Google et sa filiale Nest dédiée aux objets connectés lancera la semaine prochaine le successeur de la caméra Dropcam, rachetée l'an dernier. 

Un an après le rachat de Dropcam par sa filiale Nest, Google devrait dévoiler le 17 juin prochain sa première caméra connectée à installer chez soi, en guise de caméra de surveillance. Alors que l'information devait rester confidentielle, des documents déposés à la FCC et des photographies obtenues par Droid Life permettent d'avoir déjà un premier aperçu de la caméra.

Proche de la Dropcam, la "Nest Cam" devrait permettre de streamer les images de son intérieur en 1080p et d'enregistrer la vidéo 24h/24 sur le cloud, pour retrouver les images du voleur qui s'introduit dans la maison la nuit, ou pour revivre les moments familiaux ou intimes captés par la caméras, comme les premiers pas du petit ou le premier essai du nouveau canapé. Actuellement, la Dropcam permet de conserver entre 7 jours et 30 jours de vidéo, selon la formule d'abonnement choisie.

Elle sera accompagnée d'une nouvelle application conçue par Nest, qui s'affirme comme la filiale de Google dédiée à la domotique et aux objets connectés. A cet égard, la caméra pourrait utiliser le nouveau système Brillo dédié à l'IoT, mais aussi supporter les nouveaux standards que veut imposer Google, Weave et Thread. Weave est une plateforme qui permet aux objets de communiquer et s'échanger des données, tandis que Thread est un protocole de communication en P2P qui permet aux différents appareils de la maison de se relayer les signaux sans fil à faible énergie, pour pallier aux limites du Wi-Fi ou du CPL (à la manière des protocoles ZigBee ou Z-Wave).

Les Dropcam chiffrent le flux vidéo avant qu'il soit envoyé vers les serveurs, mais comme toujours, la question est de savoir qui a la clé (Réponse : Nest / Google). Sur sa Déclaration de confidentialité, Nest indique que les Dropcam collectent notamment des "données environnementales" obtenues grâce à des capteurs présents dans la caméra (température, lumière ambiante…), et les signaux audio et vidéo. La déclaration est particulièrement floue sur ce que la filiale de Google s'autorise à faire pour lui-même avec l'analyse en temps réel des vidéos (réalisée notamment pour prévenir qu'il y a du mouvement dans la maison et envoyer une alerte à l'utilisateur qui n'est pas chez lui). L'entreprise assure toutefois qu'elle ne partage aucune information avec des tiers qui ne soient pas liées à ses produits et services, sauf autorisation explicite.

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