Après la Zambie, la Tanzanie et le Kenya, Facebook étend l'initiative Internet.org à l'Amérique du Sud. Cette semaine, le réseau social s'est rapproché de l'opérateur téléphonique Tigo pour proposer un accès Internet gratuit en Colombie. Mais attention, seule une poignée de sites est en réalité concernée.

L'initiative Internet.org prend de l'ampleur. Après avoir fait ses premiers pas en Afrique, celle-ci est désormais tournée vers l'Amérique du Sud avec le lancement en Colombie de l'application mobile dédiée. Avec celle-ci, les Colombiens pourront consulter une sélection de services en ligne depuis leur téléphone ou leur tablette, sans avoir à débourser le moindre centime.

Cet accès gratuit est fourni par Tigo, un opérateur téléphonique colombien. Celui-ci a conclu un partenariat avec Facebook. Le réseau social est en effet le principal moteur d'Internet.org, qui a l'ambition de connecter toute l'humanité. Dévoilée en 2013, cette initiative s'est d'abord déployée en Zambie avant d'être étendue à la Tanzanie et au Kenya, avec à chaque fois la participation d'un opérateur local.

 "Notre priorité est de conduire les changements fondamentaux dans le monde dont nous avons besoin pour accomplir notre mission, de connecter le monde entier", expliquait par exemple Mark Zuckerberg il y a quelques mois, lors des 10 ans de Facebook.

Si elle est pétrie de bons sentiments, la démarche d'Internet.org est malheureusement très imparfaite. Ainsi, l'accès gratuit qui est proposé se limite à… seize services. En dehors de ces espaces triés sur le volet, dont font partie Facebook, Messenger et Wikipédia, l'usager aura une facture à régler dont le montant dépendra du volume de données qui aura été consommé au cours de la navigation.

Les autres sites couverts par Internet.org portent sur la météo, l'emploi ou encore la santé.

Selon des statistiques de la Banque Mondiale datées de 2011, près de 19 millions d'internautes sont recensés pour une population un peu inférieure à 48 millions d'individus. Parmi ces Colombiens connectés, un peu plus de 3 millions sont considérés comme ayant un accès haut débit… sachant que le seuil choisi pour séparer le haut du bas débit est de 500 Kbit/s.

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