Cinq mois après le spectaculaire piratage de Sony Pictures, il demeure très difficile d'établir avec certitude la provenance de cette attaque. Pour les États-Unis, il ne fait aucun doute que l'opération a été pilotée à distance par la Corée du Nord pour se venger du film « L'Interview qui tue ! ». En représailles, Washington a pris des sanctions économiques contre plusieurs cadres du régime nord-coréen.

En réalité, les affirmations des USA sont discutables. Des raisons techniques et politiques doivent inciter à rester prudent sur les accusations visant la Corée du Nord. Le pays stalinien pourrait en fait représenter un homme de paille bien commode pour défendre une politique plus stricte sur Internet. En outre, les services secrets français ne sont pas non plus convaincus de l'implication de Pyongyang.

S'agit-il alors d'un autre État ou d'un sabotage interne ?

Interrogé à ce sujet, le président du cabinet de sécurité informatique FireEye a indiqué à Re/Code que la piste interne, par exemple des anciens employés de Sony Pictures, était hautement improbable. Pour Kevin Mandia, il est clair que la sophistication de l'attaque signe l'implication d'un État. Quant à savoir lequel, c'est une autre histoire à l'égard de laquelle FireEye se garde bien de se prononcer.

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