Deezer aimerait bien proposer une formule d'abonnement moins chère, mais les majors freinent des quatre fers sur le sujet. La plateforme estime pourtant qu'un prix moitié moins élevé pourrait propager l'usage du streaming légal dans la population.

Dans la guerre qui oppose les services de streaming de musique en ligne, le prix constitue une arme redoutable pour prendre l'ascendant sur l'adversaire. Mais celle-ci doit être maniée avec précaution, car elle peut aussi mettre en péril l'équilibre économique de la plateforme. Avec un tarif trop bas, c'est tout simplement l'avenir du service qui peut être remis en cause.

Malgré son caractère à double tranchant, c'est dans cette direction que s'oriente Deezer. Dans un entretien accordé à Challenges, le cofondateur du site Daniel Marhely explique aimerait bien proposer un tarif moitié moins élevé, à 5 euros. "À 10 euros par mois, on s’adresse aux fans de musique, mais à 5 euros, on explose tout, c’est le juste prix", lance-t-il.

Aujourd'hui, Deezer propose un abonnement unique facturé 9,99 euros par mois (l'autre offre est un accès gratuit, mais bridé). Mais il fut un temps où une autre offre était proposée. Facturée 4,99 euros par mois, elle a disparu l'été dernier, officiellement parce que les usages de ses clients ont évolué. Officieusement, on peut imaginer que la rentabilité du forfait ne devait pas être suffisante.

Daniel Marhely l'affirme. Des discussions existent avec les principales maisons de disques. "Nous essayons de les convaincre", dit-il. Car l'autre levier n'est pas une option pour Deezer : il faudrait sacrifier la marge nette qui est déjà bien fine (5 %). Reste que dans une négociation, chacun doit faire un pas. Si les majors acceptent de baisser leurs exigences, quelle concession fera Deezer ?

Un bridage supplémentaire de l'accès gratuit ?

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