La nouvelle édition de l'index Open Data établi par l'Open Knowledge Foundation place la France en troisième position des pays dont les données publiques sont les plus ouvertes. L'an dernier, l'Hexagone se trouvait à la seizième place.

La progression est spectaculaire. En l'espace d'un an, la France a gagné treize places dans l'index Open Data établi par l'Open Knowledge Foundation, qui évalue les efforts des gouvernements en vue de "fournir des informations réutilisables aux citoyens et aux entreprises". Classé en seizième position en 2013, l'Hexagone s'est hissé pour la première fois sur la troisième marche du podium.

Des améliorations dans la plupart des critères

Il faut dire que les progrès ont été nombreux. Par rapport à l'an passé, la France a obtenu de bien meilleures notes pour neuf des dix critères qui ont été passés en revue par l'Open Knowledge Foundation. Cependant, la remontée de l'Hexagone dans le classement est essentiellement due à trois indicateurs : la cartographie de la France, les codes postaux et les émissions de gaz polluants.

C'est en effet dans ces trois critères que la hausse est la plus importante.

Plus généralement, six critères obtiennent la note maximale (100 %) concernant l'ouverture des données, tandis qu'une note satisfaisante (70 %) a été attribuée pour les horaires des transports et la législation. En revanche, la France est à la traîne concernant les données relatives à l'enregistrement des sociétés (50 %) et celles liées aux dépenses de l'État (10 %).

À propos de l'enregistrement des entreprises, l'ONG note que ces informations ne sont pas disponibles publiquement, ne disposent pas d'une licence ouverte et ne sont pas accessibles gratuitement. Dans le cas des dépenses publiques, c'est peu ou prou le même constat. Mais en plus, de nombreux points sont encore à éclaircir, comme le fait d'obtenir ces données sous une forme brute.

Des progrès indéniables, mais gare au triomphalisme

Thierry Mandon, le Secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification, a évidemment salué sur Twitter la nouvelle place acquise par la France dans l'index Open Data de l'Open Knowledge Foundation, tout comme Axelle Lemaire, la Secrétaire d'État au Numérique, qui a repris le message de son collège. Toutefois, gare au triomphalisme, prévient l'ONG.

"Même parmi les leaders dans l'ouverture les données publiques, il y a encore de la marge pour s'améliorer", écrit-elle dans son communiqué. La branche française de l'association, si elle reconnaît les efforts accomplis depuis un an, souligne toutefois l'absence de "registre des entreprises en open data" et la persistance d'une "incertitude" sur la licence concernant les codes postaux et les données de la loi.

Désormais, l'OKF attend un changement de posture de la part du ministère de l'économie, qui est invité à mettre à disposition ses données détaillées des dépenses publiques, et de l'INSEE, qui est encouragé à cesser d'appliquer une redevance sur le registre des entreprises (base SIRENE), alors qu'il s'agit d'un "outil clé dans la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale".

Concernant le reste du classement, le Royaume-Uni arrive en tête de l'index avec une note générale de 96 %. Le Danemark est en deuxième position (83 %), suivi de très près par la France (80 %). Le reste du top 10 est composé de la Finlande, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, des États-Unis, de l'Allemagne et de l'Inde. La note la plus basse de ce top est de 68 %.

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