Le site de Lenovo a subi un piratage ces dernières heures, en réaction à la polémique entourant l'adware Superfish.

Est-ce le début d'une longue série de représailles contre Lenovo, qui est au cœur d'une controverse depuis la découverte, la semaine dernière, des effets particulièrement nocifs d'un adware pour les clients du fabricant chinois ? Ces dernières heures, le site web du constructeur a été la cible d'un piratage qui l'a rendu provisoirement indisponible. Depuis, celui-ci est de nouveau opérationnel.

L'attaque contre Lenovo fait suite à la polémique Superfish.

Il s'agit d'un publiciel ("adware") qui est installé sur de nombreux ordinateurs portables vendus par Lenovo et qui permet d'injecter de la publicité contextuelle sur les pages web visitées par les internautes. Or, il est apparu que sa conception expose tous les clients de l'industriel à une attaque de type "homme du milieu", avec à la clé l'interception du contenu des pages censées être sécurisées.

Devant le tollé, Lenovo a d'abord présenté ses excuses puis fourni un outil de désinstallation. La société affirme par ailleurs vouloir tirer les leçons de cet épisode et améliorer ses pratiques. L'entreprise chinoise n'est toutefois pas encore sortie d'affaire : aux États-Unis, des clients du fabricant cherchent à lancer un recours collectif pour sanctionner le groupe.

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