David Byrne contre le modèle gratuit de SpiralFrog

Guillaume Champeau - publié le Lundi 11 Septembre 2006 à 09h52 - posté dans Musique Numérique
Universal et EMI Publishing ont tous deux annoncé la concession de leur catalogue à SpiralFrog, une jeune pousse qui ambitionne de proposer gratuitement des chansons en téléchargement, contre la diffusion de publicités. Mais "pour moi ça veut dire que si vous n'êtes pas un artiste d'une de ces majors alors vous risquez en premier lieu d'avoir des problèmes à rendre votre titre disponible sur ces sites", se méfie l'artiste et réalisateur David Byrne. Et même alors, "l'annonceur qui vous paye pourra en fin de compte rejeter les choses marginales qui n'amènent pas (les bons) consommateurs vers leurs produits". "L'annonceur tient les cordons de la bourse, tire les autres cordons aussi, malgré ce qu'ils pourraient prétendre, donc ce modèle met de nouveau le contrôle de quelle musique est disponible dans les mains des majors et de leurs copains d'affaire", craint le newyorkais co-fondateur du groupe Talking Heads. Et voilà pourquoi la licence globale, encore une fois, devrait au final s'imposer par le désir même des artistes...
 
 
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Commentaires à propos de David Byrne contre le modèle gratuit de SpiralFrog
 
hawkins
Le 11 Septembre 2006 à 10h42
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
"pour moi ça veut dire que si vous n'êtes pas un artiste d'une de ces majors alors vous risquez en premier lieu d'avoir des problèmes à rendre votre titre disponible sur ces sites"

Byrne a complètement raison.

La licence globale permettait d'échapper un peu aux diktats des majors.

Hélas, les artistes que l'on a majoritairement entendu jusqu'ici (les Florent Pagny, Abel Bent, ...) sont tous des produits des majors. Malgré la stratégie de plus en plus visible des multinationales du disque, ils continueront, au nom de tous les artistes, à relayer la "pensée" (ou le business plan) de leurs employeurs. :pascool:

La seule issue serait que la SACEM, qui est sensée représenter "tous les artistes" et défendre les intérêts des "gros" comme des "petits", fasse un peu d'introspection et affirme son indépendance vis-à-vis des majors.
Kad Redal
Le 11 Septembre 2006 à 11h34
'hawkins', le 01/01/1970 - 01:00

Byrne a complètement raison.

La licence globale permettait d'échapper un peu aux diktats des majors.

Hélas, les artistes que l'on a majoritairement entendu jusqu'ici (les Florent Pagny, Abel Bent, ...) sont tous des produits des majors. Malgré la stratégie de plus en plus visible des multinationales du disque, ils continueront, au nom de tous les artistes, à relayer la "pensée" (ou le business plan) de leurs employeurs. :pascool:

La seule issue serait que la SACEM, qui est sensée représenter "tous les artistes" et défendre les intérêts des "gros" comme des "petits", fasse un peu d'introspection et affirme son indépendance vis-à-vis des majors.


Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique)
hawkins
Le 11 Septembre 2006 à 13h03
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique)
Effectivement, mais on peut toujours rêver et imaginer qu'auteurs et compositeurs aient aussi le droit à la parole dans le conseil d'administration...

Petit rappel sur ce qu'est l'édition pour les profanes qui passeraient par là ;) : http://www.ratiatum....showtopic=66604
 
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