Le site de l'armée de terre américaine a été temporairement piraté par l'armée électronique syrienne, une organisation favorable au parti Baas de Bachar el-Assad. Plusieurs pages ont été effacées et remplacées par des accusations contre le commandement militaire. Le site a depuis été rétabli.

L'armée électronique syrienne refait parler d'elle. Après les attaques informatiques menées depuis le début de l'année contre la presse, visant en particulier Le Monde et le Washington Post, l'organisation, réputée proche du parti Baas de Bachar el-Assad, change de cible. Cette fois, c'est le site web de l'armée de terre des États-Unis (www.army.mil) qui a été piraté.

CNN raconte que les membres de l'armée électronique syrienne ont profité d'une faille pour effacer le contenu du site. Celui-ci a ensuite été remplacé par des messages de revendication ("piraté par l'armée électronique syrienne") ou à portée politique ("vos commandants admettent qu'ils entraînent les mêmes personnes qu'ils vous ordonnent ensuite de combattre jusqu'à la mort").

Bien qu'en apparence spectaculaire, l'attaque menée contre le site web de l'armée de terre américaine était d'une portée très limitée. Le site ne contient aucune information particulièrement sensible, comme des données personnelles appartenant à des soldats ou des détails confidentiels sur des opérations en cours. Il s'agit avant tout d'un support de communication pour renseigner le public.

Le piratage lui-même, qui s'avère être une banale "défiguration" ("défacement"), n'a pas duré bien longtemps. Le site a été provisoirement mis hors-ligne, permettant aux équipes techniques de combler la brèche et de restaurer les pages qui ont été effacées.

L'armée électronique syrienne est devenue célèbre pour ses attaques menées contre les médias, qu'elle accuse de partialité dans le traitement de la guerre civile qui secoue la Syrie depuis plus de quatre ans. Outre les médias cités plus haut, elle a piraté plusieurs comptes de réseaux comme ceux de de CNN, Al Jazeera, la BBC, le Guardian, le Daily Telegraph, le New York Post et l'Associated Press.

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