Universal et EMI Publishing ont tous deux annoncé la concession de leur catalogue à SpiralFrog, une jeune pousse qui ambitionne de proposer gratuitement des chansons en téléchargement, contre la diffusion de publicités. Mais « pour moi ça veut dire que si vous n’êtes pas un artiste d’une de ces majors alors vous risquez en premier lieu d’avoir des problèmes à rendre votre titre disponible sur ces sites« , se méfie l’artiste et réalisateur David Byrne. Et même alors, « l’annonceur qui vous paye pourra en fin de compte rejeter les choses marginales qui n’amènent pas (les bons) consommateurs vers leurs produits« . « L’annonceur tient les cordons de la bourse, tire les autres cordons aussi, malgré ce qu’ils pourraient prétendre, donc ce modèle met de nouveau le contrôle de quelle musique est disponible dans les mains des majors et de leurs copains d’affaire« , craint le newyorkais co-fondateur du groupe Talking Heads. Et voilà pourquoi la licence globale, encore une fois, devrait au final s’imposer par le désir même des artistes…

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