C’est une procédure réservée à des cas très spécifiques que demande la RIAA. Sony BMG et Warner ont démandé à un tribunal que leur témoignage déposé en septembre à l’encontre d’un P2Piste présumé soit placé sous huis clos, pour assurer leur confidentialité. Mais Ray Beckerman, l’avocat de plusieurs des P2Pistes poursuivis, s’y est opposé. Il en a visiblement assez que le secret soit préservé sur le cours des procès lancés par la RIAA. « La seule raison pour laquelle la RIAA recherche la confidentialité est de se donner un autre avantage stratégique contre ses victimes« , s’offusque l’avocat dans une réponse adressée au juge. « L’avocat de la RIAA a connaissance des détails de chacun des [20.000] cas ; les défendeurs n’en connaissent aucun« . Beckerman cache à peine son véritable sentiment. Il pense que la RIAA cherche à tout prix à éviter que la fragilité de ses plaintes soit examinée et connue par la presse et par les internautes de toute l’Amérique. Pour le moment une grande majorité des plaintes se soldent à l’amiable par la signature d’un chèque, mais les P2Pistes pourraient refuser le chantage si les chances de gagner le procès devenaient plus concrètes…

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