qui est du salaire de acteurs en vue, il ne s'agit pas simplement de se demander si le film est rentable, mais si le système est valide. C'est aussi l'éducation du consommateur de comprendre qu'un acteur n'a pas besoin de toucher 15 millions de dollars pour faire un bon film. Je ne m'explique pas le salaire mirobolant d'un acteur (qui ferait le même travail payé un prix plus juste) alors que moi-même, je bosse très dur juste pour le smig. Question de bon sens, tout simplement. Que ce soit rentable n'excuse rien.

Malheureusement, un peu beaucoup quand même. Si tu veux on peut refaire la société et instaurer un revenu maximum limite (je ne serais pas contre), mais la société ne fonctionne pas encore comme ça. Dans notre système actuel, à part le fait que je comprends bien que ça te les brise de voir des mecs gagner autant, je ne vois pas trop ce qu'on peut avoir à redire.
Le jour où tu permettras à toute une industrie de gagner des millions de dollars, on verra si tu acceptes de rester au SMIC.

'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00
Du reste, moins dans les poches des actueurs = plus à réinvestir, peut-être dans des films moins grand public mais dignes d'être financés eux aussi. ;)

C'est surtout plus de thunes pour les producteurs, donc bon autant que ça aille à l'acteur.


'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00
C'est logique. On ne va pas voir un film cher, on va voir un film qui nous plait. Cela ne s'achète pas...
Même quand les moyens manquaient, on a fait de très bons films. Ce n'est pas lié, quoi que tu en dises.

T'as rien compris à ce que j'ai dit visiblement, je vais donc m'économiser un peu et te laisser penser que j'ai un jour dit le contraire.

'Elisheva', le 01/01/1970 - 01:00
Par principe, je ne veux pas participer à un système qui fait qu'une actrice touchera en un film ce que je ne gagnerai jamais en une vie, même si je travaille très dur. C'est compréhensible, non? :shifty:

Grand bien t'en fasse, mais ça ne sert à rien d'une part, et y'a des causes bien plus importantes sur cette planète d'autre part.
M'enfin si ça te donne l'impression d'être une militante, c'est déjà ça hein.

Par contre que les choses soient claires, ça ne te donne pas plus le droit de télécharger impunément le film sous prétexte de militantisme. Sinon ça s'appelle de l'hypocrisie.
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
Maintenant Elisheva... J'avoue que j'ai pas trop envie d'épiloguer, j'ai pas l'impression que tu lises ce que je dis quand je vois tes remarques, vu que la réponse est déjà dans ce que je t'explique.
Il faut croire que tes arguments ne sont pas si bien fondés, puisque tu n'arrives pas à me convaincre. ;)
Pour les films à gros budget, c'est simple: ils savent qu'ils vont rentrer dans leurs frais, la promotion aidant. Donc pourquoi se priver? :rolleyes:
La question n'est pas de faire ou de ne pas faire un film, grand public ou pas, inoubliable ou pas. Il faut se demander 1)si les frais sont justifiés pour le résultats, et 2) ce qu'on fera des bénéfices si le film marche très bien.

En musique, on reproche aux majors de se faire plein d'argent, en produisant des artistes formatés qui vendent un maximum, et de ne pas investir ensuite dans des productions à public plus restreint. La question devrait aussi se poser pour le cinéma. Si la branche est bénéficiaire, que faire des bénéfices? Engraisser les actionnaires? Le producteur, les acteurs?
Je propos simplement de réfléchir à l'usage qu'on peut faire du cinéma, de la répartition de ses moyens en ne privilégiant pas seulement les films qui feront un max d'entrée. Le cinéma est un arts, mais comme pour la musique, ce qui se vend le mieux fait de l'ombre au reste.

Que les bénéfices servent à financer le cinéma moins "consommable", celui qui fera bien moins d'entrées. Bref, le service public appliqué au cinéma. Ok, je rêve beaucoup, mais ce serait vraiment rendre ses lettres de noblesse au cinéma, en faire de nouveau un art et pas seulement un divertissement pour des "consommateurs" de film.

Tout cela est certes utopique, je m'en rends bien compte. Pourtant, si on veut vraiment débattre sur le cinéma actuel, essayons d'aller plus loin qu'un simple état des lieux. :wavey:


ça ne sert à rien d'une part, et y'a des causes bien plus importantes sur cette planète d'autre part.
M'enfin si ça te donne l'impression d'être une militante, c'est déjà ça hein.
Pour les "grandes causes" je le fais déjà par ailleurs, merci. Et toi? :rolleyes:

ça ne te donne pas plus le droit de télécharger impunément le film sous prétexte de militantisme. Sinon ça s'appelle de l'hypocrisie.
Je ne télécharge pas de films? Content? :ange:

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