Facebook a fait l'acquisition de Wit.ai, une plateforme de reconnaissance vocale créée par trois Français, qui permet aux développeurs d'intégrer facilement des commandes vocales dans leurs applications. 

Apple avait Siri, Microsoft avait Cortana, Samsung avait S Voice… Mais Facebook n'avait pas encore sa technologie de reconnaissance vocale, qui lui permettra de développer son propre assistant en complément de son nouveau moteur de recherche. C'est donc pour combler ce manque que le réseau social a racheté la société Wit.ai, créée il y a seulement un an et demi à San Francisco par trois Français, Alexandre Lebrun, Laurent Landowski et Willy Blandin. Les deux premiers avaient déjà fondé Virtuoz, cédé en 2013 à Nuance, qui licencie sa technologie à Apple.

Wit.ai propose aux développeurs une plateforme ouverte qui leur permet d'intégrer des commandes vocales dans leurs applications, en profitant d'un moteur de reconnaissance vocale qui traduit en langage syntaxique les phrases que l'utilisateur prononce. L'API est déjà utilisée par plus de 5500 développeurs, qui l'intègrent dans des applications de contrôle d'appareils domotiques, des objets connectés, des robots, et de nombreuses applications mobiles diverses et variées.

"Nous avons créé Wit.ai avec comme vision le fait qu'aucune solution ne peut être trouvée dans une approche fermée, gérée, centralisée", explique la start-up sur son blog. "Nous avons construit une plateforme ouverte, distribuée, basée sur la communauté, qui permet aux développeurs de construire facilement des applications auxquelles les utilisateurs peuvent parler". Avec son rachat par Facebook, "c'est une accélération incroyable dans l'exécution de notre vision", se réjouit-elle.

Wit.ai assure que l'acquisition par Facebook ne changera rien au projet, qui restera libre d'utilisation par les développeurs. Mieux, alors que la start-up facture jusqu'à 1 499 dollars par mois pour l'utilisation de son API, Wit.ai annonce que le service deviendra entièrement gratuit pour tout le monde, certainement pour permettre à Facebook d'engranger le maximum de données vocales pour affiner ses algorithmes, et pour tuer dans l'oeuf toute concurrence qui serait tentée de se lancer sur le marché. 

Le montant de la transaction n'a pas été communiqué.

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