Google a publié une vidéo sur l'avancement de son projet Loon. Selon la société, la production et le déploiement des ballons stratosphériques se sont fortement améliorés. L'entreprise prévoit de fournir les premiers accès à Internet dès cette année.

Sauf contretemps de dernière minute, c'est cette année que le projet Loon doit entrer dans sa phase concrète, avec le lancement d'un accès à Internet grand public dans une ou plusieurs régions du monde qui ne disposent pas aujourd'hui des infrastructures nécessaires pour profiter du réseau. À cette occasion, Google a publié une vidéo faisant le point sur l'état d'avancement du projet.

Commentée par Mike Cassidy, le responsable de Loon, la vidéo révèle par exemple que la production industrielle des ballons-sondes a connu une forte accélération au fil des mois. Ainsi, le temps de conception d'un aérostat a été ramené de trois jours à quelques heures à peine, ce qui permet à l'entreprise américaine d'en sortir plusieurs par jour.

Une fois déployé dans l'atmosphère, les ballons sont en mesure de tenir en l'air une centaine de jours (cette information avait déjà été donnée en novembre, lors d'un précédent point d'étape). De plus, Google a aussi amélioré la phase de déploiement à proprement parler : d'un rythme d'un ballon lancé quotidiennement, Google peut maintenant en lancer une douzaine par jour.

Du fait de la montée en puissance du projet Loon, Google a mis en place un centre de contrôle pour suivre l'évolution de ses ballons stratosphériques, contrôler et corriger leur trajectoire à distance. La société a même mis en place des équipes chargées de récupérer les aérostats lorsqu'ils chutent sur Terre ou en cas d'atterrissage programmé.

Dans le cadre du projet Loon, Google a conclu un partenariat avec le Centre national d'études spatiales (CNES). Il s'agit d'un accord mutuellement profitable, puisque l'entreprise américaine doit partager avec l'établissement français les résultats des tests menés au cours de l'année 2015, en échange de son expertise dans la navigation et l'analyse en haute atmosphère.

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