Nokia et Alcatel-Lucent vont fusionner et donner naissance à une nouvelle entreprise baptisée Nokia Corporation. Le nouveau groupe, dans lequel l'entreprise finlandaise sera fortement représentée, affirme qu'il conservera une "forte présence" en France. La veille, les dirigeants de chaque société ont été reçus par François Hollande.

L'affaire est entendue. L'entreprise finlandaise Nokia et la firme franco-américaine Alcatel-Lucent vont fusionner pour donner naissance à un nouvel ensemble qui se nommera Nokia Corporation Dans un communiqué de presse commun, les deux sociétés viennent en effet d'annoncer ce mercredi leur décision de se marier, confirmant ainsi les informations parues la veille.

Dans la nouvelle société, Nokia sera en position de force. Le siège sera localisé en Finlande et les dirigeants de l'équipementier nordique occuperont les postes-clés, comme la présidence du conseil d'administration (Risto Siilasmaa) et la direction générale (Rajeev Suri). Concernant le conseil lui-même, il devrait être composé de neuf ou dix sièges, dont trois reviendront à des membres d'Alcatel-Lucent.

Le communiqué affirme que Nokia Corporation conservera une "forte présence" en France et que des synergies très importantes seront réalisées entre les deux sociétés, incluant une économie de 900 millions d'euros dans les coûts d'exploitation d'ici 2019 et une autre de 200 millions d'euros sur les réductions de dépenses d'intérêts financiers d'ici 2017.

Et l'emploi ? Officiellement, Nokia Corporation ne procédera pas à d'autres suppressions de postes hormis celles prévues par le plan de restructuration d'Alcatel-Lucent. C'est un point sur lequel le gouvernement français se veut très attentif. Ce mardi, les patrons de Nokia, Rajeev Suri, et d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, ont d'ailleurs été reçus par François Hollande pour discuter de ce volet.

Le gouvernement "sera très attentif [aux] éventuelles conséquences sur l'emploi et l'activité des sites français d'Alcatel-Lucent, notamment en recherche et développement, et à ses effets sur l'ensemble de la filière télécoms en France", a commenté mardi une porte-parole du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie.

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