Conscient que Windows Phone a accès à moins d'applications qu'Android, Microsoft réfléchit à une solution pour les faire venir sur son système d'exploitation. L'entreprise américaine travaille ainsi sur une plateforme permettant de les exécuter à distance pour ensuite les streamer vers le mobile de l'usager.

Malgré les efforts de Microsoft visant à diversifier sa boutique d'applications pour Windows Phone, celle-ci demeure en retrait par rapport à Google Play et l'App Store. En effet, elle est nettement moins fournie que les deux autres : on recense pour chacune d'elles plus d'un million de logiciels, là où la firme de Redmond n'en aligne que 525 000 (nombre qui inclut les applications Windows).

Depuis l'arrivée de Windows Phone 8, Microsoft a fait son possible pour étoffer son environnement logiciel. L'entreprise américaine a ainsi mis sur pied un programme pour payer les développeurs qui ont connu un vif succès sur iOS ou Android afin qu'ils travaillent désormais sur son système d'exploitation. Le groupe a aussi profité de certaines acquisitions pour enrichir sa plateforme, à l'image de Minecraft.

Si ces initiatives n'ont pas été inutiles, elles ne sont manifestement pas suffisantes. Selon les informations de ZDNet, Microsoft voudrait rendre virtuellement compatible son système d'exploitation avec les applications Android. Comment ? En développant une plateforme qui pourrait les faire fonctionner, pour ensuite diffuser le résultat par streaming jusqu'au mobile Windows Phone de l'usager.

Avec ce dispositif, le catalogue d'applications pour Windows Phone ferait un bond considérable en avant. Une équipe de développement, baptisée Arcadia, serait déjà à pied d'œuvre pour mettre au point ce service. Sur le principe, cette plateforme aurait un fonctionnement assez proche des services de jeux vidéo à la demande (cloud gaming), qui permet notamment de surmonter l'incompatibilité matérielle.

L'une des questions qui se posera avec le projet Arcadia sera son modèle économique. L'on peut supposer que le service ne sera pas gratuit ou, du moins, qu'il comportera un volet payant. Le groupe américain cherche en effet à transformer son commerce en remplaçant notamment les licences perpétuelles par des formules d'abonnement, sur le modèle du logiciel en tant que service (SaaS).

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