Google prépare la réouverture de Map Maker, dont l'accès a été suspendu en mai après des actes de vandalisme. Le groupe américain va renforcer la modération de son outil en faisant appel à la bienveillance des contributeurs les plus assidus et les plus fiables.

Dans l'optique de disposer de cartes les plus précises et les plus exhaustives possibles, Google permet aux internautes d'ajouter des détails supplémentaires via l'outil Map Maker. La plupart du temps, les modifications apportées par les participants ne posent aucune difficulté : elles sont là pour être utiles aux autres internautes. Mais parfois, des contributions plus nuisibles font leur apparition.

En règle générale, la modération automatique de Google et l'intervention ponctuelle des salariés de la firme de Mountain View suffisent à intercepter les actes de vandalisme opérés via Map Maker. Mais ce n'est pas toujours le cas : on se souvient par exemple que Google Maps a situé Al-Qaïda à l'Élysée ou encore de ce dessin représentant le logo d'Android urinant sur celui d'Apple.

Ces dégradations mettent systématiquement Google dans l'embarras lorsqu'elles sont découvertes. Dans le cas de Maps plaçant Al-Qaïda à l'Élysée, le groupe s'était excusé "pour cette erreur" avant de la corriger dans la foulée. "Ces modifications font l’objet d’une modération, mais dans ce cas particulier une indication malvenue ajoutée sur la carte a été malencontreusement validée", avait alors expliqué la société.

En mai, Google avait décidé de suspendre provisoirement l'accès à Map Maker afin de mettre un coup d'arrêt aux participations malveillantes et se laisser du temps pour réfléchir à une parade. Deux mois plus tard, celle-ci est manifestement trouvée puisque la réouverture de l'outil – qui aura lieu en plusieurs phases – a été annoncée sur les forums officiels de l'entreprise. Elle aura lieu à partir du mois d'août.

Concrètement, Google maintiendra son système de modération automatique et ses employés interviendront toujours sporadiquement pour contrôler certaines contributions. Mais en plus, la firme va sélectionner des participants dignes de confiance – au regard, sans doute, de leurs précédents ajouts – pour les nommer responsables de région. Ils pourront ainsi vérifier les apports des autres.

"La raison de ce changement tient au fait qu'à chaque fois que nous avons observé quelqu'un essayant de vandaliser une carte, beaucoup d'entre vous ont agi rapidement pour retirer la dégradation", note Google. "Nous en avons conclu que de toutes les défenses disponibles pour protéger nos cartes, l'implication d'une communauté d'usagers bien-intentionnés fait partie des plus fiables et des plus efficaces".

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