Twitter discute avec l'Indonésie pour mettre en place un système d'alerte en cas de catastrophe naturelle. Le réseau social est particulièrement utilisé dans le pays.

C'était en 2004. À la suite d'un puissant séisme au large de l'île de Sumatra, un violent tsunami a ravagé les côtes de nombreux pays bordant l'océan Indien. On estime que le nombre total de victimes est d'environ 230 000 personnes. C'est l'Indonésie qui a payé le plus lourd tribut, avec plus de 131 000 morts suivi du Sri Lanka (31 200), de l'Inde (10 700) et de la Thaïlande (5300).

Bien sûr, les pays ne sont pas restés les bras ballants après cette terrible catastrophe. En réaction, un système d'alerte des tsunamis dans l'océan Indien composé de plusieurs sismographes a été mis en place afin de permettre à la population d'évacuer le plus tôt possible le littoral en cas de raz-de-marée. Et plus de dix ans après le drame, d'autres initiatives émergent encore.

En effet, il est désormais question de se servir des réseaux sociaux pour diffuser des avertissements à la population en cas de calamité. Et parce que l'Indonésie est l'un des pays les plus présents sur Twitter (il est classé cinquième, selon des chiffres de la firme Semiocast datant de 2012), ce site communautaire pourrait devenir un relais des alertes gouvernementales.

Ce développement est en tout cas souhaité par le réseau social lui-même. "Le gouvernement et Twitter travaillant ensemble dans des situations d'urgence, afin de s'assurer que la population puisse être prévenue immédiatement lors d'événements tels des inondations", a expliqué Dick Costolo, le PDG, lors d'une rencontre avec le vice-président indonésien, Jusuf Kalla, relayée par l'AFP.

Rappelons que l'Indonésie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, causée par le contact de plusieurs plaques tectoniques. Le pays est donc naturellement exposé à divers périls : séismes, éruptions volcaniques, tsunamis.

L'Indonésie n'est pas le seul pays à réfléchir à l'emploi complémentaire des réseaux sociaux pour diffuser des alertes. Un après après l'accident nucléaire de Fukushima, le Japon a commencé à réfléchir sur le sujet. Un an plus tard, Twitter a dévoilé un système d'alerte en cas d'urgence utilisé par plusieurs pays (Espagne, USA, Royaume-Uni, Japon, Corée du Sud, Brésil, Australie, Irlande).

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