La commission fédérale des communications (FCC), qui est similaire à l'ARCEP en France, prendra position sur la neutralité du net le mois prochain. L'autorité a fait polémique l'an dernier en proposant de créer un accès à Internet à deux vitesses.

Sujet très politique, la neutralité du net s'est rapidement fait une place dans le débat public aux États-Unis. La discussion s'est toutefois cristallisée ces derniers mois sur la proposition faite par la commission fédérale des communications (FCC) de créer un Internet à deux vitesses, avec d'un côté les puissants, c'est-à-dire ceux ayant les moyens de se payer l'accès aux voies rapides, et de l'autre les miséreux.

Cette suggestion a donné lieu à un nombre record de commentaires sur le site de la FCC et poussé les Américains à téléphoner massivement au Congrès. Surprenant ? Pas tout à fait : le débat a dépassé le cercle des initiés pour gagner l'espace public, grâce au sketch de John Oliver et à de nombreuses initiatives médiatiques (vidéo explicative, bridage de la FCC, faux site commercial).

Face à une telle mobilisation, quelle sera la position finale de la commission fédéral des communications ? La réponse à cette question sera connue vraisemblablement début février. Le Huffington Post signale qu'un vote doit avoir lieu le mois prochain, après avoir eu confirmation auprès d'une porte-parole de la FCC. Cinq commissaires composent la FCC.

Au sein de la classe politique, même Barack Obama est intervenu, d'abord pour critiquer la perspective d'un Internet à plusieurs vitesses, ensuite pour défendre plus directement le principe de la neutralité du net, joignant ainsi sa voix à celles de multiples sociétés américaines. Mais la sortie du président américain reste assez limitée, dans la mesure où la FCC est une agence indépendante.

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