Free s'intéresse aussi à la France ultramarine. L'opérateur s'est en effet porté candidat pour acheter Outremer Télécom, qui est cédé par Numericable. Six autres candidats sont en lice, dont des opérateurs de téléphonie locaux.

Lorsque l'autorité de la concurrence a évalué le projet de rachat de SFR par Numericable, des "doutes sérieux" avaient été émis sur la légalité de l'opération. Mais bien décidé à croquer coûte que coûte son concurrent, le câblo-opérateur avait alors accepté de prendre divers engagements pour ne pas déséquilibrer le marché des télécommunications en France ni nuire à son dynamisme.

Le plus important d'entre eux a été sans conteste celui d'ouvrir son réseau câblé aux opérateurs concurrents (qu'il s'agisse des fournisseurs d'accès à Internet ou des opérateurs de réseau mobile virtuel). Mais ce n'était pas le seul. Pour croquer SFR, Numericable doit également se désengager d'Outremer Télécom, l'un des principaux opérateurs de téléphonie mobile hors de l'Hexagone.

En effet, SFR est déjà présent dans la France ultramarine avec sa filiale réunionnaise SRR. Or, l'absorption de SFR par Numericable signifierait aussi le rapprochement entre SRR et Outremer Télécom. Dans ces conditions, le câblo-opérateur serait un acteur majeur à La Réunion (66 % de parts de marché) et quasiment incontournable à Mayotte (90 %).

Qui prendra la place de Numericable dans l'océan Indien ? D'après les informations du quotidien Les Échos, sept candidats ont manifesté un intérêt pour Outremer Télécom. On retrouve des opérateurs de la région, des fonds d'investissement mais aussi.. Free Mobile. L'entreprise a manifestement envie de se développer en direction de la France d'outre-mer, dont La Réunion est le territoire le plus peuplé.

Numericable souhaiterait obtenir 100 millions d'euros lors de cette transaction. Si Free s'impose face à ses concurrents, l'opérateur est susceptible de bousculer le paysage des télécoms en proposant des formules moins chères, à l'image de ce qui a été fait dans l'Hexagone. Car en effet, les forfaits appliqués dans les territoires ultramarins sont plus onéreux que sur le continent.

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