L'autorité de la concurrence annonce qu'elle maintient son examen sur le respect des engagements qu'a pris Numericable pour acquérir SFR. L'annonce de l'instance administrative survient au moment où, dans le cadre du désengagement du câblo-opérateur d'Outremer Télécom, ce dernier a cherché à profiter de la situation en augmentant ses tarifs.

L'autorité de la concurrence reste droite dans ses bottes. Dans un communiqué publié lundi, l'instance administrative indépendante annonce qu'elle poursuit l'examen destiné à vérifier si les engagements qu'a pris Numericable pour acquérir SFR sont bien respectés.

La mise au point de l'autorité de la concurrence fait suite à la décision d'Outremer Telecom de relever les tarifs des abonnés d'Only à partir du 1er janvier. Cette hausse, qui a conduit l'instance administrative à intervenir, a finalement été annulée.

En outre, la hausse qui a été appliquée pour le mois de janvier sera remboursée et l'opérateur a décidé de réintégrer ses anciens forfaits, qui avait été supprimés du fait de la hausse. Les nouvelles formules seront toutefois maintenues dans le catalogue.

Dans son communiqué, l'autorité de la concurrence "prend acte des mesures correctrices mises en place par Outremer Telecom" et note qu'elles ont été décidées "de sa propre initiative".

LE DÉSENGAGEMENT DE NUMERICABLE

Dans le cadre de l'achat de SFR par Numericable, le câblo-opérateur doit se désengager d'Outremer Télécom, l'un des principaux opérateurs de téléphonie mobile dans les DOM / TOM. En effet, SFR, qui est dans sa ligne, possède une filiale réunionnaise (SRR).

Or, l'absorption de SFR par Numericable provoquerait mécaniquement le rapprochement entre SRR et Outremer Télécom. Pour l'autorité de la concurrence, c'est une perspective qui ne doit pas voir le jour.

En effet, le risque d'abus de position dominante serait alors trop important pour la population vivant dans la France ultramarine. Numericable se serait retrouvé avec une part de marché trop importante à La Réunion (deux tiers du secteur) et dans une position quasi-monopolistique à Mayotte (90 %).

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