Face au phénomène du cyber-harcèlement, un élu propose d'imposer la mention d'une liste d'applications de secours sur les contrats de téléphonie mobile souscrits au profit des mineurs. Il estime que cela leur sera utile, dans la mesure où les jeunes sont presque tous équipés d'un téléphone mobile.

Le cyber-harcèlement est un sujet qui préoccupe de plus en plus les autorités. En effet, une enquête menée l'an dernier par l'éducation nationale a constaté qu'une proportion relativement importante de collégiens (près d'un sur cinq) est victime de la violence en ligne. De plus, et c'est encore plus inquiétant, le phénomène est en train de se développer.

Plutôt que la répression, l'éducation nationale a préféré miser sur la sensibilisation des jeunes mais aussi des parents, des professeurs et, plus généralement, des équipes éducatives. Un plan a ainsi vu le jour sous l'égide de Vincent Peillon. Ce problème est abordé assez tôt, puisque des questions sur le sujet sont abordées dès le CM2 au moment du passage du permis Internet.

UNE LISTE DES APPLICATIONS ANTI-HARCÈLEMENT

Face à ce fléau, faut-il aller plus loin ? Le député Bernard Gérard, du groupe Les Républicains, le pense. Lui et ses collègues ont donc déposé une proposition de loi qui cherche à agir au niveau des téléphones portables. La raison ? Il s'agit d'un moyen de communication extrêmement prisé par les jeunes. Rares sont en effet les lycéens, les collégiens et parfois même les écoliers à en être dépourvus !

"J’ai souhaité ajouter la prévention des risques de cyber-harcèlement lors de la souscription d’abonnements à un forfait de téléphonie mobile connecté à Internet pour un mineur", explique le parlementaire dans son exposé des motifs. "La protection des mineurs sur Internet est une priorité, c’est un engagement citoyen, une composante des droits de l’enfant".

Se basant sur les études européennes et américaines montrant que "le cyber-harcèlement passe par le téléphone mobile à plus de 90  % ", le député propose tout simplement que figure  une liste des applications gratuites qui permettent de lutter contre le cyber-harcèlement, lorsqu'un contrat de téléphonie mobile est souscrit au profit d'un mineur qui aura un téléphone doté d'une connexion à Internet.

Il s'agit de l'unique demande de l'élu du Nord, qui propose que son article de loi soit ajouté à l'article 121-83 du code de la consommation, relatif aux contrats de services de communications électroniques.

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