CNN a conclu un accord avec l'administration de l'aviation civile aux États-Unis pour tester aux États-Unis l'usage des drones à des fins de journalisme. Ces aéronefs ouvrent de nouvelles perspectives pour les médias, mais soulèvent aussi des problématiques à résoudre.

Équipés d'un appareil photo ou d'une caméra, les drones peuvent remplir toutes sortes de missions. Ils peuvent servir pendant un tournage de cinéma ou à photographier des monuments, à des fins de loisir ou pour répondre à un but bien précis (enrichir Wikipédia, vérifier l'état d'un bâtiment). Ils peuvent aussi servir à des fins d'ordre public, puisqu'ils offrent à la police de nouveaux moyens de surveillance.

Mais les drones ouvrent aussi de nouvelles perspectives en matière de couverture médiatique. Avec ces petits engins, les journalistes sont peut-être à l'aube d'une évolution importante de leur métier : au lieu d'approcher une zone dangereuse, avec le risque évident de se retrouver en difficulté, les reporters pourraient suivre au plus près les évènements en cours sans s'exposer directement.

L'on pense évidemment aux théâtres d'opération, où la presse est parfois prise pour cible. Cependant, d'autres cas de figure peuvent être imaginés, comme par exemple une catastrophe naturelle. Les drones pourraient aussi permettre de couvrir des évènements moins dramatiques, comme une manifestation sur la voie publique ou une rencontre sportive, en apportant de nouvelles images au public.

Quoiqu'il en soit, les drones ont clairement du potentiel dans ce domaine et CNN souhaite bien l'exploiter. La chaîne de télévision américaine a donc pris les devants et signé un accord avec l'administration de l'aviation civile aux États-Unis (FAA) pour expérimenter le reportage à l'aide de ces aéronefs. Ces tests seront menés en partenariat avec le centre de recherche du Georgia Institute of Technology.

La démocratisation des drones pose toutefois quelques défis à relever.

Outre les risques de collision, qui vont forcément augmenter à mesure que ces engins pulluleront dans le ciel, il y a l'enjeu de la vie privée. Et cela ne concerne pas uniquement les célébrités qui sont traquées par les paparazzis : les médias devront faire preuve de discernement dans l'utilisation des drones, notamment pour les faits divers où il y a une inclinaison à en montrer toujours plus.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés