L'industrie du disque est en train de changer de visage. Le groupe canadien The Barenaked Ladies, qui s'autoproduit, a réalisé près de 1 million de dollars de ventes en seulement une semaine grâce à son nouvel album et à une politique centrée sur les souhaits de leurs fans.

Le manager Terry McBribe, également directeur du label Nettwerk Music, est ouvertement parti en guerre contre le lobby de l’industrie du disque et contre les plaintes adressées aux internautes américains. « Porter plainte contre des amateurs de musique n’est pas la solution, c’est le problème« , affirmait-il en janvier dernier. Lui qui cherche avant tout à aider les artistes à se développer et à prospérer est convaincu qu’il n’y aucune opposition entre le business de la musique et les demandes des internautes.

Pour preuve, il a pris sous son aile le groupe canadien Barenaked Ladies, autoproduits via leur propre label Desperation Records, et a immédiatement créé une dynamique de vente qui répond aux demandes de chaque type de fan. Leur dernier album Barenaked Ladies Are Me s’est vendu sous une multitude de formats : CD physiques, albums numériques, éditions deluxe avec 27 titres, clés USB, sonneries, pistes à remixer, steams, etc. L’ensemble avec une idée fixe, respecter le client. L’album s’est vendu sur MySpace sans DRM au format MP3, à un prix de seulement 0,89 $ par titre.

Une semaine après la sortie de l’album, les ventes totalisaient 978.127,99 $ de recette. Et puisque les Barenaked Ladies sont autoproduits, une partie importante des recettes leur revient directement. Selon Terry McBribe un groupe autoproduit qui vend lui même sa musique peut gagner jusqu’à 5 $ par album, là où les royalties d’un contrat classique dans une maison de disques dépasse très rarement les 10 %.

« Générer du chiffre d’affaires, particulièrement dans le modèle des artistes autoproduits, c’est vendre de la musique sur différents médias, vendre des tickets de concerts, vendre des licences de musiques pour la TV, des sonneries, des disques USB, etc. C’est comme cela que le succès est mesuré, et non par les ventes des albums physiques« , estime Terry McBribe.

Selon le manager, « Le modèle des artistes autoproduits est l’avenir. Si nous pouvons faire sortir des groupes avec ce modèle, l’industrie aura changé pour toujours« .

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