Tout comme en France, les autorités fiscales italiennes mettent la pression sur Google et son système d'optimisation fiscale. Selon la presse transalpine, des négociations sur un accord à l'amiable entre les deux parties sont en cours.

La France n'est pas le seul pays à enquêter les pratiques fiscales de Google. De l'autre côté des Alpes, en Italie, la firme de Mountain View est aussi dans le collimateur des autorités. Des investigations ont d'ailleurs lieu depuis 2007 pour déterminer jusqu'à quel point l'optimisation fiscale de l'entreprise américaine lui a permis d'échapper à l'impôt transalpin.

Fin 2012, la presse rapportait que Google n'aurait pas déclaré 240 millions d'euros de revenus et aurait omis de verser 96 millions de TVA, grâce à un montage financier faisant transiter les gains à travers diverses filiales déployées dans des pays à la fiscalité généreuse. Bien sûr, le moteur de recherche a contesté vigoureusement les faits et affirmé respecter la législation fiscale de tous les pays.

Le bras de fer engagé entre le fisc italien et Google serait néanmoins sur le point de s'achever. Le quotidien Corriere della Sera signale, dans son édition du 25 février, l'existence d'une négociation avec les autorités. Elle inclut un paiement de Google à hauteur de 320 millions d'euros. Néanmoins, cette transaction entre Google Italie et les autorités transalpines ne serait pas encore officiellement validée.

Le mécanisme d'optimisation fiscale de Google, qui fait transiter notamment ses revenus en Irlande et aux Pays-Bas, a permis à l'entreprise américaine de réduire très fortement son exposition à l'impôt. Pour l'année 2013, Google n'a payé que 1,8 million d'euros au fisc italien, ce qui est en total décalage avec son poids économique réel dans le pays (et les revenus qu'il génère vraiment).

( photo : CC BY-SA Alessio Damato )

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