Orange n'est pas du tout convaincu qu'une nouvelle guerre des prix aura lieu dans la téléphonie mobile. En fait, l'opérateur espère qu'elle restera hypothétique : un nouvel affrontement serait "une folie" selon son PDG.

La guerre des prix dans la téléphonie mobile va-t-elle reprendre ? Alors que le fondateur de Free, Xavier Niel, a évoqué le mois dernier la possibilité d'une nouvelle réduction tarifaire, le PDG d'Orange s'est vivement opposé à toute nouvelle baisse dans ce secteur. "Dire que les prix vont continuer à baisser dans les années qui viennent, c'est une folie", a asséné Stéphane Richard.

Invité samedi 25 avril sur iTélé dans l'émission "On n'arrête pas l'éco", le chef d'entreprise s'est voulu catégorique : les opérateurs n'ont plus une marge suffisante pour diminuer encore la facture. "On a des prix qui ont baissé de 45 % en trois ans. […] On a, de fait, par cette baisse de prix, rendu 10 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français […] On a fait un effort gigantesque".

LES PRIX LES PLUS BAS AU MONDE

Comparant l'Hexagone avec la situation internationale, en particulier avec les principaux pays européens comme l'Allemagne, l'Angleterre et l'Espagne, Stéphane Richard assure qu'on "a en France aujourd'hui des prix qui sont parmi les plus bas au monde en matière de téléphonie". "Et je ne parle même pas des États-Unis", a-t-il continué.

"Donc soyons juste un peu réalistes", a plaidé le PDG d'Orange, en évoquant en filigrane les difficultés auxquelles les opérateurs doivent faire face. "Regardez les résultats des opérateurs. Regardez les efforts d'investissement qu'ils doivent faire. […]. Nos entreprises sont sous pression, continument pour être plus productives et pour mieux gérer nos ressources".

ENCORE DE LA MARGE SELON FREE

En la matière, Orange n'est pas le seul opérateur à dire stop. L'an dernier, l'ancien PDG de SFR avait aussi considéré qu'une nouvelle bataille tarifaire "n'est pas tenable sur le long terme". En revanche, Xavier Niel tient un tout autre discours : en effet, il a évoqué à quelques reprises une réouverture des hostilités depuis l'arrivée fracassante de Free sur le marché de la téléphonie début 2012.

Le mois dernier, suite à la a présentation des résultats financiers de son groupe, le chef d'entreprise déclarait :  "je pense que sur le mobile, [nous avons la possibilité] de diviser de nouveau les prix. Il faut nous laisser quelques semaines, quelques mois ou peut-être un peu plus". À moins que Xavier Niel ne joue la carte du bluff pour mettre la pression sur ses rivaux.

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