Uber déploiera prochainement une mise à jour de son application mobile qui ajoutera un bouton d'urgence et un service de géolocalisation en temps réel. Destinée à répondre à la situation particulière de l'Inde, cette mise à jour devrait toutefois intéresser de nombreuses passagères qui utilisent Uber dans le reste du monde.

À partir du 11 février, Uber va déployer une mise à jour pour son application mobile qui inclura deux nouveautés : la première prend la forme d'un bouton d'urgence qui permettra à un passager d'alerter les forces de l'ordre en cas d'incident avec le chauffeur ; la seconde est un outil de géolocalisation qui transmettra en temps réel la position de usager jusqu'à cinq de ses proches.

Pour l'heure, ces outils sont réservés aux clients indiens d'Uber. En effet, la société américaine spécialisée dans les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) cherche à éviter à tout prix l'interdiction de son service en Inde. Pour cela, Uber tente de prouver aux autorités locales sa préoccupation concernant la sécurité des voyageurs qui utilisent sa plateforme.

Il faut dire que la firme de VTC est dans la tourmente, depuis qu'une femme a accusé son chauffeur de l'avoir violée. À la suite de ce fait divers, Uber a été interdit pendant quelques semaines à New Dehli. Craignant la pérennisation du bannissement et sa généralisation à l'ensemble du pays, le groupe s'est finalement résolu à présenter un certain nombre de mesures pour protéger ses passagers.

Dans cette affaire, Uber s'est pris de plein fouet la réalité indienne.

En effet, le viol est un fléau national dans ce pays. Celui-ci a éclaté à la face du monde en décembre 2012 lorsqu'une jeune femme a été agressée par six hommes dans un bus, notamment au moyen d'une barre de fer rouillée. Ce crime, s'il a jeté une lumière crue sur la situation des femmes en Inde, n'épargne pas les touristes, à l'image de cette Japonaise séquestrée et violée pendant un mois.

Cependant, on peut s'attendre à ce que la fonctionnalité soit tôt ou tard proposée à tout le monde. Des incidents ont aussi été recensés aux États-Unis et en Australie, avec des plaintes d'utilisatrices. En France, il n'y a pas eu, à notre connaissance, de cas d'agression sexuelle impliquant un chauffeur Uber. En revanche, des passagères sont victimes de harcèlement par téléphone et SMS

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