Twitter continue sa croisade contre ceux agressant ses utilisateurs. Le réseau social annonce une nouvelle fonctionnalité qui va permettre aux victimes de se serrer davantage les coudes. Celles-ci pourront désormais partager leur liste noire de comptes bloqués.

Twitter reste mobilisé contre le harcèlement en ligne. Alors que les utilisateurs ont déjà accès à de nombreux outils pour combattre les messages inopportuns, le réseau social continue d'élaborer de nouvelles parades pour venir en aide aux victimes de persécution. Cette semaine, le site communautaire vient de présenter une nouvelle fonctionnalité qui va permettre aux usagers de se serrer les coudes.

Concrètement, Twitter permet désormais de partager sa liste noire de comptes bloqués. Par exemple, si un utilisateur est tourmenté par d'autres membres à cause de son orientation sexuelle, de son origine ethnique ou de son sexe, il pourra d'abord les bloquer et ensuite partager sa liste avec d'autres personnes qui pourraient aussi subir leurs brimades.

"Vous pouvez maintenant exporter et partager vos listes noires avec les personnes de votre communauté qui font face aux mêmes problèmes, ou bien vous pouvez importer la liste d'un autre utilisateur sur votre propre compte pour bloquer d'un seul coup plusieurs comptes, au lieu de les neutraliser un par un", explique le réseau social sur son blog.

L'option n'est pas encore disponible pour l'ensemble des comptes, mais Twitter précise qu'elle sera généralisée très vite. Elle figurera dans les paramètres du compte (accessible via l'avatar de son profil en haut à droite du site web, puis dans la rubrique "comptes bloqués").

Cette mesure et toutes celles prises précédemment proviennent du constat accablant fait en début d'année par l'ex-directeur de Twitter, Dick Costolo. Dans un message, il a pointé l'insuffisance du service à combattre efficacement le harcèlement. "On est nul à gérer les abus et les trolls sur la plateforme, et ça fait des années qu'on est nul à ce sujet. J'ai franchement honte à quel point nous traitons médiocrement ce problème".

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