La console Ouya pourrait bientôt changer de propriétaire. L'entreprise à l'origine du projet cherche en effet un repreneur, selon un mail confidentiel consulté par le magazine Fortune.

L'avenir de la console Ouya s'assombrit. Malgré la signature d'un partenariat avec Alibaba, le spécialiste chinois du commerce électronique, l'entreprise américaine ne parvient pas à redresser la barre. Sa dette, contractée au fil des levées de fonds, n'a pas pu être restructurée et, par conséquent, le groupe envisage désormais de se vendre au plus offrant.

C'est ce que révèle un courrier interne envoyé par la directrice Julie Uhrman aux investisseurs et aux conseillers de la firme, que Fortune a pu consulter cette semaine. Le site de presse ajoute qu'une banque d'investissement a d'ores et déjà été recrutée pour superviser la procédure, mais qu'aucun montant de vente n'a pour l'instant été mentionné.

Née en 2012 à la suite d'une campagne de crowdfunding, qui lui a permis de lever 8,5 millions de dollars, Ouya se voulait une alternative aux consoles de salon actuelles malgré des caractéristiques nettement plus modestes. La console inclut un processeur 4 cœurs Tegra 3 cadencé à 1,6 GHz, d'un Go de mémoire vive, d'une connexion HDMI pour le téléviseur (1080p) et de l'O.S. Android.

Mais l'engouement des débuts a rapidement cédé sa place à l'indifférence, alors que le projet était séduisant (notamment par un prix raisonnable à 99 euros). Toutefois, le modèle imaginé par la société a rapidement atteint ses limites. Toute la question est de savoir si un repreneur se manifestera et, le cas échéant, s'il parviendra à relancer Ouya sur le chemin du succès.

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