Les autorités italiennes suspectent des anciens salariés d'avoir organisé le piratage des serveurs de la société Hacking Team, qui a débouché sur la fuite de 400 Go de données confidentielles. Une enquête judiciaire est en cours.

L'affaire du piratage des serveurs de la société Hacking Team est en train de prendre une tournure judiciaire. Les autorités italiennes cherchent en effet à déterminer l'origine de la fuite qui a abouti à la diffusion sur Internet de 400 Go de données confidentielles, qui décrivent avec une grande précision les activités jusqu'alors très secrètes de l'entreprise transalpine.

D'après Reuters, au moins six anciens employés de la firme italienne sont actuellement suspectés d'avoir pris part à cette opération qui a éclaté au début du mois de juillet. L'agence ajoute que cette enquête a été fusionnée avec une autre affaire impliquant à nouveau Hacking Team, et qui porte cette fois sur des accusations de vol de secrets industriels.

Bien avant le piratage de ses serveurs, l'entreprise Hacking Team avait déjà une sinistre réputation. Spécialisée dans la conception de logiciels espions pour les États qui désirent pouvoir espionner leur population ou des cibles identifiées, elle était déjà classée par Reporters Sans Frontières comme l'une des cinq sociétés désignées comme "ennemies d'Internet".

Les révélations survenues il y a quelques semaines à peine sont venues confirmer les informations qui étaient déjà disponibles sur cette firme. Elles ont aussi montré que le groupe est aussi contacté par des pays occidentaux (comme la France, via ses services de police qui souhaitent pouvoir se préparer à l'entrée en vigueur de la loi Renseignement).

Avec cette fuite de très grande ampleur, des publications fracassantes sont encore à prévoir au cours des prochaines semaines. Encore cette semaine, l'on a appris par exemple que Hacking Team a réfléchi sur le concept de drones capables de casser des réseaux WiFi afin d'y diffuser des logiciels malveillants.

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